Retour de Géorgie en cette froide matinée de février.
Pour le récit du vol "aller", je vous invite à cliquer ici.
Le transfériste de l'organisateur du séminaire auquel j'assistais est du genre prudent. A la marge, il a rajouté la marge de la marge et encore une marge, ce qui fait que l'on me dépose à 7h20 devant l'aérogare alors que mon vol ne part qu'à 10h10. Tout ça pour avoir parcouru en 20 minutes la vingtaine de kilomètres qui séparent le centre de Tblissi de l'aéroport Chota Roustaveli, avec aucun encombrement des routes à ces heures là.
Bref, je suis bon pour une visite approfondie de l'aérogare, sachant que je m'éternise pas à l'extérieur en raison de la température glaciale.
Le comptoir des ventes de Georgian Airways est fermé…
… de même que les banques d'enregistrement du côté utilisé par Georgian Airways. Il est vrai qu'il n'y a aucun vol A9 programmé avant 10h du matin (Moscou VKO).
Je suis déjà enregistré depuis la veille sur le site de la compagnie, ce qui me fait regretter d'autant plus ce réveil matinal pour me conformer aux horaires prescrits par le transfériste alors que j'aurais pu gagner 1h30 de sommeil en prenant un taxi plus tard, qui m'aurait coûté 20€ tout au plus. Moralité de l'histoire : à vouloir parfois trop radiner sur les notes de frais on finit vraiment par se pénaliser.
Seul un vol charter d'Air Cairo à destination de Sharm-el-Sheik est en cours d'enregistrement de l'autre côté du rez-de-chaussée. Clientèle : visiblement des touristes géorgiens.
J'accède à l'étage par ce grand escalator afin de passer airside.
La zone d’enregistrement vue d'en haut.
Ainsi que les rares commerces situés landside.
Le franchissement du PIF se fera sans problème mais un peu moins celui de la PAF. Ils ne veulent pas me laisser sortir de Géorgie aussi vite ! Sachant que mon vol est dans 2 heures et 1/2 et ils ne comprennent pas pourquoi je suis déjà là alors que l'enregistrement de mon vol n'a pas encore commencé. Je dois insister en disant que je veux me rendre au salon business. Ils finissent par accepter, après s'y être mis à trois pour scruter avec étonnement ma carte d'embarquement auto-éditée, une pratique semble-t-il peu courante ici. J'ai également droit à une analyse minutieuse de toutes les pages de mon passeport, forcément bien garnies de divers tampons glanés aux quatre coins de la planète. Bilan des conciliabules et autres inspections alors que les lieux sont déserts : un bon quart d'heure, à l'issue duquel j'entrevois enfin le graal.
L'accueil est effectué par deux sympathiques "dragonnes" (pour utiliser le vocabulaire propre à ce site…) positionnées en amont du comptoir de l'entrée principale du salon.
Le choix de presse est limité à l'offre locale.
La décoration est moderne et très harmonieuse, agrémentée par l'exposition temporaire de peintures et de sculptures, proposées à la vente.
Côté pratique, il y a ce petit "business corner" …
… et un accès wifi au débit très correct, dont les codes d'accès ont sans doute été réinitialisés pour toute l'année…
Qu'en est-il du catering ? Eh bien c'est là encore tout à fait convenable, et quoi qu'il en soit d'un niveau tellement supérieur à ce que j'ai pu constater à l'aller au départ d'Amsterdam. Voici l'offre de nourriture froide, n'oublions pas que nous sommes encore à l'heure du petit déjeuner.
Question chaud aussi, il y a tout ce qu'il faut.
Les boissons alcoolisées sont déjà en place.
Quant aux softs, c'est plutôt l'abondance.
Bref, un salon de très bon niveau, dans lequel je passerai presque deux heures, la plupart du temps à somnoler, avant de quitter les lieux vers 9h30 en terminant par une visite aux toilettes, qui ne comportent pas d'accessoires particuliers.
Mais l'essentiel est que ce soit propre. Il est vrai que la faible fréquentation des lieux depuis le début de la journée est un facteur favorable dans ce domaine.
