Avis du vol British Airways Newark London en classe Economique

Compagnie British Airways
Vol BA188
Classe Economique
Siege 30K
Temps de vol 06:56
Décollage 22 Sep 22, 21:45
Arrivée à 23 Sep 22, 09:41
BA   #63 sur 95 Compagnies Un minimum de 10 flights-reports sur les deux dernières années est nécessaire pour apparaitre dans le classement. 968 avis
Ticou
Par 1163
Publié le 24 octobre 2022

INTRODUCTION ET GENESE DU VOYAGE


Bonjour à toutes et à tous,

Après près d'une semaine à New York dans des conditions quasi-idylliques (entre 25° et 30° Celsius, un seul jour de pluie), il est déjà temps de revenir en Europe. Je vous concède immédiatement un sentiment ambivalent. Je suis triste de devoir quitter un endroit que j'aime particulièrement  et que j'attendais de revoir depuis plusieurs années, mais je suis également content de rentrer chez moi, plein de merveilleux souvenirs en tête et… avec la réjouissance de nouveau pouvoir manger de la salade ! En effet, le régime alimentaire américain ne me convient pas sur le long terme.

Voici ce que j'avais expliqué lors de de mes précédents reports : "Je me permets vous expliquer le contexte et la genèse de ce voyage dans la ville qui ne dort jamais si vous n'avez pas lu mes deux reports précédents. A la base, je souhaitais y retourner car j'avais une sorte de goût d'inachevé après mon premier séjour. Pour cela, j'avais préparé un voyage combinant la Floride (où je rêve d'aller voir le NASA Visitor Complex en tant que grand fan de la conquête spatiale, particulièrement lunaire) et New York, avec un ami qui a comme objectif de visiter chaque Etat américain sur une dizaine d'années. Ce projet originel devait se concrétiser en 2020 ou 2021 mais la pandémie y a évidemment mis un coup de frein. Ce voyage n'aurait cependant permis "que" quatre jours à New York, ce qui me frustrait de plus en plus car j'avais envie de profiter plus longtemps de cet endroit si spécial à mes yeux. Dès lors, à la fin de l'hiver 2022, j'ai regardé les prix des billets d'avion et j'ai réussi à motiver un autre ami en quelques minutes pour m'accompagner aux Etats-Unis. Je pense que le mérite en revient avant tout aux mots "New York City", lieu que mon pote n'avait jamais visité.

Nous avons donc fixé une période cible nous convenant à tous les deux. Nous nous sommes vite mis d'accord sur le mois de septembre pour profiter des températures plus qu'agréables après l'été américain, ainsi que pour être en dehors des vacances scolaires, même si New York est toujours très fréquenté. Nous étions également ouverts à faire une escale (grande première pour moi) cas échéant. En effet, les vols directs depuis Genève, que ce soit avec Swiss (JFK) ou United (ERW), étaient vendus à près de CHF 750.- début mars. Nous nous sommes donc rabattus sur l'offre proposée par British Airways : GVA-LHR-JFK (premier vol avec BA et second avec AA) et EWR-LHR-GVA (uniquement BA) pour le prix assez "fou" à nos yeux de CHF 400.- (bagages en soute comprises) par personne, soit l'équivalent en euros, pour un séjour du 16 septembre 2022 au 22 septembre 2022, avec un retour le lendemain en Suisse. Je précise ici que mon ami est encore étudiant et qu'une telle économie est encore moins négligeable dans son cas que dans le mien, quant bien même des vols directs sont historiquement plus agréables. Qui plus est, cela me permet de découvrir deux nouvelles compagnies et un appareil (le 777) sur lequel je n'avais jamais volé jusqu'à maintenant".

Voici donc le routing qui vous est proposé, avec les flight-reports correspondants :



Newark Liberty International Airport (EWR)


Au moment de réserver le retour, deux solutions s'offraient à nous. Un départ depuis Newark à 21h35 ou une heure plus tard environ depuis JFK. Les deux vols proposés étaient opérés par British Airways et nous avons opté pour la première solution afin de nous laisser un peu plus de temps pour l'escale prévue à Londres Heathrow. En plus, cela me permet de découvrir Newark comme aéroport de départ après l'avoir connu comme destination finale en avril 2017.

