Bonsoir à toutes et à tous !
Repartons tout de suite pour la suite de notre périple britannique, avec ce prometteur vol en Business entre Glasgow et London City !
Pour ceux qui voudraient un rappel de la construction du routing, c'est dans le spoiler ci-dessous :
Bref, je suis donc parti sur l'idée d'un aller vers Luton le jeudi après-midi, et un retour depuis Gatwick le dimanche soir, histoire d'optimiser le peu de congés qu'il me restait et le temps sur place.
Restait à savoir comment agrémenter ces trois jours et demi dans la perfide Albion. Je me voyais en effet mal ne pas rajouter quelques couches de transport (aérien, ferroviaire, maritime, tout me convient, je suis amateur de voyages et non pas juste d'avions) dans tout cela.
C'est là qu'une publicité ciblée fit mouche : Et si j'allais rendre visite à nos amis Écossais à bord de ce train de nuit mythique qu'est le Caledonian Sleeper ? Je me lançais donc dans cette idée, d'autant plus qu'avec un départ le jeudi soir, j'avais de la marge en cas de retard de mon vol sans non plus devoir passer toute une journée avec toutes mes affaires sur le dos (ou payer une coûteuse consigne en gare).
Pour profiter du confort de ce train, il faut néanmoins prévoir une belle somme : Le trajet Londres - Glasgow coûte en effet pas moins de 300€ en cabine solo avec couchette, douche et WC, et près de 450€ pour voyager dans un somptueux lit double (toujours avec douche et WC dans la cabine). Le regard noir de Madame Kethu me convaincra de me contenter de la cabine solo, il est vrai que pour un prix similaire, on peut faire un aller-retour outre-Atlantique…
Notons qu'il y a aussi des cabines sans douche et WC, et des sièges inclinables, à des prix plus raisonnables, pour ceux qui sont moins regardant sur le confort.
Bref. Ceci étant réservé, se pose maintenant la question du retour : Revenir en train de jour me tente, mais une autre solution me fait aussi fortement de l'œil : Qui dit Royaume-Uni dit… British Airways, oui, on va à nouveau parler avion dans ce Flight-Report ! La compagnie anglaise propose fort logiquement de nombreux vols quotidiens entre Glasgow et sa base d'Heathrow, ainsi que vers la base de sa filiale BA CityFlyer à London City.
Les vols vers LCY ont à mes yeux un double avantage : Déjà, le plus évident, l'approche très impressionnante que l'on peut avoir en atterrissant à cet aéroport, mais aussi… Un prix en cabine Business tout à fait raisonnable ! En effet, là où les vols de la maison-mère sont dans les 350-400€ en J contre 100€ en Y, CityFlyer propose elle un tarif nettement plus raisonnable de 170€ en Business (contre toujours 100€ en Éco).
Étant donné que :
1/ BA a une J domestique plutôt qualitative pour une compagnie européenne
2/ Les aéroports britanniques sont, d'après mon expérience, souvent peu agréables pour attendre et avec de l'attente aux contrôles
3/ Madame Kethu a le dos tourné
Je me laisse tenter et réserve un GLA-LCY en Affaires le vendredi soir pour me ramener en terre civilisée.
Et… Ben pour le reste, je visiterai quand même un peu Londres, donc c'est la fin du pavé (bravo à ceux qui m'auront lu jusque là).
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3BA8725 - Affaires - Glasgow → London City - Embraer ERJ190
- 4U28419 - Économique - London Gatwick → Lyon - Airbus A320
Voilà donc le vol que j'attendais le plus du routing, évidemment ! Contrairement aux vols Easyjet, plutôt utilitaire, ce vol British Airways a tout du bon vol avgeek !
La découverte de l'aéroport de Glasgow, de British Airways, un retour à l'aéroport de London City que j'avais fréquenté il y a quasiment 9 ans auparavant pour la dernière fois, la seule aussi d'ailleurs. C'était en Fokker 50 de Cityjet depuis Orly… Une période bien lointaine donc, mais je m'égare (que voulez-vous, c'est l'âge).
Avec en plus le doux plaisir de faire tout ce voyage en Business, ça ne pouvait que s'annoncer mémorable !
Pour m'assurer la meilleure expérience possible, j'avais choisi dès la réservation du billet mon siège en 2D, qui est la garantie à bord des ERJ190 de BA CityFlyer d'un legroom quasiment infini. British Airways ayant visiblement comme devise "Il n'y a pas de petit profit", la sélection du siège à l'avance pour les clients sans statut particulier (je suis "Blue" chez BA) est payante, y compris en Business Class lorsque l'on prend le tarif non flexible. Cette petite garantie d'avoir le confort optimal à bord me coûtera une quinzaine d'euros.
Sur ce, let's go !
A l'assaut de l'aéroport de Glasgow !
Après une visite de Stirling, de Dunblane et sa cathédrale, et des zones industrielles à moitié abandonnées de Glasgow, je pars prendre le génial métro de Glasgow, troisième plus vieux métro au monde, à l'écartement étroit et au plafond bas ! Oui, j'ai des goûts assez éclectiques en matière de visites touristiques…

