Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette mini-série qui me verra prendre la direction des Antilles. Objectif du voyage : une croisière dans les îles des Caraïbes pendant une petite semaine.
Pas besoin de me poser beaucoup de questions quant à l'acheminement d'un point de vue vols car le croisiériste propose un package complet incluant les vols internationaux pour un surplus de 400 €, sur AirFrance et avec bagages en soute. Autant dire qu'en l'absence d'un butin de miles FlyingBlue à disposition, je n'avais aucune hésitation à avoir.
Le routing est donc des plus simples :
Flight routing
- 1
- 2AF809 - Economique - Fort-de-France → Paris - Boeing 777-300ER
Ayant passé la journée précédant le vol entièrement en mer, sans aucune connexion réseau, impossible pour moi de réaliser l'OLCI avant mon arrivée à Fort-de-France. Aucune offre de surclassement ne m'est proposée que ce soit en J ou en W (ExpertFlyer m'indique une cabine complète dans toutes les classes).
Comme il s'agit d'un vol de nuit, je décide de réserver une des rares places restantes côté allée afin de pouvoir m'extirper facilement pendant le vol pour me dégourdir les jambes.
Aéroport Aimé Césaire
Nous quittons le bateau parmi les derniers avec une navette partant du port 4h avant notre vol. En une vingtaine de minutes de route, nous arrivons à la zone de dépose de l'aéroport.

Le check-in AirFrance est situé à l'autre bout, tout au fond. Il y a du monde dans la file, mais avec 8 comptoirs ouverts, ça avance rapidement. A noter que l'étiquetage des bagages est à réaliser par les passagers grâce aux bornes libre-service, à l'instar de CDG.

Pour ma part, grâce au statut Silver, je peux accéder directement aux comptoirs SkyPriority qui m'éviteront à la fois la queue, mais aussi de réaliser cette opération d'étiquetage.

Direction maintenant l'étage par l'escalator central pour la suite du parcours

Il faut dans un premier temps passer la PAF, même si nous repartons en métropole. Derrière la PAF, la file d'attente pour la PIF est séparée en deux : une file domestique et une file internationale. Il y a du monde, mais ça avance assez vite (moins de 15 minutes d'attente).

On continue ensuite avec l'inévitable zone Duty Free

La zone airside est toute en longueur avec de nombreuses zones d'attente.

Faute d'avoir un salon éligible PriorityPass à FDF, je choisis de m'installer au niveau de la porte du Air Caraïbes pour ORY et observer les opérations au sol d'arrivée et de départ de l'avion.

L'aéroport se vide petit à petit : nous sommes le dernier vol long-courrier programmé pour la journée. A l'heure de l'embarquement, je remonte toute la zone afin de rejoindre la porte.

L'embarquement
Notre avion est déjà là, mais ce n'est pas le cas de notre équipage que nous devrons attendre.

En attendant, je me positionne à proximité de la Zone 3 où les passagers commencent à s'agglutiner.

L'embarquement prend du temps à démarrer. S'en suit le cortège des nombreux PMR qui seront à bord, puis les familles avec enfants (la notion d'enfants étant ici toute relative car visiblement un "ado" est considéré comme éligible). On observe également quelques resquilleurs passant sous guide file, soi-disant par crainte de rater l'avion alors que l'embarquement n'a pas encore débuté…
Bref, avec toute cette cacophonie, l'embarquement débute en même temps pour les zones 1, 2 et 3 : je me retrouve donc à embarquer parmi les premiers, sous les remarques d'exaspération des pax J envers le personnel d'escale.


L'avion : 777-300ER (F-GSQS)
Informations sur l'avion
- Immatriculation : F-GSQS
- Type : Boeing 777-328ER
- MSN : 32962:608
- Mise en service : janvier 2007 (19.2 ans)
- Configuration : 14 J (1-2-1) / 28 W (2-4-2) / 430 Y (3-4-3)
Informations sur le vol
- Durée de vol officielle : 8h20
- Durée de vol effective : 7h49
- Délai à l'arrivée : - 18 min
- Distance : 6.873 km
- Piste de Départ / Arrivée : 10 / 27R

Nous aurons un temps de vol plutôt dans la moyenne pour le retour vers Paris, et équivalent à notre vol aller.

