Bonjour à tous,
Voici le dernier opus de cet itinéraire qui nous a amené à Douala, au Cameroun, par la triangulaire Bruxelles - Daoula - Yaoundé - Bruxelles de Brussels Airlines. Du moins quand tout se passe comme prévu. Et ce dernier vol réservera lui aussi quelques surprises !
Il se terminera en outre par un petit bonus touristique camerouno-lyonnais.
Flight routing
- 1
- 2
- 3
- 4SN3587 Bruxelles ✈ Bruxelles ✈ Lyon - Affaires
Après le débarquement en provenance de Douala aux portes "B", je vous avais laissés après le PIF à Bruxelles, en direction des portes "A" et du salon qui s'y trouve.


Le hall offre une belle vue sur les appareils. À droite les portes B, et notamment notre 330, le seul à avoir les winglets blancs, et le bleu de la dérive ne continuant pas sur le fuselage.

À gauche, les portes A (et T au fond), et notamment OO-SSB, l'A319 avec lequel nous quitterons le terminal tout à l'heure (notez que je ne dis pas qu'on atteindra Lyon avec. Quel suspense.)

Nous sommes sur la planète Terre en 2021, on ne coupe pas au centre commercial avant d'atteindre le salon. On aperçoit la nouvelle partie du salon sur la 3e photo.


L'accueil au "Loft by Lexus" est toujours aussi sympathique.

Je m'enquiert de pouvoir utiliser les "nap rooms" pour finir la nuit. L'hôtesse à l'entrée se confond en excuse. Espace clos, covid, c'est fermé. Mince. Les douches ? Même motif, même punition. "Mais nous avons des fauteuils massants que vous pouvez incliner pour dormir, je vous y conduit si vous le souhaitez". Bon, je vais trouver mon chemin.
Je vois qu'on essaie de m'amadouer avec ces maquettes disposées à l'entrée.

Direction le fond du salon, en passant derrière l'unique buffet ouvert, avec l'offre du petit déjeuner. Voilà le mot de passe du Wifi que je n'avais pas trouvé lors de ma première visite.


Commençons par un brin de toilette, à défaut de douche.
Non, pas avec ça.

Plutôt avec cet oshibori, offert par la maison. Ou son sponsor.

Voici ce que nous ratons.


Ah, la porte n'est pas fermé… petit coup d'oeil à l'intérieur. Dommage, aussi ça paraissait intéressant.

Je continue donc mon chemin vers les fameux fauteuils massants. L'espace est inoccupé, la lumière est vaguement tamisée, malgré l'ouverture sur les boutiques du terminal.

J'ai jusque là plus souvent vu ce genre de fauteuils plantés comme de vulgaires manèges au milieu de terminaux, produisant un bruit strident au bout de quelques secondes d'occupation par un fessier ne daignant pas insérer de pièce dans le monnayeur. Mais ici rien de tout ça. C'est mon masseur personnel, qui utilisera des techniques ancestrales.

Autant je n'ai pas voulu prendre de risques avec les toilettes lavantes, il n'est pas envisageable de me mettre face à tant de boutons en espérant que je n'y touche pas. La sieste se transformera en une session de massage par monsieur Pan Hasonic.
Et il faut dire que c'est très sonique. Les divers bruits pneumatiques viennent un peu gâcher l'expérience relaxante. Mais avec un casque sur les oreilles et de la musique, c'est tout à fait appréciable.


Après une demi-heure de cette "expérience", je rejoins le buffet pour reprendre des forces.



Direction la grande baie vitrée, pour se réveiller face au soleil levant….


Huuuuum. En fait non. Il est à peine 7h du matin, après une courte nuit, mes yeux ne sont pas encore prêts à ça. Retour vers le fond du salon pour se glisser dans un grand fauteuil en cuir de M. Lex Husse.

Autant esthétiquement le salon est très réussi, le branding est un peu très omniprésent. Dans cette partie du salon, difficile de poser le regard quelque part sans tomber sur une promotion de la marque de voitures japonaise ou d'une de ses partenaires.
9h. Il est temps de rejoindre la porte A45, où OO-SSB, notre A319 du jour (ou "l'un de nos A319 du jour…" ?) nous attend. Un peu derrière lui, j'ai bien l'impression que c'est l'A330 de tout à l'heure qui a été tracté des portes B vers les T, pour un nouveau départ vers l'Afrique. On le reconnaît à sa livrée plus blanche que les autres avions.

L'embarquement est justement en train de commencer avec l'appel des passagers prioritaires, après un appel nominatif de quelques passagers dont les documents covid devaient être vérifiés.



La cabine n'est pas encore tout à fait prête, on attendra une petite minute avant d'être accueilli par de nombreuses salutations, et surtout la pulvérisation d'accueil, de rigueur chez SN.