Je me rends donc à la gare routière principale de la première ville d'Écosse, la Buchanan Bus Station. On y trouve des bus urbains, interurbains, mais aussi des lignes de cars longue distance vers différentes villes d'Écosse et du Royaume-Uni. La taille de la gare est assez impressionnante, avec une soixantaine de quais.
Notons enfin que c'est aussi le point de départ du polar "Janvier Noir" d'Alan Parks, qui donne une image très sombre de Glasgow pendant les années 70, mais qui est très prenant. Mais je m'égare (encore, oui) !

Après dix minutes d'attente, je monte à bord du bus à impériale de la ligne 500, commercialement appelée Glasgow Airport Express. Le billet n'est pas donné, 9£. On peut aussi prendre un bus classique, mais il met deux à trois fois plus de temps pour atteindre l'aéroport…
Après une petite demi-heure de trajet, on approche de GLA, où EasyJet semble être assez présent, ainsi que British Airways.

Le bus nous dépose devant une entrée de l'aéroport. Les comptoirs d'enregistrement sont à proximité… Je m'y rends après un passage rapide aux sanitaires, qui sont très propres.

Mon vol part dans pile 3 heures. Je suis certes en avance, mais la nuit a été un peu courte, et j'ai crapahuté toute la journée avec un sac à dos un peu lourd, je vais donc me faire plaisir en me reposant au British Airways Lounge. Le check-in est indiqué comme n'ouvrant que dans une demi-heure.
Notons qu'ici aussi, l'Ukraine est soutenue.

Aux comptoirs BA, il y a un peu de monde dans la file Economy, mais la file prioritaire est vide. A droite, un comptoir Loganair est ouvert… Cette compagnie est clairement dans le haut de ma "to-do list" avgeek.
Curieusement, il n'y a pas de bornes automatiques pour British Airways.

Je passe donc sans aucune attente au comptoir pour récupérer mon BP. Ca mettra un peu de temps car l'agente ne trouve pas ma réservation à partir de mon nom, ce qui m'occasionnera une petite frayeur. Heureusement, il suffit du PNR pour retrouver mon billet. Pour rejoindre le PIF, il faut monter à l'étage.

L'entrée du PIF classique est juste en haut.

Sur la gauche, on trouve le couloir menant au fast-track, très clairement délimité et totalement séparé du PIF classique. Malheureusement, c'est fermé, il est indiqué sur le panneau juste à côté que le fast-track est tout de même disponible, mais via le parcours classique.

Et heureusement, vu qu'il y a une bonne file d'attente sinon !

Voilà le fameux fast-track, indiqué uniquement par ce petit panneau entre une poubelle et une table. Notez qu'il n'y a pas d'agent pour contrôler l'entrée : Tout le monde peut y passer.

Le passage prioritaire "secondaire" est donc un simple coupe-file, mais qui est plutôt efficace puisque je n'attendrais pas du tout pour le PIF (toujours sans vérification de mon éligibilité à ce coupe-file).
Le contrôle sera rapide, avec du personnel souriant. Encore une fois, je ragerai intérieurement contre les passagers qui laissent leurs bacs sur le tapis roulant au lieu de les ranger, au point de bloquer totalement le passage des bagages. Je m'occuperai donc, avec l'aide d'une sympathique PNC Emirates, de débarrasser les lignes PIF environnantes de ces bacs, en attendant que mes bagages soient contrôlés.

Comme d'habitude, un duty-free obligatoire suit le PIF. Celui de GLA est assez tortueux, et donc long, on se croirait à Ikea…

Quand on en sort enfin, c'est pour se retrouver dans une allée bordée de boutiques…

On arrive enfin au cœur de l'aéroport, qui est une immense salle d'attente très bruyante, entourée de boutiques et de restaurants. Pas l'endroit le plus agréable pour patienter, mais comme les portes ne sont pas affichées à l'avance, la plupart des passagers attendent là.

Par là, c'est la jetée ouest, où se trouve notamment le salon Emirates.

Pour ma part, c'est dans cette direction, vers la jetée centrale, d'où partent tous les vols British Airways habituellement.

Une vue sur cette jetée, avec un TUI en porte…

Et de l'autre côté du tarmac se trouvent un 737-800 de Corendon, qui va partir vers Antalya, un autre 738 de Transavia France qui partira avec une heure de retard vers Orly, et enfin, tout au bout (à la seule porte adaptée aux long-courriers avec plusieurs passerelles), le 777-300 d'Emirates qui effectuera la liaison quotidienne vers Dubaï.