Je ressors alors qu'il fait à présent grand jour au dessus de la verrière.
On peut remarquer que ce salon, dont la qualité -je le répète- m'a fait une excellente impression, doit être trop petit à certaines heures de la journée car il a visiblement du être agrandi en utilisant les parties communes de l'aérogare.
Un coup d'oeil au FIDS pour constater que ça s'anime enfin en milieu de journée, même si Téhéran et Bakou sont annulés (sans doute pour cause de remplissage insuffisant), et Munich retardé de presque dix heures (tempête de neige en Allemagne)…
Détour rapide par le duty free.
L'un des souvenirs les plus courants à ramener de Géorgie c'est le vin.
Il y a abondance de choix. Un vrai patrimoine de la part de ce pays, hélas mal restitué par la compagnie nationale à bord de ses avions comme on avait pu le constater à l'aller.
Bon, place aux choses sérieuses, je suis dans un aéroport depuis presque trois heures et je ne vous ai toujours pas montré le moindre avion. Voici le tarmac qui s'active avec sur la droite un 737-700 A9 à destination de VKO et à gauche un EMB-190, précisément celui qui va m'emmener à KBP.
Il faut soi-disant attendre là en arrivant au niveau de la porte.
Mais en vérité, l'embarquement a déjà commencé par cette très belle passerelle télescopique vitrée.
Toujours le 73G allant à VKO sur la droite, mais aussi plus loin, un autre EMB-190 d'A9, celui-ci à destination de VIE.
Côté gauche, le nez de l'EMB-190 qui va m'emmener à Kiev, tandis qu'on aperçoit dans le fond un B747-200F de feu la compagnie Air Georgia.
Comme on peut le constater les EMB-190 d'A9 sont bien titrés "Georgian Airways" alors que l'on sait que les B737 sont toujours marqués "Air Zena".
Un autre B737-700 A9, au large.
Voici ce que va être mon univers durant les trois heures à venir. Cette business class avec des sièges qui rappellent étrangement ceux d'Air Canada, bien que les avions aient été livrés neufs à A9 (ça rime !) au cours de l'année 2017.
Configuration en 1+2 tout à fait honorable, avec trois rangées. Comme sur B737, A9 propose de vrais sièges business class, séparés du reste, et pas un erzatz de classe éco séparée avec un siège sur deux neutralisé… ou pas.
A propos de rideau, et même de cloison ici, voici ce qui s'y passe derrière, c'est à dire en éco.
J'ai pris place au 2A, après qu'une PNC m'ait proposé de prendre mon manteau pour le placer sur un cintre et le ranger dans un des compartiments de l'avant.
Que nous réservent ces magnifiques écrans ? On le verra un peu plus tard.
Des boissons froides et une offre de presse locale sont apportées individuellement aux trois pax, dont votre serviteur, occupant ce matin là les 9 sièges de la cabine affaires.
A la santé d'Air Zena, Georgian… Airlines !
Il est 10 heures, l'embarquement est terminé avec au grand maximum 40 passagers à bord. Le rideau a été tiré afin d'épargner aux pax la vue des derniers va-et-vient entre PS et PN. Il sera rouvert pour que les démos sécu soient effectuées dès les portes fermées.
Passerelle télescopique retirée. Le départ est proche.
On repousse à 10h05, avec 5mn d'avance, alors que le B737 à destination de Moscou est déjà parti.
Vue générale de la façade de l'aérogare, avec ses trois postes au contact.
Une fois le push débranché, on va rouler en autonome alors qu'un splendide IL-76 de Silk Way est venu stationner aux alentours.
Rien de bien spécial à spotter dans cette partie de l'aéroport.
On retrouve notre vieux B74F d'Air Georgia déjà aperçu précédemment.
L'idiot que je suis est assis côté gauche de l'appareil alors que c'est bien entendu à droite qu'il aurait fallu être pour avoir une vue générale de l'aéroport lors du décollage.
Consolation avec ce superbes vues des montagnes géorgiennes.
