Avis du vol Air France Marseille Brest en classe Economique

Compagnie Air France
Vol AF7692
Classe Economique
Siege 5A
Avion Airbus A319
Temps de vol 01:45
Décollage 16 Aoû 12, 11:30
Arrivée à 16 Aoû 12, 13:15
AF   #41 sur 132 Compagnies Un minimum de 20 flight-report est nécessaire pour apparaitre dans le classement. 3974 avis
momolemomo
Par GOLD 3743
Publié le 21 août 2012
Bonsoir.

Je fais une pause dans mes FR retour du Brésil avec Delta pour ce MRS-BES avec Air France.
Le FR s'arrêtera brutalement en plein vol me décourageant, au début, de poster un FR sur une ligne intérieur. Mais j'ai changé d'avis grâce à l'équipage qui fût, tout simplement, un des meilleurs que j'ai pu avoir. Toutes compagnies confondues.

Le Marseille ? Brest ! C'est la ligne de ma petite enfance. Entre mes 3 et 13 ans, quand je vivais à Aix en Provence, j'ai dû faire une bonne trentaine de fois l'aller-retour. Il fallait aller voir la famille bretonne a la pointe Finistérienne. Et c'était toujours avec plaisir que j'embarquais en premier, avec mon frère, en tant qu'UM (jusqu'à 12 ans, avec les petites pochettes Planète bleue) dans les CRJ de Britair qui effectuaient la liaison auparavant. Ma tante est CC chez Britair, et à chaque vols on demandait : « Vous connaissez Mme tantedemoi ? ». Généralement les hôtesses répondaient par l'affirmative et nous, nous étions chouchouter durant tout le vol. Jeux pour enfants, visite dans le cockpit, réserves de canettes de coca, triple ration d'apéritifs etc… Enfin, la belle vie.

Ça fait maintenant 3 ans que je n'ai pas pris cette ligne. Depuis que je vis en Allemagne, c'est plus simple de rejoindre Paris, puis la Bretagne. Ou alors, quand on est sur la presqu'île de Giens, il y a Jetairfly en direct ou AF via Orly. Mais cette année, la nouvelle base d'Air France sur l'aéroport de Marseille nous a permis de rejoindre Brest pour 60? par personne. Contre 145? avec la compagnie belge depuis TLN.

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Nous nous sommes levé à 7h30 pour rejoindre Marignane où part notre vol pour la Bretagne. Arrivée 2h tout pile avant le départ du vol. L'enregistrement se fait rapidement avec un agent très souriant et très sympathique qui s'occupera de l'embarquement de notre vol.

On passe ensuite en salle d'embarquement après avoir dit au revoir à ma mère qui repart sur l'Allemagne. Je me suis auto-surpris puisque pour la première fois de ma vie j'ai oublié d'enlever ma ceinture avant de passer le portique de sécurité. Ça ne me ressemble pas.

L'embarquement doit débuter à 11h en porte 40B. Il est 10h50, l'avion n'est pas arrivé, il n'y a pas d'activité devant la porte et j'ai toujours la tête plongée dans mon livre.

Pas grand chose à Marseille mis à part cet E190 de KLM qui arrêtera bientôt la ligne sur Amsterdam, reprise par Air France. L'avro de Brussels Airlines, la horde d'Air Algérie et cet Aigle Azur qui pointe sa dérive.
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Et un A319 d'Easyjet qui s'en va
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11h ! L'avion est enfin au contact et les agents sont prêt à lancer l'embarquement. L'avion est le F-GRHB. Un bon petit A319 avec une nouvelle cabine mais les anciennes couleurs.
L'embarquement commence et se fait par rangées. La personne qui s'occupe de scanner les billet est la même que celle du check-in. Il nous voit arriver et nous lance un « re-bonjour » très souriant. C'est un tout petit détail qui passerait totalement inaperçu pour n'importe qui mais j'ai beaucoup apprécier cette petite attention.