Je continue ma petite balade. Ici, c'est tout de suite beaucoup plus calme, il n'y a quasiment personne, alors que la salle d'attente blindée est à quelques dizaines de mètres seulement.

On trouve encore quelques magasins dans la jetée…

La porte 17, d'où est parti le précédent vol pour LCY…

Un peu de spotting : Le TUI vu de plus près, il s'agit d'un 737 MAX 8, qui partira vers Tenerife d'ici une bonne heure.

De l'autre côté de la jetée, à moitié caché derrière les camions aéroportuaires, un Saab 2000 de la compagnie charter estonienne NyxAir (inconnue au bataillon auparavant). L'appareil est arrivé il y a un peu plus d'une heure en provenance de Sylt, l'île frisonne allemande la plus septentrionale. Il repartira le lendemain vers Majorque.
Juste derrière, un A320 British Airways qui fait du béton, avec ses réacteurs bâchés. A sa droite, l'ERJ-190 de BA CityFlyer qui part vers LCY. Enfin, à gauche, un A320 Neo d'Easyjet qui partira dans quelques minutes pour un court vol de 25 minutes vers Belfast.

Voilà le Saab 2000 en entier, tout blanc, sans doute pour se camoufler dans la neige estonienne en hiver… Derrière lui, on aperçoit cette fois-ci un ERJ-145 Loganair qui arrive d'Exeter et qui repartira vers Southampton avec près d'1h30 de retard…

Derrière une vitre curieusement teintée en violet, un petit Saab 340 Loganair qui fera du béton toute la journée, avant de partir le lendemain pour une tournée vers les Hébrides.

salon à l'anglaise
Après cette petite balade, je me rends enfin à ce lounge tant attendu ! Il est situé au milieu de cette jetée centrale, afin d'être au plus près des portes utilisées par BA.

L'accueil y est souriant malgré les masques, et je pars à la découverte de ce lieu de calme et de volupté (j'en fais un peu trop). L'entrée du salon se situe au fond à droite (derrière le mur avec le FIDS), au fond tout droit on trouve l'escalier menant aux sanitaires, et devant, les buffets et une zone de restauration avec tables et chaises.

En prenant un peu de recul, la zone plus "repos" avec fauteuils en cuir et en tissu, ainsi qu'un espace de travail sur la gauche.

Derrière cet espace de travail, une petite zone avec une machine à café (non fonctionnelle), un petit présentoir qui, je suppose, abrite habituellement des snacks, et une imprimante. A gauche un comptoir-bar est contre le mur.

Passons de l'autre côté du buffet, qui est inaccessible de ce côté-là, puisque le service est réalisé par des employées, Covid oblige. On trouve des tables et des banquettes, le long d'une baie vitrée donnant sur les pistes…

… Malheureusement, la vue y est floutée par un filtre apposé sur les parois vitrées : Il y a en effet un couloir d'embarquement qui passe entre le salon et les pistes, et il n'est sans doute pas agréable d'être fixé tels des singes en cage par des voyageurs.

Enfin, tout au fond, se trouve un espace avec quelques bouteilles de whisky (gardées sous clé), d'autres boissons plus classiques dans des frigos, et une salle style "pub" au fond.

Passons maintenant à l'offre du salon ! On a tout d'abord les traditionnelles machines à café, ainsi que des thés en sachets…

De l'autre côté du buffet on trouve des alcools divers et variés, avec pas mal de choix.

Sur la droite, de la soupe et du pain…

Et dessous, les softs et la bière. A côté de la très classique Heineken, on trouve une bière un peu plus locale, de la BrewDog.

Sur le comptoir central on trouve de l'eau minérale en bouteille, des jus de fruits…

Des fruits, des snacks sucrés et salés…

… Et un assortiment de sandwichs et wraps, ainsi que du fromage quelque peu banal. L'avantage du service par le personnel est que le réassortiment est immédiat dès qu'un plateau est vide !

Après cette tournée à peu près exhaustive de l'offre du salon, qui est, je trouve, pas si mal pour un aéroport de ce type, je pars m'installer au fond du salon, face à la zone "travail".

Ma petite sélection, avec deux sandwichs, un Martini et de l'eau. Je fais léger, j'ai déjeuné quelques heures avant et je compte bien manger à nouveau dans l'avion ensuite. Et aussi une fois arrivé à mon hôtel. Je fais mon hobbit en quelque sorte.

Profitons de cet instant de calme pour prendre en photo la documentation de voyage, avec ce beau billet cartonné !
Les plus observateurs auront noté que le fauteuil n'est pas le même que celui deux photos plus haut : J'ai en effet changé de place car les prises électriques et USB à proximité de mon premier siège ne fonctionnaient pas.

