Bonjour,
Je repars en direction de la Colombie, pour la 4éme fois en 13 mois. Cette fois j'optimise mes vols pour passer le moins de temps possible sur place. Je pars le lundi sur le 3éme vol de la journée d'Iberia qui part à 16h30 pour arriver le soir à Bogota. Je travaille le mardi, mercredi, jeudi et vendredi et je repars le soir même afin d'être de retour chez moi le samedi à 14h.
L'aller-retour était prévu en Premium Economy mais j'ai surclassé le retour avec des avios (23 000 avios).
Le dernier FR en Premium Economy sur Iberia remonte à 2023, ce FR vient mettre à jour la BDD et je vais pouvoir comparer cette expérience avec celle que j'ai eu en Premium sur Air France 3 mois plus tôt.
Enchainement de vols
- 1IB153 - Premium Eco - Madrid > Bogota - A350-900
- 2IB154 - Business - Bogota > Madrid - A350-900
Je travaille le matin et me rends à l'aéroport vers 13h30.

Il y a du monde dans le hall et du monde au check-in. Je n'ai pas de bagages en soute, donc je n'ai pas besoin de m'y arrêter.

Je m'arrête juste à une borne afin d'imprimer ma carte d'embarquement. Ça me permet de voir qu'il y a des comptoirs dédiés à la Premium Economy.

Il n'y a cependant que très peu de monde aux contrôles malgré les zones de travaux. Ils finissent d’installer les nouvelles machines à tous les postes de filtrage.

Je descends par les escalators, qui peuvent être interminables, pour rejoindre le train qui relie le T4 au T4S. Pour les plus pressés, je recommande de prendre l'ascenseur.
Des agents de l'aéroport essaient déjà de séparer les flux entre passeports européens et non-européens.

Même chose au niveau du train.

Tout est super fluide et j’arrive au contrôle de passeport à peine 15 minutes après être arrivé à l’aéroport. Le contrôle de passeport est lui aussi très fluide et j'arrive devant l'entrée du lounge 20 minutes après être sorti du taxi.

Le lounge est tout en longueur. Pour le moment il n'est pas trop bondé puisque la vague principale de départs de 11h-13h est en train de se terminer. Il se remplira à nouveau avec la nouvelle vague de départs de 16h.


Chaque extrémité a un buffet.

Et un espace boissons.

Le buffet est quelque peu décevant aujourd'hui. En soi il y a ce qu'il faut: des plats chauds, des salades, des sandwichs et des desserts, mais ça reste assez basique et j'ai connu bien mieux.




Je trouve une table et mange une petite assiette de pâtes et de cabillaud.

Je m'installe ensuite pour finir de travailler proche des baies vitrées. Ça me donne quelques jolies vues, donc cet A320 de Tarom avec sa nouvelle livrée.

Ou cet A330 d'Iberia.

Je quitte ensuite le salon qui s'est bien rempli, afin de me balader un peu dans le terminal.

Un B787 d'Avianca qui est arrivé de Bogota et repart à Medellín.

Un autre B787 d'Avianca, arrivé aussi de Bogota.
Il y a 8 vols par jour entre Bogota et Madrid (1 d'Air Europa, 3 d'Iberia et 4 d'Avianca). D'ailleurs Avianca a un vol Bogota - Madrid totalement de jour, ce qui est rare dans ce sens là. Départ à 7h45 et arrivée à 00h.
La Colombie en générale est très bien connectée à l'Espagne car il faut aussi rajouter à ça:
- 5 vols par semaine entre Cali et Madrid (3 d'Avianca et 2 de World2Fly)
- 11 vols par semaine entre Medellín et Madrid (7 d'Air Europa et 4 d'Avianca)
- 1 vol par semaine entre Cartagena et Madrid (World2Fly)
- 14 vols par semaine entre Bogota et Barcelone (Avianca)
Pour un total de 87 vols par semaine entre l'Espagne et la Colombie. Impressionnant.

Bref, je continue ma balade avec un A350 d'Iberia mais pas le mien. Celui-ci partait pour un petit aller-retour à Londres avant d'aller à Mexico City.

Un B787 d'Aeromexico part pour Guadalajara.
Le Mexique est aussi une grosse destination depuis l'Espagne avec Mexico City (Aeromexico et Iberia mais aussi Aeromexico et Emirates depuis Barcelone), Guadalajara (Aeromexico), Monterrey (Aeromexico et Iberia), Cancun (Air Europa, World2Fly, et aussi Iberojet depuis Madrid et Barcelone) et Queretaro (Iberojet).

L'A380 d'Emirates prépare son retour à Dubai

Un A350 de World2Fly part pour Punta Cana

Suivi par un autre A350 pour Cancun.