Je rentre dans l'avion dans les derniers et salue la chef de cabine. Je me tourne vers elle et lui demande si je peux lui poser une question. Ce à quoi elle me répond aimablement : « avec plaisir ». En vue de mon entrée en classe de Terminale, je commence sérieusement à me questionner pour mon avenir. J'ai donc demandé si il était possible de discuter, lorsque nous avons atteint notre attitude de croisière ou même au sol, avec les pilotes de leurs carrière, de leurs quotidien et de leurs parcours. Elle me répond que ça risque d'être compliqué puisque le vol est complet mais qu'elle va faire son possible. Elle regarde ma place et me souhaite un bon voyage.

Le repoussage se fait à l'heure, suivit des démonstrations de sécurité et d'une annonce interdisant les cigarettes électroniques. Jamais entendu ça dans un avion.
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Il n'y a pas que la SNCF et Air France qui font grève.
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Nous décollons et tournons vers le sud. Ce qui me paraît bizarre pour un vol vers Brest. Mais nous suivrons la côte jusqu'à Sète puis traverserons la France pour rejoindre l'Atlantique et suivrons la côte jusqu'à la ville de Brest.
L'aéroport de Marseille Provence
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Après le décollage, la Chef de cabine passe, me voit et me dit : « Ne vous inquiétez pas, je ne vous ai pas oublié. »
Le long de la Méditerranée.
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Le service commence. Un bon sucré-salé. J'ai pris l'habitude d'éviter le salé et de toujours prendre le sucré. Mon frère refuse toujours les snacks à bord à cause de son allergie. Puis il se tourne vers moi et change d'avis. L'hôtesse prend un paquet de galettes et me le tend. Généralement, les hôtesse ne comprennent pas que mon frère ne les mange pas (ce qui paraît normal) et ses apéritifs passent toujours par lui avant d'arriver à moi. Ici, il n'y a même pas touché. L'hôtesse à tout de suite compris que c'était pour moi. Elle me donne ensuite ma boisson avec un grand sourire et : « Je ne vous ai toujours pas oublié ! ».
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La terre se dirige vers le Sud et nous, nous continuons vers l'Ouest. Voilà la ville de Sète (tout en bas de la photo). Je le sais parce que le pilote à pris la parole pour nous dire qu'à notre gauche se situe la ville de Sète et à notre droit la ville de Millau avec son célèbre viaduc.
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La campagne du Sud de la France
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Évidemment, le winglet !
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Voilà la dernière photo de ce vol. A partir de maintenant, il va falloir lire (désolé pour ceux qui n'aiment pas…). La traînée que vous voyez dans le ciel est celle d'un A319 de la TAP passé tout proche de nous et que j'ai raté.
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Alors que je m'étais mis à lire un célèbre journal d'information Français, l'hôtesse revient me voir et me dit : « J'ai une très bonne nouvelle pour vous ! » Tout heureux, je quitte mon siège et me retrouve dans le couloir où je croise une seconde hôtesse :
« -Vous êtes le jeune homme qui veut devenir pilote ?
-Oui
-C'est super ! Et votre frère, que souhaite-t-il faire ?
-Lui, c'est plus la finance et le commerce qui l'intéresse.
-Ah oui ! Il a bien le front des businessman ! »
Puis elle éclate de rire avec sa collègue qui m'emmène dans le cockpit. J'ai pas tout à fait compris la blague.

Je rentre dans le cockpit et prend un siège situé derrière le pilote puisqu'il y a la fille du copilote qui est assise sur le jumpseat. A ce moment là, je regarde à gauche et voit l'île de Ré et je me dis : « M*rde ! Mon appareil photo ! Tant pis… ».