Après une paire d'heures consacrées à un bon repos, et une petite sieste en prime, je pars en quête de sanitaires avant d'aller à ma porte d'embarquement. Il faut pour cela aller à l'étage inférieur (des WC accessibles PMR sont situés au niveau supérieur du salon).

C'est très propre, je valide l'inspection.

Lorsque je remonte, ma porte a été annoncée, il s'agit de la porte 17, d'où est parti le précédent vol pour LCY.
Le vol est annoncé à l'heure, mais l'appareil n'est pas encore en porte.

L'appareil arrive finalement en provenance de London City avec tout juste dix minutes de retard. Il s'agit de l'Embraer ERJ-190 G-LCYM, livré à BA CityFlyer en 2010.

A côté de la porte d'embarquement, on trouve un présentoir à journaux, avec notamment The Sun et le Financial Times.

Vue sur le débarquement des passagers, il n'y a pas de circuit arrivée séparé, ils doivent donc remonter la jetée à contre-courant des passagers qui arrivent pour prendre le vol…

Afternoon Tea en altitude
La préparation de la cabine prend du temps, et l'embarquement commence finalement avec une bonne demi-heure de retard. Le respect des priorités est très strict, l'appel se fait groupe par groupe, et les resquilleurs sont refoulés. BA a heureusement arrêté l'embarquement mode "Covid" par rangées, où les passagers en classe avant embarquaient en dernier.

Instant passerelle, à défaut d'un instant porte, avec l'accueil très souriant de l'hôtesse, qui distribue des masques aux passagers n'en portant pas : En effet, le masque n'est plus obligatoire en Angleterre (y compris dans les avions), mais en Écosse, il reste obligatoire dans les transports en commun.

Je prends place à mon siège 2D, tandis que la cabine Business se remplit rapidement : Sur les 5 rangées de J (soit 18 siège, les 1C et 1D n'existant pas), nous serons 12 passagers, dont un tout petit bébé juste derrière moi, avec ses parents.
On note que, comme AF ou KLM, British Airways ne neutralise pas de siège en Business sur ERJ.
On aperçoit le bas du logo de BA sur la paroi devant moi (désolé pour le cadrage raté), qui donne un petit côté "classe" à la cabine et qui ressort bien sur ce gris sombre.

Comme prévu, le pas à la rangée 2 droite est infini, malgré mes 185cm, je suis bien loin d'atteindre la cloison en tendant la jambe ! Pour le coup, je ne regrette pas trop les 15€ que j'ai investi dans ce choix de siège.

En plus du pitch infini, le hublot est parfaitement aligné. Même si, actuellement, il ne se passe pas grand chose dehors.

Sur chaque siège est disposé une pochette plastique avec lingette pour les mains et lingette désinfectante pour les surfaces.

Pour le moment, celle du siège voisin reste inutilisée. Notons le renfort en cuir sur la ceinture, détail uniquement présent sur les premiers rangs, mais qui ne contient cependant pas d'airbag. Si quelqu'un sait à quoi cela sert, je suis preneur :)

Instant plafonnier…

… Et deuxième instant plafonnier !

Comme le signal "Attachez vos ceintures" est allumé, je m'exécute ! (Et oui, la ceinture n'est pas siglée, c'est définitivement une coutume qui se perd)

L'embarquement est rapide, puisqu'à 16h27, la porte de l'appareil est fermée : Dix minutes montre en main !
Le commandant de bord prend la parole et s'excuse pour le léger retard, du à la maintenance tardive de l'appareil. Le temps de vol prévu est de 1h10, et le reste de l'annonce sera inaudible, le bébé derrière moi n'appréciant visiblement pas l'expérience d'être ceinturé.
Après une investigation poussée sur la raison du retard, c'est un peu plus complexe que cela :
L'appareil devant initialement effectuer notre vol a rencontré une panne avant son vol du matin, qui devait le ramener d'Amsterdam. Panne visiblement assez majeure puisqu'il passera 4 jours à AMS avant de pouvoir être rapatrié à Norwich pour une immobilisation supplémentaire de 8 jours.
J'avais noté ce détail le matin-même, et craignais donc une suppression pure et simple de mon vol. Heureusement, BA CityFlyer a rapatrié en urgence un autre appareil qui était en maintenance à Gatwick, direction LCY, pour effectuer la rotation vers Glasgow. Belle réactivité donc de la part de la filiale de British Airways !
Sur ce, passons à la notice de sécurité ! Nous volons donc à bord d'un Embraer 190 "Short Range", une version du 190 que seule BA CityFlyer exploite, à l'exception de Stobart Air qui en possède (possédait ?) un, mais qui volait pour le compte de BA aussi, donc bon, on va dire que ça ne compte pas vraiment.