Plusieurs moyens de transport permettent de se rendre à EWR. Comme il y a cinq ans (dans le sens inverse), j'opte pour le train. Après avoir profité un peu plus longtemps que prévu sur la High Line, nous regagnons notre hôtel dans Queens afin de récupérer nos valises. Nos faisons un brin de toilettes pour nous rafraîchir et bouclons définitivement nos valises à même le sol d'un corridor. Finalement, nous quittons notre logement de la semaine à 17h40, à destination de la station de métro Court Square-23 St. Après avoir réussi à faire passer nos valises de justesse sous le tourniquet, nous empruntons la ligne E jusqu'à Penn Station. Nous y arrivons alors qu'il est 18h00 et que le train que nous visons est à 18h14. Autant vous dire que cela va être compliqué pour trouver notre chemin à temps dans cette immense gare. Nous arrivons finalement à localiser les guichets de NJ Transit alors qu'il est 18h10, non sans avoir demandé à deux employés où nous rendre. Nous achetons nos billets pour 15.50 USD chacun (comprenant l'Air Train) au guichet. Je demande alors gentiment sur quelle plateforme est censé arriver le train. La jeune femme me hurle (vraiment) dessus, d'une manière quelque peu agressive, que le train est en "stand-by" et qu'il faut attendre. Nous ne sommes pas les seuls à patienter vu l'affluence.


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A 18h14, soit quand le train était censé… partir, une annonce au haut-parleur indique qu'il faut se rendre sur la voie 12. Il faut dès lors imaginer une transhumance humaine impressionnante ! Que de difficultés à se déplacer, qui plus est avec une valise de 110L pesant plus de 20kg, un sac à dos et une petite sacoche. A New York Penn Station, les portes débouchent sur des escalators pour arriver sur des quais super longs. Au final, nous partirons à 18h26 après un "staff, here we go" et je voyagerai debout. Pas grave vu que je risque de passer de nombreuses heures dans un espace pas super adapté à ma taille peu de temps après.


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Heureusement malgré tout que le trajet est plutôt court. Le train fera finalement une halte supplémentaire à Secaucus (merci Google pour la vérification du nom) puisque le train de 18h12, qui était censé s'y arrêter, a été annulé. Nous arrivons finalement à 18h50 à la gare de l'aéroport. Après avoir monté un escalator et passé le billet précédemment acheté dans la portique (pas super réactive), nous pouvons accéder à l'AirTrain. Une annonce sonore nous indique qu'il faut attendre huit minutes, prendre la prochaine rame jusqu'au parking 4 (P4), y changer de véhicule, et descendre au bon terminal. Autant vous dire que cela est assez fastidieux, d'autant plus qu'au changement au P4, l'AirTrain d'en face se ferme, se rouvre, se ferme, etc, rendant difficile l'entrée des divers passagers.


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Il est 19h15 quand nous arrivons dans le hall principal du Terminal B. Il ne semble pas y avoir foule. Notre vol est prévu à 21h35, ce qui nous laisse normalement suffisamment de marge pour passer sereinement les contrôles et gagner la porte d'embarquement. Le check-in se fait au niveau -1, soit l'étage des… arrivées. British Airways est une des rares compagnies à y opérer apparemment. Contrairement à l'aller, j'avais pu choisir nos places très facilement 24 heures avant notre vol depuis l'application de la compagnie britannique. Le système nous avait automatiquement placé en 30K (hublot) et 30J, soit des places sur le côté droit de l'appareil. A ce moment, le siège à notre gauche était encore inoccupé et nous espérions secrètement que le vol ne sera pas plein.


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Comme vous pouvez le constater, la file d'attente est quasiment vide, à tel point qu'une hôtesse nous invite à nous enregistrer au desk prévu pour la business. Nous lui donnons nos passeports et elle pèse nos valises. La mienne s'arrête sur un magnifique 22.8kg. Après un échange de regards et de sourires, elle me dit que c'est parfait. Je lui rétorque que j'aurais pu faire un poil plus de shopping si j'en avais eu envie. Éclat de rire de sa part ! Je lui demande alors s'il est possible d'avoir nos boarding pass en version imprimée puisque je suis le seul à les avoir sur mon smartphone. Aussitôt demandé, aussitôt fait, dans la bonne humeur qui plus est !


Avant de passer airside, nous profitons de passer aux toilettes (qui seront d'ailleurs plutôt propres). Pour cela, il faut traverser le terminal qui n'est vraiment pas très fréquenté à cette heure de la journée. Une employée de nettoyage voit d'ailleurs le boarding pass de mon ami qui dépasse de son passeport et lui dit que ce n'est pas la bonne direction pour la sécurité. En chemin, je tombe sur deux boutiques vides de clients.