La cabine est connue, un panonceau sur la têtière indique que la classe éco commence au 3e rang.


9h20, tout le monde est à bord, fin de chargement des bagages, le copilote nous annonce 1h05 de vol, des turbulences légères en vol et pour l'instant 16° à Lyon. Pour l'instant.

Porte fermée à 9h25, et repoussage 5 minutes plus tard, parfaitement à l'heure. L'avion est plutôt rempli, 80 à 90% à vue d’œil.


Et on s'arrête là.
Un repoussage devant nous ?
Un problème de créneau ?
Des bagages à bord en trop ?
Le commandant de bord finit par prendre la parole. L'avion a un problème technique. Nous allons rouler vers un poste qui est en train de nous être assigné, pour voir si le problème peut être réglé, ou s'il faudra changer d'avion.
C'était en effet trop bien parti. On sort du cul-de-sac entre les portes A et B, et on contourne les portes B. Ça nous éloigne du hall Schengen (le A) tout ça… cela permet au passage de voir de près ces trois A319 qui hibernent. Je me suis demandé plus tôt quels pouvaient être ces animaux, ne reconnaissant pas la forme des vitres du cockpit… j'ai été trompé par les protections.


Et ces deux Dreamliners d'United de l'autre côté du hall B. L'A320 ou 319 au milieu paraît minuscule.

09h45. "Ici votre commandant de bord. Nous sommes stationnés sur ce poste situé au plus près de notre maintenance. Les techniciens sont déjà en train d'intervenir, nous attendons un escalier pour en savoir plus. Il est probable que nous ayons à changer d'avion pour partir sur Lyon, nous vous tenons informés au plus tard dans quinze minutes".

09h50. Arrivée de l'assistant en escale, avec un groupe électrogène, des cales et le fameux escalier.


10h05, des nouvelles du poste de pilotage. "Un technicien investigue le problème avec nous, un deuxième arrive. Nous avons la possibilité de changer pour un avion qui va se poser dans 30 minutes, s'il n'est pas possible de partir avec le notre plus vite"
Il y a en effet de l'animation devant.

Une agent sol de Brussels Airlines est également à bord, visiblement pour faire le lien avec les opérations et aider à organiser l'éventuel transbordement.
10h18. Le deuxième technicien annoncé embarque. Lui a un gilet jaune plein de tâches de cambouis, signe évident de compétence. On est en de bonnes mains.

Pendant ce temps, un défilé commence vers les toilettes. Une passagère africaine vient s'enquérir du retard, quelqu'un l'attend à destination. Une hôtesse lui prêtera son téléphone portable personnel pour passer un coup de fil.
On s'occupe en regardant le paysage, qui varie assez peu. Ah si, un avion d'Iberia qui passe par là, et pas des moindres. A330-200 ?

10h30. L'équipage nous annonce que les deux techniciens prendront leur décision d'ici 10 minutes. Soit partir avec cet avion, soit changer pour celui qui arrive dans 8 minutes. Précisément.
10h38, les PNC commencent à parler vivres. To breakfast or not to breakfast? Ça emballe des croissants et fait des aller-retours du galley avant vers l'arrière…
10h40, right on time, annonce du commandant de bord. Le verdict est tombé, on débarque pour piquer l'avion qui vient de se poser (avant que quelqu'un d'autre ait la même idée ?). Départ estimé dans une heure, le temps de trouver les bus, et de recharger bagages et catering (important ça, le catering !). Grand prince, il nous indique qu'on a le droit d'utiliser les toilettes et d'appeler nos proches.
Deux minutes plus tard, la machinerie brusseloise s'est mise en branle pour assurer la suite des opérations. Un tapis à bagages est déjà en train de vider les soutes. L'agent du sol scrute l'arrivée des bus, et cause breakfast avec les PNC.
Voilà justement le catering qui se pointe, alors qu'on est toujours à bord.

10h55, deux bus sont là, pour notre débarquement, pile à l'heure d'arrivée prévue. Sauf qu'on a fait 1 kilomètre au lieu de 500.

Le commandant de bord nous indique qu'on va pouvoir débarquer "row by row", et qu'on espère partir au plus vite une fois dans le nouvel avion, le copilote et une hôtesse ont pris de l'avance et devraient déjà s'y trouver pour préparer le vol. Il aura fait toutes ses annonces en anglais, les principales informations étant traduites en français et flamand par une hôtesse ensuite.
C'est justement en version trilingue qu'on est invités à débarquer, pour les passagers de classe affaires dans un premier temps.
Direction donc le bus, sous bonne escorte.