Selon un protocole visiblement bien rodé chez A9, la poursuite de la montée est l'occasion pour le PNC de distribuer un coussin bleu à chaque passager de la classe affaires.
Ainsi qu'une couverture en laine, genre "chalet de montagne".
Le service va commencer. Toujours pas de menu imprimé proposé en amont afin de se faire une idée des choix possibles. Assurément un point faible récurrent chez A9.
La nappe, ou plutôt la serviette en tissu faisant office de nappe, est ensuite apportée par la PNC en charge de servir à l'avant.
Et voilà le plateau qui arrive, après que la même PNC m'ait demandé dans un anglais plutôt rude si je voulais "omelette, waffle or pancake". Comme vous pouvez voir, le look est plutôt sympa, mais…
… l'espèce de crêpe fourrée de fromage n'a pas bon goût. C'est trop fort et trop grossier comme texture. Vous aurez aussi noté que la quasi totalité du contenu du plateau est soit à base de farine soit de fromage. En plus des saveurs loin d'être satisfaisantes, on repassera donc question variété.
Ce n'est pas le café, lui aussi trop fort, qui relèvera le niveau.
Je me contenterai donc de ce 1/2 litre d'eau pour finir ce repas aussi médiocre que celui de l'aller. Les PNC m'ont paru plutôt "transparents" tout au long du vol : pas d'initiatives hormis celle de me proposer le vestiaire en embarquant, pas de "repasses" en cabine, et d'une manière générale une présence à minima. J'ai comme l'impression qu'ils évitent le contact avec la clientèle occidentale, sans doute par timidité et par manque de maîtrise de l'anglais.
Ces agapes pantagruéliques terminées, direction la classe Y afin de se faire une idée complète de la cabine de cet E-190.
Le pitch est du genre serré.
L'IFE est du genre "encore possible d'y croire à ce stade"…
… mais la vérité est implacable : écran noir. On notera au passage que les dossiers des sièges sont inclinables.
Un petit tour aux toilettes pour parfaire l'inspection.
RAS, c'est propre même si ça n'a pas le look d'un avion aussi neuf que ça, à l'image des sièges.
Vue de la cabine Y depuis l'arrière.
Retour à mon siège. Ultime et vaine tentative de recherche d'un quelconque IFE. Je confirme que rien ne marche, même pas l'alimentation électrique de la prise USB.
C'est donc du support papier qu'il faudra se contenter comme divertissement.
Puisque je ne l'avais pas fait lors du FR relatif au vol aller, je vous propose donc de parcourir l'inflight magazine de GEORGIAN AIRWAYS qui célèbre son 25é anniversaire avec notamment son retour à Paris (CDG) après deux années d'absence.
Le réseau est d'ailleurs détaillé comme il se doit. On note immédiatement un fort penchant occidental.
L'autre sujet majeur à relever par un AvGeek dans un magazine de bord, c'est la flotte. Pas de surprise concernant les B737-700 et les EMB-190 mais la présence d'un CRJ-200 est plus surprenante alors que ce type d'avion semblait avoir été retiré définitivement du service par A9. Mystère, mystère…
Toujours les mêmes problèmes de cohabitation des marques entre AIR ZENA et GEORGIAN AIRWAYS, dont les titres ont été ajoutés par le graphiste du magazine de bord, alors que les 737 sont toujours AIR ZENA "en vrai". Désolé pour le torticolis afin de voir cette photo à l'horizontale, c'est l'un des petits défauts récurrents de ce site qui je l'espère sera résolu un jour. [EDIT Modération : problème résolu ^^]
Pour revenir sur la dualité des marques, un semblant d'explication dans cet article. Après tout, ça ne fait que 13 ans et demi que ça dure…
Comme certaines autres compagnies de la région, par exemple MAHAN AIR et UZBEKISTAN AIRWAYS, GEORGIAN AIRWAYS se risque à publier les horaires dans son in-flight. Initiative louable mais forcément périlleuse car sujette à obsolescence. Pour preuve l'horaire du vol du mercredi vers Kiev, à bord duquel nous nous trouvons, n'est pas le bon.
