Avis du vol Cape Air F. Lauderdale Bimini en classe Economique

Compagnie Cape Air
Vol 9K943
Classe Economique
Siege 3A
Avion Cessna 208
Temps de vol 00:35
Décollage 25 Avr 16, 10:50
Arrivée à 25 Avr 16, 11:25
9K 5 avis
LUCKY LUKE
Par GOLD 1065
Publié le 7 août 2016
Bonjour à tous,

Je vous propose aujourd'hui un vol en hydravion… mais pas tout à fait comme on peut l'imaginer avec un aéronef présentant cette caractéristique…

Ça semble bien parti pour une journée de beau temps quand le jour se lève en ce matin de printemps 2016 sur la Floride. Vue depuis ma chambre à l'Hyatt Pier 66 de Fort Lauderdale.
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Il est vrai que j'ai prévu une petite escapade un peu plus loin, en face en fixant l'horizon…
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Plus tard dans la matinée, nous voici en zone d'enregistrement au Terminal 3 de FLL Airport.
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Je présente succinctement CAPE AIR, bien connue des FRistes fréquentant les environs de Boston : compagnie spécialisée dans les avions de moins de 10 places, notamment les Cessna 402, qui a essaimé partout aux USA où se présentaient des contrats intéressants, souvent sous O.S.P. ("E.A.S". en américain, pour "Essential Air Services"), comme dans certaines îles des Caraïbes. La carte du réseau figure plus loin dans ce FR.
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Point de service public ici mais une ligne régulière vers BIMINI North, Seaplane Base (NSB), là où amerrissent les hydravions qui desservent les îles des Bahamas les plus proches de la Floride, exploitée quatre fois par jour, trois fois depuis FORT LAUDERDALE et une fois depuis le port de MIAMI (Seaplane Base, code MPB).
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Me voilà muni de ma carte d'embarquement, alors que je suis à cet instant le seul passager enregistré ("SEQ N° 0001").
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Après un passage du PIF typiquement américain, je veux donc dire fastidieux, voilà le FIDS de la zone d'embarquement très fortement dominée par jetBlue.
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L'affichage du vol en porte est un peu chaotique sur le plan informatique.
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Un coup d’œil à l'extérieur : vous avez remarqué cet engin rouge et blanc qui se fraye un chemin au milieu des travaux ?
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C'est notre oiseau du jour, un Cessna 208 Caravan I équipé de flotteurs.
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Les pilotes, avec leur bermuda très marin, débarquent après les quelques passagers qu'ils ont emmenés de Bimini.
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Je vois alors passer un e-mail sur mon mobile auquel je ne prête pas beaucoup d'attention à première vue car il me dit que je partirai à l'heure de Fort Lauderdale et que j'arriverai à l'heure à Bimini. Et pourtant, après l'avoir un peu détaillé, je réalise qu'il annonce que mon vol n'est plus le 9K1549 à destination de NSB mais le 9K943 à destination de BIM. Nuance toute subtile : NSB est Bimini North Seaplane Base, un aérodrome situé sur l'eau, donc on s'y pose sur flotteurs, tandis que BIM est l'aéroport "classique" de Bimini, au sud de l'archipel, avec une piste en bitume des plus traditionnelles. Je ne sais pas pourquoi ce changement de routing, visiblement décidé en dernière minute (on me dira que c'est dû à des travaux sur le dock de NSB), s'accompagne aussi d'un changement de numéro de vol.
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J'hésite un instant à rebrousser chemin et à me faire rembourser mais après réflexion, j'embarque quand même, un peu contrarié par le fait qu'il s'agit au final d'un vol classique entre deux aéroports classiques. Je n'aurai donc pas le plaisir de me poser sur l'eau comme cela m'est déjà arrivé quelques fois dans ma vie, à NSB justement (on y reviendra), en Croatie, en Colombie Britannique, à Seattle ou à Dubaï. Mais je me dis qu'une escapade de quelques heures aux Bahamas, c'est quand même une chance, et que l'appareil en tant que tel, même si ses flotteurs ne serviront à rien sur ce vol, vaut à lui seul le voyage ! On verra plus loin que je serai largement récompensé de cette décision, mais je l'ignore à cet instant.
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L' escabeau est impressionnant, et pour cause il faut rajouter la hauteur et la largeur des flotteurs pour atteindre le plancher de ce Cessna !
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Voilà, c'est à mon tour d'accéder à ce drôle d'avion, d'autant plus atypique qu'il n'est pas dans son élément naturel.
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Nous sommes quatre passagers au total, dans une cabine prévue pour en accueillir neuf.
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Vue sur la soute à bagages, située à l'arrière de la cabine.
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On roule à l'heure programmée, 10h50.
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Large revue du tarmac de FLL pendant le roulage…
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… avec notamment ce B767-200 de DYNAMIC AVIATION qui fait deux rotations par jour vers Caracas. Du 762 en vol pax ? De plus en plus rare, avis aux intéressés !
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C'est parti, on décolle vers l'est, en direction de l'océan.
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La vue de FLL Airport sur la gauche est superbe, d'autant que la faible vitesse du Caravan, alourdi et freiné dans son aérodynamique par ses encombrants flotteurs, permet d'en profiter à loisir.
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Les nouvelles couleurs de SPIRIT font leur effet. Pas moyen d'y échapper !
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Un peu plus loin, Port Everglades.
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On quitte la côte de Floride dans les instants suivants.
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En se retournant on peut apercevoir les détails de la dérive de ce Caravan sur flotteurs.
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Et pour le coup, sur d'énormes flotteurs ! Totalement rassurant car en cas de panne moteur, on se poserait n'importe où en toute sécurité !
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C'est un Caravan haut de gamme, avec de gros sièges en cuir gris clair, très classe et avec un bon pitch pour un appareil de cette catégorie. Je n'en avais jamais pris d'aussi luxueux, les modèles de base étant à 3 de front (1+2). Celui-ci ressemble à ce qui a été reporté par d'autres FRistes ayant effectué des vols domestiques au Sri Lanka.
