Avis du vol Juneyao Ürümqi Shanghai en classe Economique

Compagnie Juneyao
Vol HO1216
Classe Economique
Siege 13C
Avion Airbus A320
Temps de vol 04:20
Décollage 09 Jui 12, 16:45
Arrivée à 09 Jui 12, 21:05
HO 6 avis
marathon
Par GOLD 2938
Publié le 15 juin 2012
Marathon au Far-West chinois, tome 7

Taipei ? Beijing (A333 - Air China) La Grande Muraille vue du ciel
Beijing ? Urumqi (B752 - China Southern) Beijing by night
Urumqi ? Kashgar (E190 - China Southern) Carte d'embarquement invalide
Hotan ? Urumqi (B738 - Air China) La traversée du Taklamakan
Urumqi ? Dunhuang (E190 - China Southern) Winglet story dans le désert
Dunhuang ? Urumqi (E190 - China Southern) Surlendemain d'orage
Urumqi ? Shanghai (A320 - Juneyao Airlines) Traverser la Chine en monocouloir VOUS ETES ICI
Shanghai ? Taipei (A343 - Air China) 675 km en 343

Ce FR commence dans le taxi qui nous emmène à l'aéroport d'Urumqi. Je me suis assis à l'avant, ma place favorite pour le spotting routier. Au bout de quelques kilomètres de voie rapide urbaine, le chauffeur me demande de mettre ma ceinture de sécurité. En Chine, à la notable exception de Xi'an, boucler sa ceinture de sécurité (à supposer qu'elle soit en état de l'être), c'est aussi incongru que de ralentir pour laisser traverser un piéton sur un passage protégé, mais ici, il y a un portique qui n'est uniquement destiné à contrôler la vitesse : il flashe systématiquement les véhicules et les photos sont analysées pour repérer ceux qui n'utilisent pas leur ceinture de sécurité. C'est le seul endroit en Chine où j'ai vu cela.

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L'aéroport international est bien fléché comme vous voyez, en ouigour et mandarin.

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Ici, il est précisé de plus qu'il s'agit de l'aéroport international d'Urumqi, pour ceux qui ne savent vraiment pas où ils sont. Remarquez que les poids lourds sont limités à 55 tonnes : ils sont parfois beaucoup plus longs, plus larges et plus hauts que leurs homologues européens.

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Il est toujours bon d'avoir des rudiments de ouigour ou de chinois pour savoir que la prochaine sortie, dans 2,5km, c'est celle de l'aéroport

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Quand même, pour les analphabètes, il y a un pictogramme à 2 km de la sortie

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A 1km de sortie, nouvel effort didactique, avec le pictogramme et le nom complet de l'aéroport, toujours bilingue ouigour / chinois.

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A la sortie, comme les conducteurs ou leurs copilotes sont censés avoir maîtrisé leur première leçon de ouigour ou de chinois, le pictogramme a disparu.

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Mais quand il s'agit de choisir entre Terminaux 1+2 et Terminal 3, la signalétique devient quadrilingue ouigour / chinois / anglais / russe, car vous verrez qu'il vaut mieux ne pas s'être trompé de terminal quand vous découvrirez le cheminement entre les deux.

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En revanche, ce n'est qu'aux initiés que l'on dévoile que le Terminal 3 est dédié à China Southern et aux vols internationaux de Xiamen Airlines, filiale de CZ, ce qui explique la présence de quelques uns de ses appareils vus au contact au T3.

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Confirmation quadrilingue que nous sommes bien dans la direction du Terminal 3.

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? car on s'éloigne du Teminal 2 que voici :

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A chaque entrée des terminaux d'URC, il y a une détection de traces d'explosifs en passant un tampon de coton sur les bagages; les tampons étant analysés en temps réel avant que les PAX ne soient autorisés à sortir du sas. Il y a le même contrôle à SHA (Shanghai Hongqiao), mais curieusement pas à PVG (Shanghai Pudong).

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Mais au fait, puisqu'il n'y a que des vols CZ et MF au Terminal 3 et puisque ceci est le FR d'un vol HO, la plupart de mes lecteurs se demandent évidemment ce que je viens y faire. C'est oublier que le travail de l'accompagnateur d'un tour organisé ne s'achève que quand son dernier client est enregistré, et c'est ici que les chemins se séparent pour l'unique acheteur de ce package Marathon Travel, mon co-PAX rentrant par un URC-PEK-CDG tellement banal que vous n'en aurez pas de FR.