Derrière eux part le magnifique A330 de Boliviana de Aviación pour Santa Cruz de la Sierra.


Je me dirige ensuite en porte, au fond du terminal. Mon A350 est déjà en place, arrivé il y a peu de Buenos Aires.

C'est le EC-NGT, il a 6 ans et demi et porte le nom de l’équipe olympique espagnole. Malheureusement il n'est pas équipé des nouvelles cabines.
C'est maintenant la roulette russe sur cette ligne. Sur les 3 vols de la journée, vous pouvez tomber sur les nouvelles cabines comme sur les anciennes et ça peut changer 24h avant.

L'embarquement est prévu à l'heure.

A côté un A330 pour Miami.

Un A320neo de la Royal Jordanian arrive de Amman.

Avant l'embarquement il est demandé à tous les passagers de peser le bagage cabine. Si il fait plus de 10kg, ça part en soute. Aucune différence entre un passager éco lambda, un passager à statut ou un passager Business, tous doivent y passer. C'est mesquin de la part d'Iberia et ils justifient ça pour des raisons de sécurité…

Si le bagage fait moins de 10kg, on y attache une étiquette qui indique que vous pouvez le prendre en cabine.

L'embarquement commence avec les familles, les personnes à mobilité réduite et le groupe 0 qui correspond aux passagers Platinum et Platinum Prime, ainsi que OneWorld Emerald.
J'embarque avec le groupe 1 grâce à mon statut Gold, sinon la Premium Economy embarque avec le groupe 2.

A côté de notre A350 est un B777 de British Airways pour Londres que je prends quelques jours après mon retour de Colombie.

La cabine est presque vide à mon arrivée. La Premium Economy a 4 rangées sur les côtés et 2 rangées au centre pour un total de 24 sièges en 2-4-2.



J'ai sélectionné le 15A, un hublot au dernier rang de la Premium Eco.

Il y a une paroi qui sépare les rangées du centre de la Premium et de l'Éco, mais pas sur les côtés.

Le legroom est bon, comme souvent en Premium.

La tablette se trouve dans l'accoudoir, une petite tablette et la télécommande se trouve entre les deux sièges.

Une couverture et un oreiller plutôt confortable.

L'écran est de bonne taille et la qualité est bonne.

L'offre est correcte sans être dingue. On y trouve quand même facilement son bonheur entre classiques, cinéma plus indépendant et blockbusters.
Ce système n'est pas le plus pratique d'Iberia. Il n'est pas possible, par exemple, de mettre des films/séries en favoris. C'est pourtant une des fonctions que j'utilise le plus.



1 minute de pub au début d'un programme mais il est facile de les sauter grâce à l'avance rapide de 30s.

L'embarquement se termine et curieusement le vol est plein de français. Les PNC passent proposer une boisson de bienvenue. On a le choix entre de l'eau, du jus d'orange ou du cava. C'est le même choix qu'en Business mais la différence est que le verre est en plastique ici.

Ensuite c'est le kit de courtoisie qui est offert.

Un masque, des boules quies, une brosse à dent et des chaussettes.

Puis le casque qui est le même qu'en Business.

Enfin, le menu du vol.

Repoussage avec une petite demi-heure de retard.

L'A320neo de la Royal Jordanian repart à Amman.

Au large un A330 de Plus Ultra. Cette petite compagnie est célèbre en Espagne. Elle est à l'origine et au centre d’une énorme et longue enquête pour corruption.
Tout a commencé par le plan de sauvetage Covid-19 de 53 millions d'euros octroyé à la compagnie, qui pourtant était déjà en difficultés financières et n'avait que très peu d'enjeu stratégique pour l'Espagne. La justice a donc commencé à enquêter sur cet usage d'argent public. C'est maintenant un des plus grand scandales en l'Espagne et l'enquête s'est élargie aux soupçons de trafic d’influence, blanchiment d’argent, existence de faux contrats et de sociétés écrans et des liens possibles avec des fonds provenant du Venezuela.
L'histoire a pris une tournure encore plus importante avec la mise en examen de l'ancien président du gouvernement José Luis Zapatero en mai dernier. Il, et dans une moindre mesure le gouvernement actuel, est ciblé par la justice pour un possible rôle dans ce plan de sauvetage. L'argent public aurait peut-être servi à blanchir des fonds issus de la corruption au Venezuela.
On savait tous depuis le début que cette compagnie n'était pas nette et qu’il y avait des liens obscurs entre Plus Ultra et des personnages flous du Venezuela. Ça a maintenant pris une tournure qu'on imaginait peu et qui pourrait même faire tomber le gouvernement de Pedro Sanchez (déjà fragilisé par de nombreux cas de corruption dans son entourage) avant même les élections de l’année prochaine.