La cabine est sans surprise la COI haute densité avec ses 430 sièges éco couvrant complètement les 3 zones arrières.
L'entrée s'effectue au niveau de la porte 1L, nous faisans donc traverser successivement la cabine J puis W. C'est vraiment moyen pour les passagers premium installés qui vont voir passer les 430 pax éco dans les allées… C'est peut-être une bonne chose que nous leur ayons coupé la priorité à l'embarquement au final :D

La Premium (photo prise à l'arrivée à CDG)

Contrairement à l'aller, mon siège est cette fois dans la partie avant de la classe éco



On retrouve l'armement classique du long-courrier sur le siège avec un coussin, une couverture et un casque audio. Côté pochette : la fiche de sécurité et le sachet confort.


L'espace pour les jambes reste acceptable. Le fait d'être dans l'allée est un plus pour s'étirer un peu sur ce vol de nuit


Le nettoyage de l'avion n'a vraisemblablement pas été poussé à l'extrême…

L'IFE accuse quelques signes d'usure


La géovision et le catalogue de divertissement est comme toujours de qualité


Repoussage, roulage et décollage
Malgré l'arrivée tardive de l'équipage, nous repoussons avec seulement un petit quart d'heure de retard. Les consignes de sécurité sont diffusées sur les IFE individuels

Durant la diffusion, un message très ambigu et contradictoire est affiché à l'écran : pendant que la vidéo insiste sur le fait d'évacuer en laissant toutes ses affaires, le message (censé apparaitre à l'atterrissage) demande de ne pas oublier ses effets personnels lors de la sortie de l'avion.

Nous poursuivons notre roulage en remontant toute la piste pour faire un demi-tour sur la raquette et décoller côté terres sur la piste 10.

Une fois l'équipage libéré, une serviette rafraichissante est distribuée

Le WiFi sera INOP une bonne partie du vol ce soir. Pas non plus de Starlink équipé sur cet avion pour l'instant

Diner
Le service de l'immense cabine éco peut commercer. Il sera interrompu de nombreuses fois par de fortes turbulences, imposant aux pnc de retourner s'attacher.

Pas de boisson signature pour l'apéritif comme à l'aller : on sent que c'est la fin des vacances (mais le champagne est tout de même disponible).
Les couverts en bois sont évidemment de la partie

Tout comme l'éternel choix "chicken or pasta". Les portions ne sont pas très généreuses je trouve comparé à vol depuis Paris.

Le service des boissons chaudes sera interrompu une bonne heure encore en raison des turbulences. Préférant entamer ma nuit, je ferai l'impasse.
Pendant la traversée, je ferai plusieurs passages au galley pour me ravitailler (à noter que le champagne est disponible en libre-service). En revanche, les PNC n'ont pas manifesté un intérêt pour échanger avec les passagers, préférant se réfugier à l'arrière pour discuter entre eux.


Collation
1h avant l'arrivée à Paris, la distribution du sac "Bon Appétit" débute. Un très bon point d'avoir laissé dormir au maximum la cabine sur ce vol de nuit (surtout si on considère qu'avec les turbulences, le service du diner a duré bien plus longtemps que prévu).

Le contenu est par contre plutôt complet je trouve par rapport à la version salée.

Approche et atterrissage
Le temps de manger et de débarrasser les sachets, nous avons débuté notre approche sur Paris


Nous arrivons finalement à CDG avec une petite vingtaine de minutes d'avance sur l'heure prévue. Pas de panique parmi les passagers qui vont probablement tous avoir leur correspondance.
Nous devons encore attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps que les équipes d'ADP soient prêtes pour mettre en place la passerelle (classique…)
Le débarquement de ma rangée s'effectue par la 1L, repassant donc à travers la W et la J.
Aéroport Paris Charles de Gaulle
Une fois dans le LISA pour rejoindre la zone des tapis bagages, je presse le pas afin d'éviter la foule derrière moi à la PAF. Passage éclair en moins de 5 minutes !

Original d'avoir 2 vols AirFrance en provenance de St Martin en l'espace de 30 minutes.


Les bagages SkyPriority sont déjà en livraison : très efficace sachant que j'étais encore à bord il y a moins de 30 minutes.

Un peu moins efficace en revanche, c'est la délicatesse de la manutention des bagages. Ma valise arrive bien rayée et enfoncée sur un des coins. Rien de grave tant qu'elle reste entière, mais ça dénote quand même…

L'arrivée en avance et la rapidité de sortie fait que j'ai la possibilité d'emprunter tout juste le train précédant ma réservation, me faisant ainsi gagner deux bonnes heures d'attente au prix d'un petit sprint, arrivant donc à Lyon avant l'heure de départ de mon train initial.