L'enregistrement de mon co-PAX sur ce vol CZ est encore l'occasion de chocs culturels pour une employée au sol d'Urumqi. L'idée que deux étrangers arrivant ensemble avec chacun une grosse valise puissent quitter URC par deux vols, deux compagnies, deux terminaux différents exige une longue explication, évidemment en mandarin pour faire couleur locale, avant qu'elle ne comprenne enfin pourquoi je refuse de lui présenter mon passeport.

Ensuite, elle ne trouve pas trace du billet de mon co-PAX : il faut lui fournir la trace papier de ce billet vendu par AF pour qu'elle le retrouve dans son ordinateur? et pour annoncer qu'en raison de son pré-acheminement d'un vol international en J, il faut aller s'enregistrer au comptoir Elite / Business, à l'autre bout du terminal.

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A l'autre bout du terminal, on a déroulé le tapis rouge pour les PAX, et la queue est nulle.

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Mais s'il y avait une queue, il y a un petit coin salon pour attendre.

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Cette fois-ci, pas de problème, la carte d'embarquement est éditée, le bagage qui dépasse de quelques hectogrammes la limite de 20 kg pour ce préacheminement en éco est dûment étiqueté (les Chinois ne sont pas très regardants sur le poids des bagages),?

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? mais il est encore une fois jugé hors gabarit, et donc à déposer à l'enregistrement des bagages encombrants, comme pour URC-KSG, mais contrairement à URC-DNH.

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Franchement, vous la trouvez vraiment immense, cette valise ?

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Ce guichet encombrants est un bon exemple des sureffectifs omniprésents en Chine. Elles sont deux au comptoir à ne traiter qu'un PAX à la fois. De l'autre côté de la machine à rayon X, il y a aussi un employé, mais c'est le PAX qui doit faire faire deux mètres à son bagage depuis cette machine à rayons X jusqu'à un monte-charge. L'employé, lui, ne fait qu'ouvrir et fermer la porte du monte-charge.

Il ne me reste plus qu'à observer mon co-PAX passer le contrôle de sa carte d'embarquement, attendre dix petites minutes pour être raisonnablement certain que le contrôle de sûreté a été franchi sans encombre, et à quitter le terminal, mission accomplie.

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Reste donc à rentrer de mon côté à Taipei, et la première étape consiste à rejoindre le Terminal 2. Voici le cheminement prévu pour les PAX qui ont besoin de changer de terminal au niveau Départs :

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Que cette PAX se soit trompée de terminal ou qu'elle ait comme moi une autre raison légitime de faire le trajet T2-T3, elle fait comme moi : elle passe sur les voies de circulation, et non sur le trottoir qui est étroit et trop inégal pour un chariot à bagage standard.

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Vu depuis les coursives où se trouvent des restaurants, voici la moitié des banques d'enregistrement du Terminal 2.

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Et l'autre moitié, car il y a une passerelle entre les deux. A cet étage, il y a des sanitaires qui établissent un peu enviable record olfactif.

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Ici, c'est l'un des sas d'entrée avec la recherche d'explosifs

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Il n'y a déjà plus de place au hublot, va donc pour un couloir

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Le tableau des destinations au départ d'Urumqi. Il y a un nombre inhabituel de vols avec escale, car Urumqi, c'est vraiment très excentré en Chine. Mais mon vol est direct pour Shanghai : c'est le plus long vol intérieur chinois, avec 3 277 km selon gcmap. C'est moins long qu'un vol Côte est ? côte ouest canadien ou étatsunien, mais c'est déjà une belle distance.

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Au contrôle des cartes d'embarquement, encore une précaution supplémentaire : il faut mettre les pieds dans cette dispositif qui est vraisemblablement un détecteur de métal.

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Ce qui n'empêche pas l'étape obligatoire palpation + passage du détecteur à métal à main d'inclure le passage de ce dernier sous chaque plante des pieds (j'avais oublié ce détail dans mes FR précédents). Les autorités chinoises ont été assez traumatisées par des émeutes et des attentats meurtriers, et ont coupé Internet, les lignes téléphoniques externes et toute la téléphonie mobile locale pendant plus de six mois en 2010, coupant le Xinjiang du reste du monde. Les professionnels d'Urumqi faisaient quatorze heures de train aller et autant retour pour aller à Dunhuang communiquer avec leurs interlocuteurs. Les Ouigours ont néanmoins apprécié cette mesure qui a empêché leurs enfants de perdre leur temps à des jeux en ligne au lieu de faire leur travail scolaire. Le civisme de la population chinoise, tel que relaté par la presse officielle, a quelque chose d'admirable.