Cette lecture achevée, je vous propose la vision détaillée de la consigne de sécurité recto-verso…
… avant de prendre un peu de repos lors de la dernière heure de ce vol.
Effectivement, je suis réveillé par les annonces de descente, alors que l'on survole la région de Kiev enneigée.
Approche finale.
La célèbre doublette d'IL-62 du gouvernement ukrainien est fidèle au poste !
Atterrissage à 10h45 locales, après 2h45 de vol. Pour se mettre dans l'ambiance, une jolie brochette : Tu-154, An-148, Il-76 et An-12 !
En revanche, le tarmac de l'ancien terminal est désert. Dommage car il accueille parfois des raretés…
Nous nous dirigeons bien évidemment vers le Terminal D, seul et unique désormais en service.
Malgré sa jeunesse (ouverture à l'arrache pour l'Euro 2012), il subit déjà des travaux d'extension. Il est vrai que la compagnie résidente est en croissance exponentielle. On y reviendra.
Nous avons un poste au contact dans ce créneau légèrement décalé avec la pointe du "hub" d'UIA.
Bloc arrivée à 10h55. En quittant mon siège je remarque que l'accoudoir de celui du rang 1 est doté d'un joli équipement de monitoring IFE, aussi inutile que les écrans du même IFE… fantôme.
Fuselage shot en débarquant.
Les passerelles télescopiques font la part belle à AZUR AIR, compagnie russe qui a visiblement essaimé en Ukraine après l'avoir fait en Allemagne. Curieux alors que les relations russo-ukrainiennes sont au plus mal.
Ce n'est effectivement pas l'heure de pointe et je franchirai seul le PIF des correspondances…
… afin d'atteindre l'étage des départs, airside, quelques mètres plus haut.
Notre E-190 est stationné à côté d'un B767-300 UIA en partance pour JFK.
Lequel quittera son parking peu de temps après… pour y revenir dans les minutes suivantes suite à un problème sur le moteur N1.
J'ignore comment l'histoire s'est terminée, peut-être par un croisement avec un de ses sister-ships, ici présent. Mais le plus intéressant est ce qui se passe plus loin, sur la piste : le premier B777-200 d'UIA fait des "touch & go" afin d'entraîner les pilotes en vue de sa mise en service imminente. Ca va devenir banal sur le réseau LC d'UIA mais fin février 2018, c'était vraiment un scoop.
Mes pérégrinations se poursuivant dans l'heure suivante à bord d'un (banal lui aussi) B738 d'UIA, j'apercevrai de nouveau ce B772 depuis le hublot de mon siège.
Voilà comment se termine ce FR, et par là même la première étape de mon retour de Géorgie que je suis heureux de partager avec vous grâce à la rédaction de ce récit.
Hello Luc !
Merci pour ce nouveau FR atypique !!
Pour commencer deux petits points modération : j'ai changé la classe du voyage en Affaires, tu avais mis par inadvertance Economique. Pour la photo du magazine avec la photo du 737 à l'envers, j'ai rectifié et je l'ai remise à l'endroit. Il y a un truc pour éviter ce bug (qui arrive en général quand les photos sont prises via smartphone) : tu prends ta photo et tu la passe un coup dans un logiciel de retouche de photo, genre paint, et tu lui enlèves quelques pixels. Du coup ça passe très bien. Si tu veux, je t'ai laissé ta photo de la boarding pass qui est aussi à l'envers pour faire un essai. Je peux te la changer aussi si tu préfères :)
Fin du point modo, début des commentaires persos :) Le salon propose un bon produit dans son ensemble, j'ai été assez surpris. Concernant l'avion, comme tu l'as mentionné il ressemble furieusement à un ex Air Canada pourtant il a été livré neuf. Bizarre.
Le catering n'est pas fantastique, je suis d'accord avec toi. Dommage aussi que les IFE ne soient pas mis en fonction et que l'équipage soit tellement absent.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Merci Stephan de ta contribution et de ces rectifications fort appropriées, y compris celle plus bas sur le pedigree de l'avion. Concernant les photos "renversées", je saurai désormais comment faire.