Le copilote est très occupé avec sa fille à discuté amis, cheval, vacances etc… J'entame donc une discussion avec le pilote. Très sympathique, il a fait l'ENAC avant d'errer 5 ans sans trouver de travail dans l'aérien. Il a finalement pu rentrer chez Air France et a déjà fait ses années comme co-pilote sur court/moyen courrier et sur long-courrier. Il était sur B747. Il m'a raconté son meilleur souvenir, m'a rassuré dans mes capacités et mes motivations. J'ai appris pas mal sur le quotidien d'un pilote chez Air France. Il a voulu faire pilote pour le mode de vie. Le fait de ne pas être stable, de bouger dans tout les sens, d'avoir des journées qui peuvent commencer à 5h etc… Soudainement, je ne me suis plus sentis seul. En général, les gens que je connais cherchent la stabilité.
Je lui ai parlé des possibilités qu'offrait la Lufthansa aux jeunes et mon envie d'essayer de ce côté là. « La Lufthansa ? C'est une très belle boîte ! ». Alors que nous allions commencer la descente, il me demande si je veux rester dans le cockpit pour l'atterrissage. Sans hésiter ! J'ai été con de ne pas avoir pris mon appareil photo ! Il m'a ensuite montré le circuit d'approche de l'aéroport.

Les paysages sont magnifiques. J'avais déjà vu le cockpit d'un B737. Celui d'Airbus fait beaucoup plus récent. On a l'impression qu'il y a beaucoup plus d'électronique à bord. Celui du 737 sur lequel j'ai volé donne la sensation de retomber dans les années 70/80. Les vitres de l'A319 sont beaucoup plus grandes et parfaitement nettoyées. Souvent, les pilotes formés sur A318/319/320/321 sont aussi formés sur 330/340 puisque le cockpit est quasiment le même. Ce qui change est surtout l'envergure, le poids et la longueur.
Lors de notre approche sur la Bretagne, les nuages apparaissent. L'approche se fera aux instruments puisque BES est sous un bon nombre de nuages.

L'hôtesse qui s'est occupée de mon cas retournera voir mon frère et lui dira :
« -Votre frère ne reviendra pas !
-C'est pas très gentil ce que vous me dîtes là. »
J'ai bien rigolé, et ma famille aussi, quand il nous a raconté ça.

Nous commençons à traverser les nuages et la Bretagne nous apparaît. Ses plantations et nombreux champs de vache. Il y a du vent, et de la pluie. La descente a été très mouvementé puisqu'il y avait trois grosses couches de nuages à traverser. Mais j'ai adoré. Déjà, à ma place habituelle j'adore quand ça secoue ; mais alors dans le cockpit ! Génial !

Nous atterrissons 10 minutes en avance. Nous serons débarqués par passerelle (tandis que les passagers Easyjet embarquent sous la pluie). Le copilote regarde le carburant économisé pendant ce vol avec cette route : 850L ! Ils n'étaient pas peu fiers !
Je sors du cockpit avec un grand sourire et cette sensation de bonheur en remerciant l'équipage qui me souhaite une bonne continuation.

La valise mettra un peu de temps à venir, même beaucoup de temps pour un si petit aéroport.
Le pilote et le copilote avaient fait, dans la matinée, un aller-retour sur Paris. Il rentraient sur Marseille et avaient fini leurs journées. Soit vers 15h30.


Il est vrai que ce FR manque cruellement de photo et que la partie la plus intéressante en est dépourvue. Mais j'ai tout de même tenu à publier ce FR pour remercier cet équipage qui fût parfait du début jusqu'à la fin. J'espère avoir pu vous faire ressentir tout ce que j'ai vécu à travers mon récit. En tout cas (pour les plus jeunes) si l'envie vous prend de visiter le cockpit, vous savez ce qui vous reste à faire ;)
A bientôt !
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Verdict

Air France

5.0/10
Cabine8.0
Equipage10.0
Divertissements5.0
Restauration6.0

Marseille - MRS

5.0/10
Fluidité5.0
Accès5.0
Services5.0
Propreté5.0

Brest - BES

5.0/10
Fluidité5.0
Accès5.0
Services5.0
Propreté5.0

Conclusion

Ponctualité : Départ à l\'heure et arrivée en avance.

Confort : Je crois qu\'il n\'y a pas mieux que le cockpit comme place. Mais je reste à 16 parce que j\'ai fait la moitié du vol sur mon siège. Le 5A.

Personnel : La plus haute note. D\'une gentillesse extrême. Un équipage comme on en rêve.

Repas : habituel sucré-salé.

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