J'arrive donc dans la zone airside, qui est assez lumineuse et offre une vue idéale sur le tarmac. Les vitres ne sont pas teintées, mais elles ont été malheureusement pelliculées par une feuille de plastique qui dégrade significativement le piqué des photos prises au téléobjectif. Pour une fois, je ne peux pas blâmer mon modeste APN.

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J'avais choisi un vol partant une heure après celui de mon co-PAX, par sécurité au cas où j'aurais dû gérer un problème, et puisque j'ai du temps et des baies vitrées devant moi, autant passer à l'étape spotting, d'autant qu'il y a de quoi faire. Encore une fois, j'ai rassemblé par compagnie aérienne.

738 Shenzhen Airlines

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757 China Southern

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737-700 China Southern

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A319 China Southern, au loin, donc pas très net

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A330 China Southern

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A321 China Eastern

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E-190 Tianjin Airlines, très présents à URC.

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(avec un A320 Sichuan Airlines à l'arrière-plan)



Embraer 145 Tianjin Airlines

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738 sans winglet Air China

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738 avec winglet Hainan Airlines

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Le même, avec un Shenzhen Airlines au fond



A320 Sichuan Airlines

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738 Xiamen Airlines

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Un peu d'exotisme, avec un CRJ-200 de TAG Aviation (G-RADY, pour les intimes)

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Et un A320 S7 Airlines, compagnie russe basée à Novossibirsk.

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Arrivée d'un E-190 Tianjin Airlines

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? immédiatement pris en charge par une voiture Follow me

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? pour un trajet qui n'est pas trop compliqué, vu que la porte se trouve pile en face de l'endroit où il a quitté la piste d'atterrissage.

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Arrivée d'un A320 Sprint Airlines, une low-cost shanghaïenne qui n'a pas une très bonne image de marque auprès de mes amis de cette ville. Un peu l'équivalent d'Easyjet, mais quand même pas de Ryanair.

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Mais l'atterrissage qui m'intéresse le plus est celui de cet A320 Juneyao Airlines : le vol HO1215 est ponctuel, ce qui me laisse raisonnablement espérer que mon vol HO1216 le sera aussi.

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A son tour, il est précédé par une voiture Follow me.

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? pour arriver au contact porte 12 juste à gauche de l'endroit où je le guettais.

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Le temps que je me déplace pour le photographier du côté droit, il y a déjà une fourmilière à ses côtés. Le voici donc avec un A320 Sichuan Airlines à l'arrière-plan.

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? qui part rejoindre la piste d'envol

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Le voici, en plus gros plan

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Je ne suis pas le seul spotteur

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En revanche, le brouhaha ambiant n'empêche pas ce pieux PAX de faire ses prières.

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Et cet autre PAX de dormir, après avoir s'être déchaussé.

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Le concept de nouveau père n'est pas arrivé à URC.

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L'embarquement de mon vol est proche,

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? et mon indiscret téléobjectif m'annonce un vol quasiment complet avec 136 PAX à bord. Plus six PAX de dernière minute, car lorsque j'embarque, le total affiché est de 142.

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Donc justement, on embarque, à l'heure.

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Le pitch n'est pas généreux (je rappelle que je suis un petit gabarit).

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La PAX en 13A va filmer intégralement le décollage, puis mitrailler abondamment la montée. Une fois de petits soucis de censure réglés, la version chinoise de FR aura un brillant avenir devant elle.

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Mais entre passionnés de photographie en avion, on a du savoir-vivre, et elle me laissera prendre des photos à bout de bras, et prendra aussi quelques photos pour moi avec mon APN. A noter que comme je n'ai pas un visage chinois, c'est en ouigour qu'elle m'a adressé la parole (beaucoup de Ouigours passeraient totalement inaperçus dans une rue française).



Tant qu'à être au couloir, autant en profiter pour me déplacer, mais un A320, on en fait vite le tour

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WE hyper-banals

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La fiche de sécurité des appareils de CZ basés au hub de URC sont trilingues ouigour-chinois ?anglais, mais celle-ci de HO (basée à Shanghai SHA+PVG) est uniquement bilingue chinois ? anglais.

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Distribution du repas

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C'est l'occasion de découvrir que ma tablette n'est pas propre du tout. Un point de malus en confort.