Les démonstrations de sécurité sont réalisées avec une bande son enregistrée, en anglais uniquement. Les trois hôtesses composant l'équipage commercial les réalisent, dont une uniquement pour la J.

Comme l'indiquent les pictogrammes, les gilets de sauvetage à bord de l'appareil doivent être mis et ajustés en faisant des nœuds à la ceinture : Ca me semble être un peu moins sécurisant que les habituelles boucles à clipser. Dans la panique d'un possible amerrissage, je pense que faire correctement un double-nœud peut soudainement s'avérer complexe.

On repousse à 16h30, 15 minutes de retard au départ donc.

Et j'ai le meilleur voisin du monde ! Une lingette désinfectante, qui restera globalement calme pendant tout le vol et me permettra même d'utiliser sa tablette.

A droite, un DHC-6 Twin Otter Loganair attend que nous libérions le taxiway pour repousser (de manière autonome), et partir vers Campbeltown… J'ai vraiment très envie de voler à son bord également !

Le bout de la jetée Est, qui ne dispose pas de passerelles d'embarquement, avec deux Easyjet dont un Neo. L'hôtesse viendra s'assurer que la maman et son bébé n'ont besoin de rien, cette dernière s'excusera de ne pas réussir à le calmer. L'hôtesse la rassure, en lui disant qu'elle se débrouille très bien.

On passe devant le hangar des chasses-neige, qui ont peut-être un peu servi ces derniers jours…

Un Bombardier Challenger 300 de Sparfell Luftfahrt est parqué à l'écart, tout esseulé, pauvre petit…

On s'aligne sur la piste 23…

Et on s'élance ! Assez peu visibles, juste sous la ligne d'horizon sur la gauche, on peut apercevoir les longs hangars gris de l'usine Rolls-Royce, où sont notamment fabriquées des aubes de réacteurs.

On décolle tout en douceur, au niveau de l'ancienne piste 09/27…

Le vol s'annonce plutôt nuageux ! A droite, on peut voir l'Inchinnan Business Park.

On survole la M8, et la rivière Black Cart Water, qui coule du bas de la photo vers la droite, et dans laquelle se jette la Gryfe.

Sur la droite, la ville de Bishopton, et derrière l'estuaire de la Clyde.

En bas, on aperçoit un bout de la ville de Linwood, petit village qui s'est fortement développé à partir des années 60, après la construction d'une usine Chrysler, plus tard rachetée par Peugeot. Derrière, les trois villages collés de Craigends, Crosslee et Houston (on a un problème !)

Juste avant de perdre la visibilité, les nuages sont bien alignés avec la Clyde !

Après un virage vers le sud au travers des nuages, on ressort, face au soleil, au-dessus de Dunlop, village bien connu pour sa fabrication de… fromages. Oui, les pneus, c'est ailleurs visiblement.

Mon quasi-voisin en 1B se jette sur son ordinateur dès qu'il en a l'occasion, lisant notamment des mails professionnels comportant en entête "[Confidential]". En voilà un qui devrait prendre quelques cours sur la sécurité des informations !

La lumière sur la mer de nuage est vraiment belle… A droite on aperçoit la traînée d'un vol Ryanair Edinburgh - Nantes, qui nous double tranquillement par la droite (ce qui est normal au Royaume-Uni, me direz-vous avec raison).

Une petite percée dans la couverture nuageuse permet d'apercevoir le Solway Firth, estuaire délimitant une des limites naturelles (Madame Kethu, émérite géographe, me tanne en me disant qu'on ne dit pas "frontière naturelle") entre Angleterre et Écosse.

Pendant ce temps, l'hôtesse en charge de la cabine Business a commencé le service : Pas l'ombre d'un trolley, l'hôtesse vient individuellement prendre le choix des passagers, rangée par rangée, puis apporte à chacun le plateau et les boissons demandées.
Elle me propose le choix entre un "Afternoon tea" et un "Cheese plate". Je pars sur la première proposition, que j'accompagnerai d'un gin tonic !
De ce que j'ai vu de mes voisins, le plateau de fromages se composait de quatre fromages, de crackers, ainsi que d'une préparation à l'œuf (enfin, je pense, j'étais un peu loin). Je ne regrette pas mon choix, même si j'adore le cheddar !

Avant de manger, un petit nettoyage de la tablette s'impose, elle est particulièrement sale et collante. Heureusement que des lingettes sont fournies…

On survole alors le Lake District National Park, le parc national le plus fréquenté du Royaume-Uni, et le plus grand d'Angleterre. Il abrite, comme son nom l'indique, de nombreux lacs, mais aussi des monts approchant les 1.000m d'altitude.

A boire ! Bon, j'aurais préféré du Fever-Tree plutôt que du Schweppes, mais je pinaille.

Santé à tous les lecteurs, contributeurs, et administrateurs de ce site !