Revenons à notre vol. Le roulage est assez court et on s'envole pour un vol de 9h30.

Tres Cantos

Madrid


L'avion est équipé de wifi. Le pass messagerie est gratuit pour les membres Iberia Plus. Le pass stream coute 13€50 pour 4h et 20€50 pour le vol entier.

Caceres

On croise un A320 d'Easyjet reliant Faro à Londres-Luton.

Une photo de la cabine pour montrer le peu de séparation entre la Premium et l'Éco et la bonne inclinaison de ce siège. Cependant, si le siège devant vous s’incline, il vous oblige à incliner le vôtre aussi. Sinon vous avez le siège de devant un peu dans la tête et l’écran ne peut pas être suffisamment ajusté pour pouvoir continuer son film avec un angle de vue correct.

On approche de l'Atlantique avec ici la région de Setúbal.

L'estuaire du Tage avec la base aérienne de Montijo qui devait être le lieu du nouvel aéroport de Lisbonne.

Lisbonne


Il fait beau et je suis du bon côté mon observer cette ville où j'ai vécu 2 ans. On voit bien la courte distance qui sépare le stade du Sporting et le stade du Benfica.

Le Parque Eduardo VII et l'Avenida da Liberdade qui en découle.

Le parc de Monsanto, excellent pour des balades à vélo.

Le quartier de Belém

On termine avec Estoril et Cascais.

C'est parti pour la traversée de l'Atlantique.

Le trolley arrive à mon niveau et on me propose pâtes ou poulet.

Je choisi les gnocchis et le plateau est servi ainsi.

Comme ça c'est un peu mieux mais pas beaucoup mieux.

Il n'y a pas d’apéritif, on rentre de suite dans le vif du sujet. Le repas est correct mais n'a vraiment rien de spécial. Le plateau est différent de l’éco mais en soi il est très similaire à ce qui est donné en éco, tant sur la qualité, la quantité que la présentation.
Une fois le plateau retiré les PNC proposent une boisson chaude et voilà. Il n'y a pas de digestif mais on termine avec une bouteille d'eau et un petit chocolat.

Que ce soit Air France ou Iberia, le catering est léger avec de nombreuses lacunes. Plus chez Iberia que chez Air France.
Le catering est moyen, il n'y a aucune attention aux détails, et très peu de marqueurs différentiels avec l’éco. Franchement ce n’est pourtant pas très compliqué d’élever un minimum le produit Premium Economy.

Je fais une petite sieste et je me réveille presque à mi-chemin, avec encore 6h de vol jusqu'à Bogota.
Iberia n’oblige pas à fermer les hublots sur un vol de jour, ce qui est plutôt agréable. Jusqu’à ce que passe une hôtesse qui demande à tout le monde de fermer les caches hublots, alors qu’il ne reste que 4h30 de vol.

Il y a quelques snacks et boissons dans le galley mais l'offre est assez limitée et la qualité moyenne. Des biscuits, des pop corn, des twix et des noix.
A mi chemin les PNC distribuent une glace magnum. On est dans la lignée de ce que fait Air France, qui offre aussi une glace, mais moins premium.

Les autres PNC ne sont pas très regardant sur le cache hublot donc je profite de la vue et de la belle lumière.


On approche du Vénézuela.

Quelques îles au large des côtes Vénézuéliennes.

La lune se lève.



Et de l'autre côté le soleil se couche.

Les lumières sont rallumées un peu moins d'1h30 avant l’arrivée. Juste au passage de Caracas, avec des orages au loin.

La ville de Valencia, au Venezuela.

Pour la deuxième prestation, on a un choix de sandwichs et une barre chocolaté. Le sandwich est le même qu'en éco, très moyen mais ça bourre bien. La barre chocolaté est un mini-Kitkat.
C'est à en regretter le sac Bon Appetit, pourtant tant décrié.


La cabine se prépare ensuite pour l'arrivée.

Atterrissage à l’heure mais on attend 15mn qu’un A320 pour Barranquilla nous laisse sa passerelle.

Direction l'immigration. Je connais le chemin maintenant et je peux tracer.

Il y a un monde fou pour le contrôle de passeport et la différence entre Colombiens et étrangers n'est pas très bien indiquée. C'est mon 4éme passage ici et je n'avais encore jamais vu autant de monde.

C'était par contre d'une fluidité impressionnante. On n'était jamais plus d'une minute à l'arrêt et malgré le monde je passe en 15 minutes. C'est aussi bien la première fois qu'on me demande (et qu'on note) mon numéro de téléphone.

Je n'ai pas de bagage à récupérer, je peux donc passer la douane et rejoindre mon transfert pour l'hôtel. Je suis dehors moins de 30 minutes après être sorti de l'avion.

Merci d'avoir lu et à bientôt pour le retour.