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Pas de service à bord. Le seul élément de distraction en vol, outre le spectacle qui défile le long des hublots, c'est l'inflight de CAPE AIR…
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… dont on peut apprécier le réseau, tout aussi dispersé aux 4 coins des USA qu'il est concentré autour de Boston et de la péninsule de Cape Cod.
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La consigne de sécurité donne l'image de ce que serait un Cessna Caravan portant les pleines couleurs de CAPE AIR, ce qui n'existe pas "en vrai", cet exemplaire arborant la livrée des hôtels RESORTS WORLD étant l'unique C.208 exploité par CAPE AIR. Il s'agit sans doute d'un partenariat avec le dit Resorts World, qui possède une unité à Bimini et qui garantit certainement un nombre conséquent de passagers à CAPE AIR pour justifier l'existence de la ligne.
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Le vol se poursuit agréablement. Aucune turbulence malgré l'altitude réduite.
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Comme on peut le voir, la mer est très calme, ce qui n'est pas toujours le cas ici. C'est donc une météo "aéronautiquement idéale".
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Les rivages de Bimini sont déjà en vue.
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La descente a commencé. Le morceau de corde que vous pouvez voir sous l'aile, c'est ce qui sert à l'agent sol pour "attraper" l'avion lorsqu'il s'approche du quai, mais hélas on ne verra pas cela en live aujourd’hui.
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Image de carte postale de l'archipel de Bimini vu du ciel. A gauche, le banc de terre qui représente North Bimini, où se trouve le fameux Resorts World et la base de NSB. Plus près, South Bimini où se trouve également un énorme complexe hôtelier, le Bimini Sands Resort & Marina. Vraiment dommage que tout ça ne soit pas ponctué par un amerrissage dans ces eaux turquoises, comme j'avais eu la chance de le faire en 1988 lors de ce qui était alors mon premier vol en hydravion, à bord d'un des célèbres Grumann Mallard de la mythique compagnie CHALK'S, aujourd'hui disparue, en provenance du port de Miami (MPB). Je m'en souviens comme si c'était hier.
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On survole une zone un peu moins idyllique, avec cette épave de remorqueur au milieu de terrains vagues, en approchant de l'aéroport de South Bimini.
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On atterrit dès 11h20 après 1/2 heure de vol.
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Le tarmac de BIM Airport est assez désert en cette fin de matinée. Quasiment que des avions légers, pas tous en état de vol.
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Bloc à 11h23, pile l'horaire publié pour une arrivée à NSB.
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Même méga escabeau qu'à FLL. Ils s'y mettent à deux pour le positionner.
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On débarque dans les instants suivants.
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Pas de "no photo" ici, ce qui permet d'immortaliser le Caravan dans des conditions "ramp shot" parfaites.
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Le charme d'un aéroport sous les cocotiers…
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… bienvenue aux Bahamas, ça a quand même de l'allure d'entrer dans le pays de la sorte. Il y a bien entendu une équipe complète de douanes et d’immigration pour les vols internationaux.
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Une carte posée à même le sol permet d'avoir une compréhension complète des lieux. Le trait noir, vous l'avez remarqué, c'est la piste sur laquelle on s'est posés quelques minutes plus tôt.
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L'aérogare des arrivées, landside.
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Une navette gratuite est proposée par Resorts World pour rejoindre North Bimini, en raison de l'arrivée à l'aéroport qui n'était pas celui prévu à l'origine.
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Mon intuition de vieux routard des airs me conduit à ne pas m'y précipiter et donc à décliner cette offre. Pas question de quitter un aéroport sans s'être fait une idée du trafic du jour. Je n'avais prévu qu'un retour dans l'après-midi depuis ici même vers Fort Lauderdale en Saab 340 de Silver Airways. Me voici à leur comptoir où une personne fort sympathique est prête à déjà me donner ma carte d'embarquement… mais…
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…il y a d'autres compagnies qui opèrent de cet aéroport : WESTERN AIR, FLAMINGO AIR et SKY BAHAMAS. Pourquoi ne pas en profiter pour leur demander leur programme du jour ?
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Eh oui, dans ce pays jonché de casinos, Lucky Luke va toucher le jackpot… et recevoir le meilleur lot de consolation possible de cette arrivée à Bimini par la terre et pas par la mer. En effet, je n'aurais jamais été là si tôt dans la journée si mon vol précédent avait amerri comme prévu à North Bimini. Ce n'est pas vers FLL que je vais repartir un peu plus tard, mais vers une autre île des Bahamas, à bord d'un type d'avion devenu particulièrement rare de nos jours en ligne régulière ! Pendant ce temps, le Cessna Caravan de CAPE AIR repart à son tour, direction Miami Seaplane Base (MPB), où pour le coup il goûtera enfin pour la première fois de la journée l'eau salée de l'Océan Atlantique.
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De mon côté, point d'eau salée mais une bière au bar de l'aéroport, dans une cahute voisine de l'aérogare, toute en V.O., afin de célébrer la bonne nouvelle du vol à venir, totalement imprévu !
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Tous les détails de la suite de cette journée pleine de rebondissements seront bien sûrs dévoilés dans le FR suivant.
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Dans l'immédiat, comme j'ai un peu plus d'une heure à patienter, j'explore les alentours de ce bar improbable, où certains ont déjà commencé leur sieste !
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Vue sur le tarmac à cet instant encore calme, mais je vous assure, si vous aimez le transport aérien régional, l'avion qui va arriver un peu plus tard et avec lequel je vais repartir vaut tout autant le détour qu'un "Cessna Caravan sur flotteurs inutiles" !
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Merci de m'avoir lu et à très vite sur flight-report.com
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Verdict