On aperçoit nettement l'embouchure de la Duddon River, qui formait auparavant la frontière limite naturelle entre les comtés du Cumberland (au nord, à droite de la photo), et du Lancashire (au sud).

Voilà le contenu du plateau, sous vos yeux ébahis !

On trouve tout d'abord trois petits sandwichs végétariens…

Un Fruit Scone…

Du Carrot Cake

De la Cornish Clotted cream, une sorte de crème fraîche épaisse dont je ne savais pas quoi faire, mais qui semblerait-il accompagne les scones (j'ai pour ma part pioché dedans avec les sandwichs, mes excuses à nos amis grands-bretons si c'est là une hérésie).

Du beurre, malheureusement non-salé.

Et enfin de la confiture de fraise !

Les couverts sont en métal, et sont siglés British Airways. En toute logique, une cuillère tombera donc malheureusement dans mon sac.

On passe désormais au-dessus de la Morecambe Bay, qui abrite la plus vaste vasière du Royaume-Uni. A gauche, on aperçoit l'estuaire de la Wyre. Entre cet estuaire et la mer d'Irlande, la ville de Fleetwood, un port de pêche situé au nord de Blackpool.

Un peu plus loin, l'estuaire de la Ribble. Le soleil se reflète sur les marais formant une réserve naturelle, abritant vasières, marais salants, mais aussi une faune très diversifiée.

Pendant ce temps, je me suis bien restauré ! Seul le beurre restera intact, j'aurais mangé tout le reste (même cette crème étrange !). Le marathonage des déchets est un peu complexe.
L'hôtesse passera me proposer un refill de gin & tonic, ou bien un thé ou un café, je déclinerai la proposition. Elle sera d'ailleurs extrêmement pro-active avec tous les passagers, et aussi très agréable, n'hésitant pas à prendre du temps pendant son service pour discuter avec les passagers.

Après cela, un petit tour aux WC s'impose !

C'est très propre, l'hôtesse les nettoie en effet quasiment après chaque passage.

L'instant inévitable en cet endroit.

Après Blackpool, nous avons viré vers le sud-est, pour traverser l'Angleterre, avec une couverture nuageuse plus dense. Ca se découvre à nouveau une vingtaine de minutes plus tard, laissant apparaitre au centre de l'image l'aéroport de London Stansted.
Peu après, le cockpit prend la parole pour nous annoncer un atterrissage dans 20 à 25 minutes, selon le trafic, avec 6°C à l'arrivée. A peine plus chaud qu'en Écosse !

L'estuaire de la Chelmer et de la Blackwater, avec au centre l'Osea Island. Cette île est la propriété du producteur de musique Nigel Frieda, et n'est accessible que par une route découverte seulement à marée basse.

La langue de terre s'élançant entre l'estuaire de la Blackwater et de la Crouch, anciennement le Dengie Hundred.

L'estuaire de la Crouch, dans lequel se jette la Roach, avec une fort belle lumière qui traverse les nuages…

On voit bien la limite entre les eaux de la Crouch et celle de la mer du Nord, avec cette ligne blanche d'écume.
Le cockpit reprend la parole pour nous annoncer que finalement nous avons un créneau d'atterrissage dans 15 minutes !

Au sud de la Crouch et de la Roach, une vaste zone marécageuse, avec des cours d'eau serpentant un peu partout. Cette zone peu habitée avait été envisagée pour le stockage de déchets nucléaires de haute activité dans les années 80-90, ce qui ne se fit heureusement pas.

Southend sur la gauche, avec son aéroport juste au nord. On traversera juste après un nuage de grésil, qui fera scintiller les hublots. Juste magique ! (Mais ça ne rend pas du tout en photo)

On survole désormais la Tamise, avec à droite le port de London Gateway, et à gauche le village de East Tilbury.

Une boucle de la Tamise plus loin, on survole le port de Tilbury, le plus grand des ports de Londres mais qui, contrairement au précédent, ne peut pas accueillir les plus grands navires. Derrière se trouve l'agglomération de Thurrock.

Le marais de Swanscombe à la pointe de cette boucle, juste en dessous, on aperçoit la sortie du tunnel sous la Tamise de la High Speed 1, la première ligne à grande vitesse du Royaume-Uni, qui relie Londres au Tunnel sous la Manche.
Juste hors champ, en bas de la photo, se trouve d'ailleurs la gare internationale d'Ebbsfleet.

Le Dartford Crossing, l'unique route traversant la Tamise à l'est de Londres. Initialement ouvert sous la forme d'un tunnel en 2x1 voie en 1963, il fut complété, face à l'augmentation du trafic, par un second tunnel en 1980, permettant d'avoir deux voies dans chaque sens.
Enfin, en 1991 fut inauguré le Queen Elizabeth II Bridge, le plus long pont à haubans d'Europe lors de son ouverture, qui permit de porter la capacité routière à 2x4 voies : Le trafic Nord > Sud emprunte le pont, tandis que le trafic Sud > Nord passe par les deux tunnels.