Bref, je voterai sans réserve pour toi en janvier prochain quand il sera question d'élire "le modérateur le plus efficace" ! :-)
Blague à part, merci de ton commentaire et de tes recherches sur la curiosité de cette cabine ex-AC sur un avion supposé neuf... mais je me suis laissé abuser par la com de Georgian Airways sur le sujet, alors que, oui, il y avait bien comme un vieil air d'occasion dans cet avion !
A bientôt.
Merci Luc pour ce FR.
J’avoue, c’est moi qui ai soudoyé ton transfériste pour te faire mogoyer au salon contre ton gré !
Salon primeclass qui me semble meilleur que le premier que j’ai fréquenté à MCT dans le nouveau terminal.
C’est assez symptomatique qu’A9 n’ait mm pas son propre salon dans son « hub » ou du moins sa home base.
Je vois que la notice de sécurité a été photographiée post mortem, après le vol…^^
Une grosse déception à tous les niveaux sauf l’appareil récent et sa cabine qui pourtant semblait indiquer un niveau « first world » du produit.
Ah, je comprends tout maintenant, c'est toi le coupable de mon transfert si matinal:-). Ceci étant ce salon, a été une bonne consolation de ce lever tôt inutile, car sans lui j'étais bon pour une interminable séance de 100 pas dans cette aérogare déserte. Concernant les photos post-mortem, oui, j'avoue, ça m'arrive souvent pour les consignes de sécurité mais aussi les billets, les cartes d'embarquement, les magazines de bord et tous autres imprimés pour lesquels je n'ai parfois pas la bonne luminosité à bord. Je vois qu'à force de fréquenter nos amis des service secrets qui sévissent dans les aéroports iraniens tu es devenu toi aussi un redoutable fin limier qui remarque tout et partout :-). Merci de ton commentaire et à bientôt j'espère.
Merci Luc pour ce fr,
L'offre petit dej est vraiment complète au salon. Très souvent ceux ci sont vraiment copieux dans les pays de l'est. A la PAF, bonjour les contrôles dès que l'on parait un peu "atypique" au douanier...
A bord, tu as pu profiter d'un bon siège. Par contre les reste.... Le plateau fait "étouffe chrétien", fausse joie avec les IFE et PNC trop discret.
A bientôt
Merci Nicolas, oui c'est ça, tu as tout résumé. A bientôt.
Merci Luc pour ce très beau FR,
Une prestation correcte et un catering à mon sens classique de ce qui est proposé à l'est de l'Europe.
Dommage pour l'IFE qui aurait pu constituer un vrai plus!
Les vols internes en Ukraine proposent quelques raretés, Antonov pour ma pomme dans 2 semaines :-)
Concernant l'extension de PS, si seulement la compagnie hôte de Borispol pouvait également proposer un service de qualité, cela serait un premier pas!
Bon weekend à toi et à bientôt!
Bonjour Benoît et merci de ton commentaire. Hâte de lire tes FRs sur tes vols domestiques ukrainiens. C'est la meilleure manière de nos jours de voler sur des machines de l'ère soviétique pour un AvGeek européen. A 3h en moyenne de chez soi, sans visa, et pour 50€ le billet tout au plus, Motor Sich régale de ses An-24 et An-140, et avec un peu de chance on peut même tomber sur de l'An-74 ou du Yak-40. Alors, je dis toujours aux jeunes qui se précipitent dans le 1er vol Joon ou je ne sais quel MC en 789 AF, gardez votre argent pour aller à Kiev voler sur des machines qui disparaîtront sans doute bientôt alors que dans 20 ans vous aurez encore le temps de prendre les trucs récents d'aujourd'hui. Enfin, c'est mon point de vue... A bientôt.
Un grand merci pour ce FR ! Venant juste de poster une petite série autour de mes congés en Géorgie... J'apprécie de revoir TBS sous ton oeuil et ton expérience.
Quelques remarques :
M'étant balader dernièrement à Kiev, j'avais fortement apprécié le "nouveau terminal" de 2012.
Bons vols @ toi.