On repart en direction du hall A, d'où on vient. Plus précisément vers les portes situées côté Nord, les plus éloignées donc. On y arrive au bout d'une dizaine de minutes de trajet, nous faisant passer devant cet A320neo arborant la nouvelle livrée de la compagnie grecque.

Et voilà OO-SSU, tout juste arrivé. Il devait repartir pour Naples, mais ce sera finalement notre deuxième (et dernier ?) A319 du jour, direction Lyon !


11h20, après dix minutes d'attente, le temps que la préparation de l'avion se termine, nous pouvons quitter le bus et rejoindre la passerelle.

Nouvel instant (presque) porte, nouvelle pulvérisation d'accueil, on recommence à zéro.

Nouvelle découverte du siège et de la cabine.


Juste à côté, le OO-SSS vient d'arriver et récupère le vol pour Naples que notre nouvel avion aurait dû opérer. Il n'aura qu'une vingtaine de minutes de retard.

11h40 : le CDB annonce un départ à 50. Passagers et bagages sont à bord, nous attendons uniquement les derniers documents nécessaires pour le vol. Le vol durera 1h10.
11h48, portes fermées, les PNC sont dans les starting-blocks !

Distribution d'une lingette désinfectante (qu'on n'a pas eu au premier embarquement), puis démonstrations de sécurité.

Notre nouveau départ a lieu a 11h51 d'après cet écran.


Le décollage offre de belles vues sur Bruxelles. On distingue bien au premier plan le quartier Reyers, site du Mediapark devant à terme rassembler de nombreuses entreprises de l'audiovisuel telles que la RTBF et RTL.
Plus loin, le parc du cinquantenaire. À sa droite, la Commission Européenne (le grand batiment à quatre branches). On distingue le quartier royal au fond à droite, entre autres.


Puis Woluwe-Saint-Lambert

Qui sera la dernière ville visible avant de rejoindre le beau temps.

Il est maintenant midi, et un doute m'envahit soudain. Est-ce que va avoir à manger ? On a vu le déchargement du catering, mais pas le chargement. J'ai aperçu en embarquant des charriots étiquetés avec l'immatriculation de notre nouvel avion dans l'office. Mais contiennent-ils bien les plateaux prévus ?

Oui, tout va bien ! Voici le plateau servi. Le petit pain et le croissant sont tièdes, mais un peu secs. Je ne serais pas surpris qu'ils ait été réchauffés à deux reprises.

Et la même chose après déballage. L'assiette de charcuteries et fromage n'était pas présente lors du vol aller, je ne sais pas si c'est un ajout lié à notre retard.

Les boissons sont en tout cas limitées aux boissons chaudes du petit déjeuner, je me contente d'une bouteille d'eau.


Je fais un tour aux toilettes, c'est moins classe que dans l'A330, mais propre.

12h35, alors que nous descendions jusque là plein sud, un virage à hauteur de Besançon nous fait mettre le cap sur Lyon.

12h45, annonce du début de descente et d'une arrivée dans 20 minutes. Il fait désormais 21 degrés à Lyon.
Il semble y avoir de spectaculaires vues sur les Alpes du côté gauche, je dois me contenter des alentours de Lons-le-Saunier. Ici l'Ain, et plus précisément le lac et barrage de Vouglans.


Ambérieu-en-Bugey, et son fameux musée du Cheminot.

…et sa base aérienne, dont les bâtiments sont judicieusement cachés par un nuage.

Et finalement, Lyon et l'aéroport finissent par apparaître. On continue au sud parallèlement à la piste, en vue d'un virage par la droite pour se poser face au Nord.


Virage que voici.

Le château de Fallavier, en bas de la photo

Et on se pose finalement à 13h05, soit "à peine" deux heures de retard.



Air Corsica est là en force, avec deux 320neo, s'il vous plaît ! Débarquement sur le coup de 13h10, pour rejoindre un hall bagages bien rempli. Le terminal 1 a réellement rouvert cette semaine, mais à ce moment là il n'accueillait qu'un vol par jour, autant dire que les trois tapis du T2 n'étaient pas de trop !



Les dessertes de l'aéroport par bus et autocar ont également repris !

Les bagages mettront presque une demi-heure à sortir, il est 13h40 quand les premiers sont livrés. Autant vous dire qu'avec le déchargement-rechargement de la soute à Bruxelles, les priorités ne sont pas respectées.

13h50, je quitte enfin l'aéroport avec le Rhônexpress. Astuce utile aux voyageurs de passage : la mezzanine en haut de la gare TGV offre un espace de travail d'un côté, et des transats de l'autre. #salonClasseEco



Bon, vous voulez avoir des nouvelles de ce brave OO-SSB ? Il a visiblement passé cinq jours à Bruxelles… on n'était pas près de repartir avec ! Il a ensuite tenté un aller-retour à Milan qui n'a pas été un franc succès… mais impossible de savoir si c'était à nouveau un problème technique.