On continue l'approche avec cette météo parfaite, en survolant les quartiers d'Erith et Bexleyheath… Au bord de la Tamise sur la gauche, des zones industrielles abritant notamment une vaste usine de traitement des eaux et une centrale électrique.

On atteint notre altitude palier jusqu'à l'approche finale, environ 600 mètres, alors que l'on survole Eltham. La banlieue sud de Londres est particulièrement agréable à survoler !

On passe aux choses sérieuses : Sur la gauche, on voit le quartier d'affaires de Canary Wharf, construit sur les anciens West India Docks en 1990. Sur la droite, en plissant les yeux, on pourrait presque voir la piste de l'aéroport de London-City, notre destination.

A droite, toujours Canary Wharf, à gauche les gratte-ciels de la City. On survole Peckham et Dulwich (les différents quartiers de la banlieue londonienne sont parfois difficiles à différencier…).

On commence notre virage sur la droite, pour faire demi-tour et nous aligner plein est vers la piste de LCY. Sur la gauche, les immeubles et la gare d'Elephant and Castle. Le quartier tient son nom de la station de métro construite en 1890, qui elle-même tient son nom d'un relais-poste qui se tenait là.

On poursuit notre virage, avec cette vue magique sur la gare de London Bridge, et surtout sur The Shard. La photo n'en donne pas tellement l'impression, mais c'est vraiment impressionnant… Nous sommes à quelques centaines de mètres seulement de cette tour de 310m !

Les voies ferrées quittant la gare de London Bridge, et en bas, l'hôtel de ville de Londres et le Tower Bridge.

Surrey Quays sur la rive sud de la Tamise, sur la rive nord (à gauche) l'Isle of Dogs.

On survole maintenant Canary Wharf et ses nombreux gratte-ciels…

Au centre de l'image, la tour ronde de One Park Drive, tour de 205m. de haut. En bas à gauche (juste sous le watermark), on aperçoit tout juste le bord du sommet de 8 Canada Square, une tour de 200m que nous survolons à une altitude de 400 mètres… On pourrait presque les toucher du doigt !

The O2 Arena en bas à gauche, sous le Millennium Dome, construit à la pointe de la Greenwich Peninsula.

Enfin un endroit sans construction, sans doute trop proche de l'approche finale sur London City ! On aperçoit derrière The Thames Barrier, barrage qui permet d'éviter les inondations de Londres par les grandes marées ou les tempêtes.

On ne peut pas refaire un tour au-dessus de Londres ?
Enfin l'aéroport ! Avec un ERJ-190 similaire au notre de BA CityFlyer, G-LCYS (notez que les Embraer de CityFlyer, basé à LCY, ont pour la plupart une immatriculation commençant par "LCY". Astucieux non ?). Il est arrivé en provenance de Frankfurt il y a quelques heures, et va repartir bientôt vers Berlin.
A côté, un autre Embraer ERJ-190, celui-ci de Lufthansa Cityline, qui est arrivé de Frankfurt aussi, mais il y a seulement une grosse demi-heure.

On pose enfin nos roues sur la piste 09 de l'aéroport de London City, après cette approche magnifique ! Il est 17h43.

On remonte par le taxiway en direction des points de stationnement.

On commence notre manœuvre de parking, à côté de cet ERJ-190 qui fait une petite pause technique avant de repartir de là d'où il vient, Edinburgh.

A LCY, les appareils tournent sur la droite pour s'arrêter à 45° vers le taxiway, près à repartir ! Il est 17h47, nous avons seulement deux minutes de retard !

La passerelle est rapidement mise en place, et je débarque parmi les premiers, après avoir très chaleureusement remercié cet équipage formidable qui a égayé notre vol.

Le débarquement se fait aussi par l'arrière ! Avec un dernier coup d'œil sur notre appareil au passage…

A côté de nous, un Airbus A220-100 qui va repartir vers Zürich. Derrière, un autre ERJ-190 BA CityFlyer (G-LCYZ) qui arrive de Berlin, et qui restera à l'aéroport jusqu'au lendemain.

Le cheminement d'arrivée commence par un long couloir longeant les points de stationnement.

On monte ensuite un escalier, avant de redescendre juste après…

On débarque dans la zone publique, où les comptoirs d'enregistrement sont pris d'assaut, pour une raison que j'ignore.

Direction le quai du DLR, par ce couloir qui relie directement l'aéroport au métro automatique sans avoir à sortir dehors.

Et c'est ici que l'on s'arrêtera pour aujourd'hui :)
Avant le bonus sur le trajet de retour en France, je vous laisse contempler la trace radar du vol, avec notre altitude de croisière de 37.000 pieds.

