Flight-Report

Avis du vol Angara Airlines Yakutsk Irkutsk en classe Economique

Compagnie Angara Airlines
Vol 2G750
Classe Economique
Siege 6B
Temps de vol 02:40
Décollage 24 Fév 15, 23:40
Arrivée à 25 Fév 15, 01:20
2G 1 avis
Katz
Par 2358
Publié le 28 juin 2015
Bonjour à tous,

Me voici de retour pour la suite de mon routing sibérien. Voici où nous en sommes :


[*]Paris Charles de Gaulle - Riga
, AirBaltic, classe éco, B737-500, pas reporté
[*]Riga - Moscou Sheremetyevo
, AirBaltic, classe éco, B737-500, pas reporté
[*]Irkoutsk - Iakoutsk
, Yakutia Airlines, classe éco, Sukhoi Superjet 100, <a href=http://flight-report.com/fr/report-11115.html>c'est par là</a>
[*]Iakoutsk - Irkoutsk
, Angara Airlines, classe éco, Antonov An-148, c'est ici !
[*]Khabarovsk - Séoul Incheon
, Asiana Airlines, business, A321-200, à paraître
[*]Séoul Incheon - Hong Kong
, Asiana Airlines, business, A380, à paraître
[*]Hong Kong - Zurich
, Swiss, business, A340-300, peut-être à paraître

Comme je l'ai expliqué dans l'épisode précédent, ces vacances en Russie avaient pour but de prendre le transsibérien de Moscou à Khabarovsk. Que faisions-nous alors à Yakoutsk, à environ 1000 kilomètres au nord de la ligne principale du transsibérien ? Si ça vous intéresse, vous pourrez le découvrir dans le bonus touristique à la fin du FR.

Après avoir passé notre dernière journée en République de Yakoutie à visiter la capitale (Yakoutsk bien sûr) et avoir partagé un dîner d'adieu avec notre adorable guide yakoute, nous prenons le bus vers l'aéroport. L'aéroport n'est pas trop éloigné du centre-ville et les bus sont fréquents, nous arrivons à l'aéroport rapidement. Le terminal est moderne et assez avenant. Mais au moment de franchir la porte, stupeur : un autocollant orné d'un appareil photo barré et encerclé de rouge semble adresser un avertissement aux FRistes qui s'aventureraient dans le coin : vous n'êtes pas les bienvenus dans cet aéroport ! On retrouvera ensuite ce symbole à plusieurs endroits, le message est clair, les photos sont interdites dans l'aéroport. Je ne suis pas très téméraire, je me contenterai donc de prendre une photo à la dérobée. Je ne tiens pas à avoir d'ennuis avec les agents de sécurité en général, et encore moins avec les agents de sécurité russes.
L'aéroport est pratiquement vide à cette heure avancée de la soirée, nous passons le check-in est le PIF en un éclair. Nous nous retrouvons alors dans une salle d'embarquement déserte. Toutes les échoppes sont fermées, sauf un café, ce qui laisse au moins la possibilité de se désaltérer.

Ma seule photo prise dans le terminal

photo IMG_0443

J'en profite pour prendre en photo ma carte d'embarquement, qui faisait défaut dans mon report précédent :)
photo IMG_04441




L'embarquement débute à l'heure, et en bus bien qu'aucun des postes au contact ne soit utilisé.

photo IMG_0445


Comme à l'aller, on peut voir de nombreuses carcasses d'avions pendant le trajet en bus. Malheureusement il fait nuit cette fois-ci, et mes compétences photographiques ne sont pas suffisantes pour vous offrir des photos correctes.

Des Antonov 24 ? Difficile à dire de nuit.

photo IMG_0452

Nous embarquons par l'avant de l'appareil. C'est la porte qui fait office d'escalier.

photo P2240286

La cabine est récente, et tout à fait standard. J'apprécie les sièges en cuir.

photo IMG_0467

Un aperçu des hôtesses

photo IMG_0468

Nos places nous ont été attribuées automatiquement lors de l'enregistrement, et nous nous retrouvons au niveau du moteur. Il nous bouche un peu la vue, mais pour un vol de nuit ce n'est pas trop gênant.

La vue par le hublot

photo P2240288photo P2240287

Il y a du progrès par rapport au vol aller sur Yakutia Airlines : les annonces de sécurité sont faites en anglais, et le commandant de bord s'adresse aux passagers en anglais également. Mais on est encore loin de la perfection puisque les hôtesses ne parlent pas anglais non plus. Ou peut-être n'en font-elles simplement pas l'effort.