:)
C'est moi qui te remercie de ton commentaire fort sympathique.
Je suis d'accord sur le fait que le niveau d'anglais des géorgiens d'aujourd'hui est tout à fait convenable, ce qui rend d'autant plus curieux le fait que celui des PNC A9 le soit moins. C'est comme pour la nourriture ou le vin : ce que l'on sert à bord est en deçà de ce qui se fait dans le pays comme le souligne Okapi un peu plus bas.
Concernant le rideau tiré entre la fin de l'embarquement et le départ, je crois que c'est une vieux réflexe hérité de l'époque soviétique, où le public devait voir et savoir le minimum de ce tout ce qui se passait en coulisses... Ça m'a en tous cas rappelé ce que j'avais constaté dans les années 80 lors de mes (trop rares) incursions de l'autre côté du rideau de fer pour voler sur SU, OK, LO, IF et consorts...
Bons vols aussi !
Merci pour ce FR.
Si l'avion a été livré neuf à A9 cela ne m'étonnerait que toute la cabine ait été reprise d'occasion car outre le siège c'est aussi l'IFE qui me fait furieusement penser à AC...
Merci. C'est Stephan (ci-dessous) qui a découvert le pot aux roses car le parfum de feuille d'érable qui régnait à bord était vraiment trop fort pour que se laisser éternellement abuser comme je l'ai été par la comm d'A9 laissant penser que ses E-190 avaient été importés neufs du Brésil... A bientôt.
Après une très très longue recherche (j'exagère un poil) je peux confirmer que les trois E-190 de Georgian ne sont pas neufs. Ils ont les MSN 63 / 83 / 85 et ont tous appartenu à ... roulement de tambour .... Air Canada qui les avait reçu en 2007 via le loueur NAC, rendus en 2016 et NAC les a ensuite loués en 2017 à Georgian.
Voilà voilà :)
Plus d'infos ici : http://www.airfleets.net/flottecie/Georgian%20Airways-active-e190.htm
Tout a été dit. Merci encore. A bientôt.
Au risque de me répéter, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment un pays aussi riche sur le plan gastronomique peut avoir une compagnie nationale censée en être la vitrine aussi médiocre. Et pourtant, c'était quand même bien parti, vraie classe Affaires (une rareté en Europe sur ce type d'appareils), un IFE et oh! Chouette, une prise USB... On connait le reste. Heureusement que tu es passé au salon te restaurer avant ce vol dont on ne gardera que le côté purement avgeek et c'est peut-être le principal élément du jour.
Aaaaaah ces réveils super matinaux parce que quelqu'un a dit qu'il fallait être 3 heures avant le vol à l'aéroport. Je ne compte plus le nombre de fois où l'on m'a fait le coup. Rageant au plus haut point. Apparemment, c'est propice à l'événementiel. Toujours mieux que de rater son vol parce que bloqué dans les embouteillages (IST), le salon étant quand même sur ce coup une agréable compensation.
Merci pour ce partage.
Merci Guillaume, je suis d'accord avec ton commentaire. Oui, les transféristes du monde entier sont bien du genre "je préfère que le client poireaute à l'aéroport plutôt que de mettre ma responsabilité en jeu s'il venait à rater son vol". Ceci étant, j'ai parfois eu à ne m'en prendre qu'à moi même pour avoir loupé des avions, pour certains que je n'ai jamais eu l'occasion de reprendre, en étant bloqué dans les embouteillages ou avoir vu trop juste pour rejoindre l'aéroport...
Messagio personale all'Okapi : ho prenotato il 787 Neos questa fine di Luglio tra la Malpensa è la Sta Eufemia. Grazie per l'informazione...
A bientôt.
Messaggio personale a TUTTI !!! Air Italy fait des vols de formation équipage en A330 pendant tout le mois de mai entre Milan Malpensa et Rome Fiumicino. Pour la configuration de MXP, je conseille à Lucky Luke et à tous de partir de Milan et retourner sur Rome dans la foulée, cela évite un PIF à FCO. Sinon prévoir large mais à 50 euros le trajet dans un tout nouvel avion, entendez par là "peinture fraîche", faut pas se priver...