Pour ceux qui ne voudraient pas tout savoir de mes péripéties du retour, merci de votre lecture et on se retrouve bientôt pour un nouveau voyage européen !
Sinon, c'est juste après pour la suite :)
Merci Robin pour le partage de ce vol exhaustif !
Tout y est :)
Je crois que BA CityFlyer utilise les 190SR car ce sont les seuls à pouvoir poser à LCY à pleine charge mais c'est à vérifier, pas tout à fait sûr de mon coup.
Prestation de qualité sur un vol domestique, effectivement, la clotted cream se sert avec les scones :)
Assez surpris aussi de la belle qualité de service sur l'Eurostar même si le boeuf n'était pas terrible.
A bientôt !
PS: J'ai modifié la compagnie opératrice pour BA Cityflyer :)
Merci Stephan pour le commentaire !
J'ai tenté de faire le plus exhaustif possible, malgré l'instant porte manquant, j'espère que tu ne m'en tiendras pas trop rigueur ^^
Ton explication pour les ERJ-190SR me semblerait logique vu les contraintes de LCY, en effet.
Et il ne me reste plus qu'à reprendre un vol chez CityFlyer en après-midi pour tester la vraie utilisation de la clotted cream, du coup !
L'Eurostar ne lésine pas sur la prestation en Business, la lutte face à l'aérien sur le créneau Paris/Bruxelles - Londres doit être assez rude :)
Merci pour le changement de compagnie opératrice, je n'avais pas trouvé CityFlyer en faisant le report (je l'avais cherchée à "British Airways CityFlyer" et non pas "BA Cityflyer"...)
A bientôt !
Merci Robin pour ce nouvel opus, en mode "Retour à la maison"
Train il y a eu, train il y aura !
Le passage au salon vaut le détour, il a l'air confortable... Reste l'offre nourriture assez limitée, par contre les soiffoir sont à la noce.
A bord, le legroom est très intéressant, mais je suis stupéfait de constaté que tu ais déboursé 15 € pour avoir ce siège !!! En Business Class...
Comme to, j'aurai choisi le afternoon Tea.
Les vues sont très belles et l'arrivée au dessus de Londres toujours aussi spectaculaire.
LCY est un aéroport fonctionnel, j'aime beaucoup.
Easy Jet t'aura causé bien des tracas... Le retour en Eurostar est une belle expérience de voyage, on se croirait à bord... D'un avion, surtout concerant le catering.
Au final, tu as mêlé l'utile à l'agréable, en bon épicurien !
A bientôt !
Merci Hervé pour ton commentaire !
Mon périple qui se voulait en effet surtout aérien s'est transformé en voyage tout autant ferroviaire :)
Le salon a une offre solide uniquement "utilitaire". Je la trouve suffisante si on vole en J, vu la prestation servie à bord, mais pour les passagers fréquents qui voyage en Eco, c'est un peu léger en effet.
Je ne m'attendais pas non plus à devoir payer pour choisir mon siège en Business... Heureusement que le tarif de base n'était pas trop cher.
L'afternoon tea fait "so british" que je ne pouvais point résister :)
C'était la première fois que je faisais l'approche sur LCY par ce côté, c'était juste mémorable !
Au final grâce à cette annulation inopinée d'Easyjet j'aurais eu le plaisir de découvrir la douce prestation de l'Eurostar... Pas si mal, dommage que ça m'ai couté une journée de voyage par contre ! Au moins j'ai été correctement remboursé (cf. ma réponse à Joël)
Et oui, Eurostar s'est bien inspiré de l'offre aérienne pour son service offert à bord, et ça n'est pas plus mal ! C'est ce service et cette fluidité qui manque cruellement à nos TGV domestiques, à mon humble avis.
A bientôt :)
Merci pour ce FR !
Impressionnant de voir à quel point BA soigne ses lignes à destination de LCY, avec une prestation au sol et en vol de qualité. La possibilité d'avoir un voisin en J reste pour moi incompréhensible vu le supplément demandé en général par rapport à l'Eco.
LCY au top comme d'habitude, dommage que les lignes entre Orly et LCY opérées par Cityjet puis BA Cityflyer appartiennent au passé... On gagnait facilement 2h.
A bientôt !
Hello Nico, merci pour le com !
BA fait vraiment bien les choses en effet, je ne sais pas si le service sur LHR est un peu moins efficace, mais je n'ai pas grand chose à redire... Les voisins en J sur ERJ ça me dépasse aussi, après au moins BA semble facturer un peu moins cher sa Business sur LCY que sur LHR, au moins ça serait cohérent.
Oui, la ligne depuis Orly était bien pratique, c'est comme ça que j'ai découvert cet aéroport d'ailleurs...
A bientot :)