Sur ce, j'ai du sommeil à récupérer, je vous laisse avec un petit bonus Camerounais et lyonnais, pour vous récompenser d'avoir tenu jusque là !
Et bientôt de nouveaux récits. Avec un peu moins de surprises, mais non moins intéressants… ✈
Merci Wop pour cet opus où décidément rien ne se passe comme prévu !
Comme souvent, j'aime bien lors qu'il y a ce genre d'aléas, car cela permet de voir la réactivité des équipes derrière et Brussels Airlines montre ici le professionnalisme de ses équipes. Un bon point aussi pour la PNC qui n'hésite pas à prêter son téléphone à une passagère !
Tout est bien qui finit bien !
Je n'avais jamais remarqué que les A319 SN étaient à haute densité (2 issues de secours sur les ailes au lieu d'une, comme Easyjet).
Magnifiques maquettes à l'entrée du salon. J'aurai adoré voler à bord du 320 Rackham le Rouge !
A bientôt :)
En effet, une bonne gestion et une bonne communication de l'équipage, ça a contribué à ce que tout le monde reste calme.
J'ai posté mon vol avec F-HAPL, si tu veux de ses nouvelles. ;)
Bonjour Wop et merci pour ce report, décidément cette J Européenne de SN ressemble encore à quelques chose surtout quand on la compare avec ce qui ce fait sur LH... Si en plus le lounge est bon à BRU pourquoi ne pas tenter l'expérience Belge.
Bonne gestion de l'aléa technique de la part de la part de la compagnie.
Bonus très sympa, j'ai découvert la semaine dernière à l'approche de LYS que l'on voyait très bien la ruine du château de Fallavier.
Bon vols !
Merci pour le commentaire. La J apporte en effet une vraie valeur ajoutée.
Merci pour ce FR !
Un incident bien géré par SN, le fait d'être dans le hub aide :)
A bord une prestation adaptée au temps de vol et bien meilleure que ce que l'on retrouve sur LH sur des vols plus longs...
A bientôt !
Merci !
Oui, on doit arriver le ventre bien rempli après un voyage en J sur SN, quand il n'y a pas de retard. ;)
Merci beaucoup pour le partage !
Un incident très bien géré avec ce bord à bord qui se fait quand même assez rare.
Le plateau est bien plus appétissant qu'à l'aller avec la charcuterie et les fromages.
A bientôt !
C'est en effet un beau plateau. Intéressant bord à bord, mon premier. Le fait qu'on nous annonce très rapidement qu'on avait un plan B, le 2e avion, si le 1er ne pouvait pas être réparé a été très rassurant sur la poursuite du voyage.
Merci pour ce FR.
Un salon bien équipé, même si les douches ou les « nap rooms » sont fermés.
Quel suspens pour savoir s’il y aura changement d’avion ou pas.
Ouf le plateau du petit déjeuner est bien là.
A bientôt
C'est que ça creuse, toutes ces émotions ! À bientôt !
Merci pour ce FR.
Covid = nap rooms et douches fermées : ça calme....
"un gilet jaune plein de tâches de cambouis, signe évident de compétence. " ==> Un message politique subliminal?^^
Le retard a-t-il excédé les 3 heures ouvrant droit à des compensations européenes?
SN gère au mieux l'incident.
J'adore la conduite défensive !
Merci pour le bonus à la gloire des gambas XXL et des équipements made in China.
A bientôt !
Oula non, point de message politique. ;) J'aurais pu dire un "gilet à haute visibilité", mais ça complique !
Merci pour ton commentaire.
Merci pour ce FR!
Le passage au salon est bien agréable, c'est un espace sympathique même si on se croirait effectivement parfois chez un concessionnaire automobile^^
Problème technique très bien géré par SN à BRU.
A bord, le plateau est très appétissant pour ce type de vol, c'est au-dessus de la moyenne européenne.
À bientôt!
Merci. En effet, un salon et un plateau repas sympathiques !
Dommage pour la nap room, elle avait l’air vraiment bien. Il y en a combien?
“un avion d'Iberia qui passe par là, et pas des moindres. A330-200 ?” —> Je l’ai vu plusieurs fois sur Flightradar. Il y a quelques opportunités pour voler en Europe en 330 d’Iberia en ce moment.
Ça a été laborieux mais le vol est bien parti ^^. Belle vue sur Bruxelles.
Merci pour ce Fr et le bonus
Merci pour le commentaire. Il me semble qu'il y avait en tout 8 nap rooms + douches, 4 de chaque. Plus d'autres douches dans la section actuellement fermée vers le bar à bière.