Cape Air

5.6/10
Cabine7.5
Equipage7.5
Divertissements5.0
Restauration2.5

F. Lauderdale - FLL

5.0/10
Fluidité2.5
Accès5.0
Services5.0
Propreté7.5

Bimini - BIM

7.0/10
Fluidité9.0
Accès9.0
Services5.0
Propreté5.0

Conclusion

Un vol agréable à bord d'un appareil confortable pour sa catégorie, il est vrai dans des conditions météo parfaites.
A recommander à tout AvGeek de passage en Floride, avec comme conseil averti de choisir de préférence le vol opérant de/vers Miami MPB de manière à être sûr d'effectuer au moins un décollage ou un att(m)errissage sur l'eau.
Le changement d'aéroport de destination annoncé à la toute dernière minute me laisse un peu sceptique sur la véracité des faits : si le dock de Bimini Seaplane Base était bel et bien fermé pour travaux ce jour là, pourquoi avoir attendu quasiment le lancement de l'embarquement pour informer les passagers ?
Bref, je ne le saurai sans doute jamais, mais ce qui au départ constituait une une 1/2 expérience d' hydravion (l'aller étant prévu sans équivoque de FLL, donc "en dur" ) s'est transformé en un vol classique, même si l'avion -avec ses énormes flotteurs- sort quand même de l'ordinaire.
Me concernant, la déception de n'avoir fait ni l'un ni l'autre sera ensuite totalement compensée par le fait d'arriver plus vite que prévu à Bimini Airport, où une belle surprise m'attendait, comme on le verra dans le FR à suivre.

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