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Nous faisons également un bref passage devant le Terminal B attiré par la belle lumière de l'extérieur et la vue lointaine sur New York.


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Après notre passage au petit coin et devant le Terminal B, nous nous rendons à la sécurité. A Newark, le passage de la sûreté se fait apparemment en fonction de la porte d'embarquement prévue pour votre vol. En arrivant dans la file d'attente, un écran nous indique que cette étape va prendre 30 bonnes minutes. Nous sommes encore largement dans les temps, d'autant plus que nous ignorions à ce moment que nous allions partir avec un retard non-négligeable.


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Après avoir patienté pendant quasiment trente minutes, je passe devant un agent de l'immigration qui vérifie mon passeport et mon boarding pass. Tout correspond et je suis autorisé à poursuivre mon chemin. Lors de l'attente, mon ami discute très brièvement avec un couple de français se trouvant devant nous et qui voyagent en direction de Paris Orly. Ils apprécient d'entendre un peu de français autour d'eux et nous demandent si nous sommes sur le même vol qu'eux, ce qui n'est pas le cas. Je passe la sécurité, sans encombre, tout comme mon pote. Là aussi, il est nécessaire de sortir tous les appareils électroniques et il est même nécessaire d'enlever ses chaussures. Au final, nous sommes airside alors qu'il est 20h00. Le couloir, dans lequel se trouve quelques photos d'avions, mène directement à une espèce de satellite avec plusieurs portes.


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Pour les passagers qui voudraient faire encore quelques emplettes de dernière minute, cela ne semble pas très intéressant. En effet, il y a surtout une boutique ouverte avec quelques bibelots et des nutriments pas forcément très sains pour la santé. Cela m'évoque une réflexion que cela change diamétralement de JFK, d'où j'étais reparti en 2017, et où il y avait vraiment de nombreuses possibilités pour passer le temps dans les magasins.


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Notre vol est annoncé à la porte B54. Après une très brève visite du satellite, nous allons nous assoir avec mon ami, profitant des quelques sièges encore libres à ce moment. Nous avons encore passablement de temps devant nous, le départ étant toujours prévu à 21h35. Je profite alors de transférer les photos prises ce jour sur mon ordinateur, envoyer quelques messages, et visiter un site assez intéressant ! Je mange également un cookie acheté le matin même chez Levain Bakery dans SoHo (et vous verrez que cela aura une légère influence par la suite).


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VOL BA188


L'embarquement débute à 21h05 par ordre de priorité. Une employée, aux capacités vocales assez élevées, s'occupe de gérer tout cela pendant que deux de ses collègues se tournent les pouces. Autant vous dire que j'ai un peu de temps devant moi vu que je fais partie du huitième et dernier groupe. Même si j'adore prendre l'avion, je profite encore de la liberté offerte à mes jambes jusqu'à 21h35, moment où c'est notre tour. Je précise que durant l'attente, l'agente susmentionnée a hurlé d'appeler la sécurité… mais je n'ai pas bien compris pourquoi. Tout a dû rentrer dans l'ordre vu que l'ensemble des passagers a pu embarquer. Nous avons le droit à un passerelle sans aucune visibilité sur le tarmac.


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Je ne rate pas le fameux instant porte cette fois ! C'est pour moi l'occasion de vous parler de l'appareil dans lequel je vais monter. A nouveau un Boeing 777 (comme à l'aller avec American Airlines), dans sa version 236 (ER), en configuration 3-4-3, immatriculé G-VIIA. Selon les données d'Airfleets, il s'agit d'un aéronef qui a fait ses débuts le 4 octobre 1996, autant vous dire que cela ne nous rajeunit pas !


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Nous sommes sobrement accueillis par le personnel de cabine. Il est possible de prendre une petite lingette pour se désinfecter les mains. Le steward m'indique le chemin à prendre pour gagner mon siège. Je traverse la zone business (avec mon ami qui me suit toujours, je ne l'ai pas perdu en route) et arrive dans la zone économique. Je trouve que la cabine est très agréable et moderne. J'ignore quand notre mérou du jour a eu droit à sa rénovation mais le résultat est très réussi, surtout en comparaison avec ce que nous a proposé American Airlines sur un avion bien plus jeune. J'arrive à la 30eme rangée où une jeune femme occupe déjà son siège. Je place mon sac à dos dans le casier se trouvant en-dessus de nous  et gagne ma place au hublot. J'y trouve un coussin et une couverture, tous deux emballés dans du plastique, ainsi qu'une petite pochette papier contenant des écouteurs.


