Avis du vol Shenzhen Airlines Quanzhou Guangzhou en classe Economique

Compagnie Shenzhen Airlines
Vol ZH9548
Classe Economique
Siege 34A
Temps de vol 01:15
Décollage 01 Nov 11, 18:00
Arrivée à 01 Nov 11, 19:15
ZH 7 avis
marathon
Par GOLD 1949
Publié le 6 novembre 2011
Taipei TSA ? Shanghai Pudong PVG (Shanghai Airlines 802, Eco)
http://www.flight-report.com/reportage/820/TSA-PVG.html
Shanghai Hongqiao SHA - Xiamen XMN (China Eastern 5661, Eco)
http://www.flight-report.com/reportage/822/SHA-XMN.html
Jinjiang JJN ? Guangzhou CAN ? (Shenzhen Airlines 9548, Eco)
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Guangzhou CAN ? Xiamen XMN (China Southern Airlines 3805, Eco)
http://www.flight-report.com/reportage/825/CAN/XMN.html
Longyan LCX ? Shanghai Hongqiao SHA (Juneyao Airlines 1146, Eco)
http://www.flight-report.com/reportage/844/LCX-SHA.html
Shanghai Pudong PVG - Taipei TSA (Shanghai Airlines 801, Eco)
http://www.flight-report.com/reportage/853/SHA/TSA.html


L'aéroport de Quanzhou ? Jinjiang est littéralement à l'intérieur de la ville. Dans ce montage panoramique, on voit une avenue à gauche du terminal.

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La voici, quasiment depuis le même point de vue, au téléobjectif pas bien puissant : en moins de 400 mètres, on est dans une avenue du centre ville. De l'autre côté de la piste, les maisons sont tout aussi proches.

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Mais attention, c'est un aéroport international, qui affiche sa fierté d'accueillir à partir du 7 novembre une troisième fréquence quotidienne avec Hong-Kong, assurée (comme les deux vols actuels) par Shenzhen Airlines, pour un tarif à partir de 400 yuan. Sûrement pas tous les jours à ce prix là, car en général, c'est plutôt 550 RMB + taxes + surcharge carburant.

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Ce n'est pas un aéroport majeur : voici l'intégralité des trente vols domestiques, en trois photos d'écran,

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? mais cela fait quand même une belle toile d'araignée (merci gcmap.com)

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L'enregistrement du vol de 18h commence à 16h30, et voici l'intégralité de la file d'attente à 16h20.

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A 16h25, deux Chinois à gauche vont me doubler, car c'est le guichet d'à côté qui a ouvert. Au premier plan, cette Chinoise est en fait l'accompagnatrice d'un groupe, dont elle tient l'épaisse pile de cartes d'identité chinoises (blanches, au format carte de crédit), mais aussi un inattendu laissez-passer vert délivré à un citoyen taïwanais.

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Un peu plus tard, il y a un peu plus de monde, mais on ne peut pas dire que ce soit l'effervescence.

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Les salles d'embarquement à l'étage sont spacieuses. Les sièges de tôle que j'ai déjà vus dans d'autres aéroports sont tolérables pour une heure d'attente. En revanche, arriver par un vol intérieur à PEK et attendre trois heures sur un siège identique l'ouverture de l'enregistrement du vol AF125 est une expérience que je déconseille.

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Ce n'est pas un photoshoppage sauvage : les vitres sont bien bleues, et même bleues sombre, ce qui réduit fortement la qualité du spotting.

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A dire vrai, il n'y a pas beaucoup d'avions; tant pis pour l'Airbus de Sprint Airlines qui s'éloigne. Remarquez combien les immeubles de la ville sont proches de l'autre côté de la piste, et ce d'autant plus qu'il n'y a pas de taxiway.

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Embarquement avec un quart d'heure de retard (sans explications), et une fois dans l'avion, on attendra encore un bon quart d'heure; la nuit est tombée. Le cheminement est trop court pour faire mieux que cette photo au vol.