Arrive l'heure du décollage. Étant juste à côté, on entend bien les moteurs, c'est sûr qu'ils ne sont pas en panne ! Le bruit reste tout de même supportable. Peu de temps après, un repas nous est servi.

La boîte-repas et le plat chaud servi dans une barquette à part

photo IMG_0469

C'est une prestation tout à fait honnête, bien meilleure qu'à l'aller sur Yakutia Airlines. Elle comprend une petite salade de riz et crudités en entrée, un morceau de poulet accompagné d'une céréale (du blé peut-être, je ne me souviens plus) et d'un roulé aux fraises en guise de dessert. Dans l'absolu c'est moyen, mais vu le niveau de la gastronomie locale, on peut considérer que le catering est bon.

Et voici notre festin de ce soir.

photo IMG_0470


Nous atterrissons à l'heure à Irkoutsk où nous débarquons en bus, évidemment. Ensuite direction l'auberge de jeunesse à côté de l'aéroport pour faire dodo !


Place au bonus touristique : la République de Yakoutie est 4,5 fois plus étendue que la France et compte moins d'un million d'habitants, dont un tiers à Yakoutsk, la capitale. Moi qui adore les grands espaces, ça m'a tout de suite plu ! C'est aussi un des coins les plus froids de la planète, et le village d'Oïmyakon est paraît-il l'endroit habité le plus froid du globe. La température peut y descendre en dessous de -60°C au cœur de l'hiver. Cela n'empêche pas les éleveurs de rennes nomades de parcourir les étendues glacées pour suivre leurs troupeaux, en dormant sous la tente été comme hiver.
N'est-ce pas un endroit paradisiaque ? En tout cas j'avais très envie de découvrir cette région, et j'ai réussi, depuis mon canapé à Paris, à organiser un séjour de trois jours chez une famille d'éleveurs de rennes, avec une guide francophone, au cours duquel nous ferons deux jours de voyage en traîneau tracté par des rennes. Et maintenant, les photos.

800 kilomètres et 16 heures de routes dans cette camionnette pour se rendre d'Irkoutsk à la région d'Oïmyakon.

photo DSCF6955

Les éleveurs ont beau être nomades, ils ont tout de même un camp de base. C'est une maison en bois où ils viennent passer quelques jours de temps en temps.

Le chat a bien compris qu'il vallait mieux rester à l'intérieur.

photo P2190065

Le chien, qui est un animal bien inférieur au chat, n'a pas le droit de rentrer et passe l'hiver dehors même s'il fait -60°C.

photo DSCF7062

Les toilettes du camp de base.

photo DSCF7060

Vu qu'il faisait -40°C le matin, on y réfléchissait à deux fois avant d'aller faire pipi.

Et c'est parti pour le voyage en traîneau !

photo DSCF7107

C'est vraiment magique, même si on a les mains et les pieds glacés au bout d'une heure malgré tout l'équipement possible.

Grand soleil pendant tout le séjour.

photo P2200104

N'est-il pas mignon ?

photo P2200117

Nous avons dormi sous la tente. Les piquets sont des troncs d'arbres abattus sur place, le sol est recouvert de branchages pour l'isolation, et heureusement nous avions un poêle pour nous chauffer. En tout il faut 2 à 3 heures de travail pour construire la tente !

La tente dans laquelle nous passons la nuit.

photo IMG_5138

Au dîner, nous avons droit à une spécialité locale : de la moelle de renne crue et glacée.

photo IMG_5163

Notre éleveur rassemble son troupeau.

photo DSCF7195

Retour au bercail avec le troupeau qui nous suit.

photo IMG_5531

Voilà, c'est un voyage qui prend du temps (et de l'argent), mais c'était une expérience extraordinaire que je recommande chaudement malgré les 40 degrés négatifs !
Afficher la suite

Verdict

Angara Airlines

3.9/10
Cabine7.5
Equipage2.0
Restauration6.0

Yakutsk - YKS

7.2/10
Fluidité10.0
Accès8.0
Services3.0
Propreté8.0

Irkutsk - IKT

8.5/10
Fluidité10.0
Accès8.0
Services8.0
Propreté8.0

Conclusion

En conclusion, un vol meilleur qu'à l'aller, ne serait-ce que parce que le repas était comestible, voire bon. Mais je trouve toujours inacceptable d'avoir des hôtesses qui ne parlent pas anglais.

Sur le même sujet

25 Commentaires

Connectez-vous pour poster un commentaire.