Vient alors le moment de vérité s'agissant du… pitch ! La photo que je vous propose ci-dessous a été prise en fin de vol afin de profiter de la lumière naturelle et vous donner un meilleur aperçu de la réalité. Je trouve que le siège est assez ergonomique et offre plus de place en-dessus de la tablette, ce qui me surprend agréablement. Je peux en effet glisser mes pieds sous le siège et peux ainsi bouger plus que d'habitude pour une place classique. Je trouve également agréable qu'il soit possible, contrairement à l'aller, d'avoir un appui-tête réglable qui permet aux personnes de grande taille de pouvoir s'appuyer dessus. Bons points pour la compagnie britannique !


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Je commence alors à examiner l'IFE se trouvant devant moi. Aucune possibilité de sélectionner ou de changer la langue, je trouve cela assez dommage en 2022, surtout pour ceux qui ont des connaissances limitées en anglais. L'écran tactile est encore assez réactif même s'il est plus pratique d'utiliser la télécommande logée devant moi. A côté, se trouve également une prise USB pour charger l'appareil électronique de son choix, mais il sied de constater que cela prend énormément de temps. Mon téléphone portable aura uniquement gagné 50% de batterie sur l'ensemble du vol. Et je précise que j'ai également vérifié que mon câble et ma prise n'étaient pas défectueux.


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Nous avons le droit aux classiques messages de bienvenue. D'après les informations obtenues, le vol durera uniquement 6h. Nous sommes également enjoints à ne pas prendre de photos durant ce vol… donc je compte être le plus discret possible pour éviter les problèmes. Je profite donc du roulage pour prendre en image d'une partie de la cabine.


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Nous avons repoussé à 21h46, avec un léger retard. Néanmoins, après une longue attente puisqu'il est 22h10, le pilote nous informe qu'il y a plus de trafic qu'imaginé à Newark. Je trouve toujours surprenant ce genre d'annonce. En effet, nous allons quitter l'un des deux aéroports de la mégalopole new yorkaise où arrivent et partent les vols internationaux, La Guardia étant destiné aux vols domestiques. Nous sommes en 11eme position mais le commandant de bord nous rassure en nous rappelant que ce retard sera rattrapé vu la durée de vol plus courte que prévue.


Cette attente prolongée me donne l'occasion d'explorer la section des films proposés par British Airways. Il est possible de les trier en fonction de divers critères, comme la langue disponible. Allons donc voir ce qui nous est proposé dans la langue de Molière ! 96 références… not too bad, même si certains films ne sont pas très récents (comme E.T). Ayant regardé Top Gun : Mavericks à l'aller, mon choix se porte donc sur le premier Top Gun que je n'avais jamais vu. Malheureusement, voilà ce que je verrai…


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Ce magnifique "Sorry, the selected media is currently unavailable" va s'afficher sur plusieurs films français. J'essaie alors d'en trouver un qui pourrait m'intéresser et qui serait quant à lui avaialble. Victoire ! L'oeuvre "Eiffel" est l'heureuse élue (ou non) pour m'accompagner !


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Je débute le film alors que nous sommes toujours au sol. Finalement, nous décollerons à 22h25. Je suis du bon côté pour voir la lumineuse skyline de New York sur ma droite. Après notre envol, nous survolons Manhattan. Je prends des dizaines de clichés. Nous sommes un peu haut mais la vue n'est pas désagréable. Il est assez facile d'identifier Central Park (qui n'est pas illuminé), l'Empire State Building, le Chrysler qui ne trône pas bien loin, ou encore la One World Trade Center plus au loin dans Financial District.


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La fatigue me gagne alors après ce séjour intensif ! Je ne cherche pas à rester éveillé, d'autant plus que mon film ne me passionne pas spécialement. Je n'ai pas l'impression de m'endormir, plutôt de somnoler. Je sens rapidement les odeurs de nourriture qui arrivent à mes narines. Vers 23h15, mon ami, qui venait de recevoir son plateau, me réveille pour me signaler que le service était bien avancé. Je n'ai néanmoins pas faim. Il est tard pour mon estomac et je suis déjà en train de digérer le cookie ingurgité 2h30 plus tôt, qui était aussi bon que costaud. Une hôtesse voit que je suis réveillé et me demande si je souhaite manger. Je refuse donc poliment et demande s'il sera possible d'avoir un jus de pomme. Celui-ci me sera amené quelques minutes plus tard. Je profite également de faire une rapide photo du repas (encore emballé) proposé par British Airways. Je vous avoue que j'étais encore à moitié (voire plus) endormi et que j'ai pas eu la présence d'esprit de demander à mon pote ce qui lui avait été proposé mais je suppose que cela devait être très classique.