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La cabine est d'une grande banalité : deux rangs en 2+2 en J (photographiée en débarquant)

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et la classe éco, en 3+3

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Les démonstrations de sécurité sont intégralement sur IFE, avec sous-titrage en chinois et en anglais. Le sous-titrage en chinois n'est pas du tout une incongruité en Chine, et il est même extrêmement courant à la télévision. Les langues chinoises présentent en effet cette originalité unique au monde d'être identiques à l'écrit, mais totalement incompréhensibles à l'oral entre elles. Certes, toute la scolarité est en mandarin, mais beaucoup de Chinois le maîtrisent mal. Il m'est arrivé plusieurs fois d'avoir affaire à une serveuse de restaurant ne comprenant absolument pas le mandarin, et de recourir alors aux services improvisés d'interprète chinois-chinois d'une cliente de bonne volonté. Ce vol va de Jinjiang, dans la province du Fujian où l'on parle souvent hokkien ou hakka, vers Guangzhou (Canton), où l'on parle généralement cantonnais. Ces trois langues me sont totalement étrangères, même si j'entends les deux premières quotidiennement dans le métro à Taipei, où les annonces sont quadrilingues, successivement en mandarin, en taïwanais (très proche du hokkien), en hakka et en anglais.

L'originalité ici réside dans la traductrice en langue des sourds, en bas à droite.

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La langue des sourds, elle, est particulièrement universelle. Une professeure d'école des sourds habituée de rencontres internationales m'a dit qu'il suffisait de deux jours dans un pays pour en maîtriser la variante locale. C'est la langue des sourds, et non l'anglais, qui devrait être la langue de communication mondiale (avec une liaison vidéo pour les dialogues PNT-contrôle aérien !).

La distribution de la collation est une impressionnante opération de commando des quatre PNC, qui avec une coordination éblouissante, sans oublier de sourire, descendent l'allée en un seul passage pour distribuer un panier repas et une bouteille d'eau de 330 ml.

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Sucré ou salé ? Shenzhen Airlines offre les deux, avec une boisson dont la marque fera sourire les Français.

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La marque Cestbon est en fait omniprésente dans le Sichuan; c'est elle qui m'a abreuvé pendant mes mois de chantier à Chengdu. Elle est aussi largement distribuée à Guangzhou.

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La serviette rafraîchissante, griffée Quanzhou Jinjiang Airport, évoque pour sa part l'espoir que je qualifierai de long terme de voir un A380 se poser sur son tarmac.

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Les IFE diffusent un pot pourri de comédie chinoise, d'émission culinaire américaine et je ne sais plus quoi d'autre. Pendant ce temps, les PNC se sont réfugiés dans le galley à l'arrière, derrière le rideau où je les soupçonne de dîner en vitesse. Mais pas de critique, car au début de la descente, il réapparaissent pour débarrasser la cabine des boîtes et bouteilles vides.

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Atterrissage avec 30 minutes de retard à Guangzhou, aux côtés d'une pièce rare : un 737 de Chang'an Airlines. Chang'an est l'ancien nom de Xi'an, ancienne capitale impériale, tellement célèbre que c'est l'avenue Chang'an qui sépare la Cité Interdite de la place Tien'anmen à Beijing. Mais la compagnie aérienne du même nom, elle, n'a à ce jour que quatre appareils; c'est une énième compagnie du groupe Hainan Airlines.

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Malgré les reflets de toutes parts, c'est la moins mauvaise photo d'appareil de Shenzhen Airlines que j'ai pu faire ce soir là.

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Verdict

Shenzhen Airlines

7.7/10
Cabine8.0
Equipage8.0
Restauration7.0

Conclusion

Un vol d\'une heure quinze, cela ne permet pas de faire des prouesses gastronomiques en éco, et il n\'y a même pas le choix des boissons. C\'est peut-être le vol chinois que se rapproche le plus du standard de service français en court-courrier.

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