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Menu garanti halal tous azimuts

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Le sachet au centre contient des légumes marinés au piment du Sichuan. Ceux qui ne connaissent de la gastronomie chinoise que l'ersatz servi dans les restaurants chinois en France (souvent tenus par d'ex-Vietnamiens ou Cambodgiens de la diaspora chinoise) ne savent pas que la grande majorité des plats servis en Chine sont très épicés. La nourriture du Sichuan est réputée dans la Chine entière pour le feu de ses piments. Si vous avez un doute quant à la résistance chimique de votre système digestif à un sachet classé 3 piments sichuanais, n'ouvrez pas ce sachet explosif !

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Dès que c'est pimenté, cela a du goût!


Mes chantiers dans le Sichuan m'ont blindé à ce sujet, et sans l'apport de ce sachet, le poulet du plat aurait été un peu fade pour mes papilles gustatives.

Je ne sais pas dire winglet en ouigour (en mandarin non plus, d'ailleurs), aussi j'ai profité d'un déplacement de ma voisine aux WC pour prendre cette photo.



Une PNC distribue des questionnaires de satisfaction de ci de là. Je ne sais pas si les places étaient prédéterminées, mais j'aurais bien aimé écrire ce que je pensais.

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Voler plein est en fin de journée, c'est accélérer le coucher du soleil : ce vol traverse deux fuseaux horaires.

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Plus tard, distribution de petites bouteilles d'eau

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On est encore loin de Shanghai, et c'est le bon moment pour parler du confort de ce vol. Très franchement, il est médiocre, pour ne pas dire mauvais. Non seulement le pitch est un peu étriqué, même pour moi, mais il a fallu que le seul PAX qui incline son siège dans mon secteur soit celui assis devant moi, réduisant l'espace vital du PC sur lequel je commençais un FR. Qui plus est, il y avait des groupes plutôt bruyants.

Ce qui concerne les PAX, c'est de la malchance. Mais ce n'est pas tout. Quand je suis monté dans l'avion, il y avait une musique d'ambiance trop forte pour être oubliée. J'aime écouter de la musique, mais j'ai horreur qu'on me l'impose. Surtout quand elle tourne en boucle. Et surtout quand elle tourne en boucle pendant un vol de 4h20', plus embarquement, plus débarquement. C'était usant. J'ai massacré la note de confort de HO à cause de cela.

Pendant la descente, on a droit à un topo bilingue de promotion de Shanghai, vantant ses records et ses attraits professionnels et touristiques, pendant deux fois cinq minutes. C'est un étrange concept très chinois dont je ne comprends pas l'intérêt : cela n'apprend pas grand-chose aux PAX qui savent pourquoi ils vont à Shanghai. Le dernier de ce genre que j'avais entendu, c'était au petit matin dans un train de nuit Harbin ? Beijing.

Toujours est-il qu'on atterrit à l'heure. Ici, c'est la bifurcation entre PAX sans bagages enregistrés (à gauche) et PAX avec.

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Les premiers passent par cette passerelle soulignée d'une ligne lumineuse à gauche, alors que les autres descendent au niveau inférieur vers les tapis de livraison.

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Voici la liste des vols à l'arrivée à ce moment-là. Sur douze provenances (Taiyuan est en double), il n'y en a que trois où je n'ai jamais mis les pieds.

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(le vol CZ5119 effectue normalement SHA-PEK. Je ne comprends pas ce qu'il vient faire dans cet affichage, cela doit être un bug).

Il ne me reste plus qu'à récupérer mon bagage, ce qui est assez rapide, et rejoindre la station de taxi où cette fois-ci l'attente est nulle, ignorant les avances de l'incontournable chauffeur au noir qui espère toucher le jackpot avec un étranger peu au fait des vrais tarifs locaux.
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Verdict

Juneyao

7.0/10
Cabine5.0
Equipage8.0
Restauration8.0

Conclusion

Ce vol était à l\'heure, ce qui ne va pas de soi en Chine. Les PNC étaient au standard chinois : corrects et efficaces. Le fait que ce long vol soit en monocouloir, ce qui est tant décrié sur FR qu\'il s\'agisse de traverse l\'Atlantique ou l\'Amérique du nord, ne m\'a pas vraiment gêné. En revanche, le pitch étriqué et cette ambiance sonore de supermarché était épuisante. Ce troisième FR sur Juneyao Airlines la fait chuter dans le classement de FR : je m\'attendais à beaucoup mieux de sa part.

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