Bravo pour Neos, je me tate encore...
Merci Luc pour cette nouvelle rareté, qui n'envoie pas du rêve même en J, mais ça tombe bien car ça n'était pas ton premier critère de choix pour voler sur cette compagnie :) A bientôt !
Eh oui mon fils spirituel (puisque tout le monde te qualifie désormais comme tel...-:)) tu as tout à fait raison, ne nous éloignons pas du but principal de la manip : c'était bien d'ajouter "737 A9" et "E90 A9" au petit fichier excel que tu connais. Tout le reste n'est que littérature et accessoire et tu sais que j'aurais été pareillement satisfait du devoir accompli si ces deux vols avaient été faits au dernier rang de l'Y, en siège "no recline", avec un simple verre d'eau, même payant, pendant toute la durée du vol :-) A bientôt !
Merci Luc pour ce reportage.
Sympathique salon géorgien dont tu as quasiment une jouissance exclusive. A ne pas bouder eu égard au catering servi à bord.
L'aménagement des cabines est identique à celui de KQ. Mais chez ces derniers, l'IFE fonctionne et la prestation est de bien meilleure facture.
On se demande bien pourquoi le réseau A9 regarde vers l'ouest....
Au prix proposés pour l'Asie, si ces 777-200 ont un aménagement correct, UIA pourrait être une alternative en J. Car en Y, Benoît nous a guéri de l'envie d'essayer...
A bientôt !
Merci de ton commentaire. En ce qui concerne les "nouveaux" 777 UIA (enfin pas des avions neufs, un peu comme les E-190 A9...) la comm qui est faite insiste justement sur le haut niveau de confort des cabines J et W, dont je suis sûr qu'un FRiste nous révélera bientôt les détails (c'est aussi sur ma "to do list"), donc une montée en gamme manifeste de la part de cette compagnie. Voir : https://www.youtube.com/watch?v=VndqLsX5BB8. Comme tu le soulignes fort justement, pour peu que leurs tarifs Europe-Asie restent attractifs ça peut effectivement être un bon plan. Je crois que depuis bien longtemps, UIA cherche à imiter LOT, alors si c'est pour s'aligner sur ce que l'on sait de la J et de la W sur B787 LO, personne ne s'en plaindra. A bientôt.
Pour une fois, je commente un FR quasiment sans retard... :P
Le salon à TBS semble bien agréable, belle découverte !
Dommage ce retour encore une fois très mitigé pour la J de A9... Du très bon avec une belle cabine J confortable, comme tu le dis bien loin des J européennes, mais l'IFE non fonctionnel et le catering plus que moyen casse tout, sauf pour l'avgeek en quête de nouveauté et d’exotisme... Ce qui ne représente sans doute pas une grosse part des voyageurs.
Jolie prise ces "touch&go" du nouvel oiseau ukrainien.
A bientôt !
Merci de ton commentaire et à bientôt. D'ici là, je te souhaite de bons vols.
Salut Luc
Encore un vol sorti des sentiers battus ! Je note que tu t'embourgeoise en profitant du joli salon de Tbilissi, lol
A bord cette cabine J est bien configurée et le siège a l'air accueillant.
ça se gâte par la suite avec des PNC pas du tout réactifs, un plateau qui présente bien mais n'a rien d'appétissant, et d'un IFE aux abonnés absents.
PS va pouvoir rouler les mécaniques en introduisant son nouveau B777 ^^
Merci pour ce FR, à bientôt !
Merci à toi Hervé d'avoir commenté. Ah, je me serais bien passé de la visite approfondie de ce salon si j'étais arrivé plus tard à l'aéroport, mais en consolation du temps de sommeil perdu, je me suis pris au jeu du "Mogoyage", ce qui est effectivement peu habituel pour moi. A bientôt et profite bien de tes vols à venir.
Repas typique de l'Ouest géorgien à bord, j'ai bien ris en me rappelant mes repas dans la région il y a quelques années, à base exclusivement de fromage, de pain et de beurre^^
Merci pour ce FR !!