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Pendant ce temps, je profite de ce bref instant pour trinquer, ceci avant de très vite me "rendormir"…


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Comme déjà évoqué, je ne dors pas vraiment, j'ai plus l'impression de somnoler, mais c'est déjà mieux que rien. Il est cependant possible que je me sois endormi pendant quelques minutes. Il y a passablement de petites turbulences sur la première moitié du vol, cela secoue un peu, mais rien de bien fou. La cabine semble calme mais j'ai de toute façon mon casque audio, avec ma propre musique, sur mes oreilles pour être dans mon univers. J'évite cette fois la vingtaine de bébés qui pleuraient sur mon vol Swiss entre JFK et GVA en 2017 !

Lorsque mes yeux s'ouvrent, je suis l'avancée du vol sur l'IFE. Au final, nous "rattrapons" assez rapidement la partie ensoleillée du globe, peu avant l'Irlande dans mes souvenirs.


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La cabine est rallumée alors qu'il est 3 heures (à New York), soit 8 heures à Londres, notre destination. Selon l'IFE, il reste 1h28 jusqu'à la capitale anglaise. La vue est assez jolie, même s'il y a passablement de nuage. 10 minutes plus tard, le service pour le petit-déjeuner commence. Je n'ai pas passablement faim mais j'espère quand même pouvoir manger quelque chose. Naïvement, j'oublie que nous sommes dans un avion britannique et que le menu n'est pas constitué d'un croissant et de confiture, by Jove ! Un steward, fort aimable et passablement joyeux, enchaîne les "morning" et la distribution de… baggels au fromage ! Je prends le mien, il est tout chaud. Néanmoins, l'odeur pas franchement alléchante et la vision qui s'offre à ma gauche, me convainquent d'également passer mon tour sur le coup.


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Quand notre voisine de rangée se lève pour aller aux toilettes, j'en profite pour également me lever et y aller faire un tour, surtout pour compléter au maximum ce flight-report. Comme vous pouvez vous y attendre, cela est relativement assez exigu mais propre.


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Je regagne alors mon siège. A 9h05 (heure de Londres), nous sentons que notre avion commence gentiment mais sûrement sa descente. Cinq minutes plus tard, le pilote prend la parole pour nous dire que… c'est plus encombré que prévu à Londres Heathrow et que nous devrons attendre un peu avant d’atterrir ! Décidément, nous avons droit à un équipage très surpris de savoir qu'il y a également pas mal de trafic dans la capitale anglaise, ce n'est donc pas une exclusivité new yorkaise.


Mon ami se lance alors, dans les dernières minutes de ce vol, dans l'exploration des jeux proposées par British Airways et tombe sur une version assez arcade d'un jeu de football intitulé "In-Flight 3D Football". Cela semble assez peu réactif mais le Breton qu'il est arrive à venger la France face à la Suisse…


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Cela me donne des idées pour également voir les autres jeux proposés. Il y en a quelque-uns comme vous pouvez le constater. Je ne les ai néanmoins pas testés mais je suppose que cela doit être de la même vaine. Ils ont au moins le mérite d'exister pour divers quelques jeunes passagers.


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Nous traversons une couche nuageuse assez épaisse vers 9h25. Cela secoue pas mal pendant quelques minutes. Par la suite, nous avons droit à deux boucles d'attente (dont la première bien visible sur le suivi du vol) avant de pouvoir nous poser à 9h41. J'en profite qu'il soit encore temps pour prendre les photos d'usage de la carte de sécurité de notre B777 et immortaliser la purée de pois qui surplombe Londres.



Le posé est assez normal, le freinage plutôt sportif. Le temps est quant à lui typiquement anglais, il fait super moche comme vous avez pu le constater sur une image précédente. Les 25 degrés constants de New York me manqueraient presque, malgré le fait que je me réjouisse de rentrer.


LONDON Heathrow (lhr)


Notre Boeing quitte la piste et commence son roulage, qui va s'interrompre assez vite. Nous resterons finalement stationnés à un endroit pendant 20 minutes avant. En effet, cela a été la durée nécessaire pour qu'une porte d'arrivée soit attribuée à notre avion. Je peux donc admirer plusieurs avions de British Airways pendant notre attente.


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Notre mérou reprend alors sa route jusqu'à la porte. Et commence alors le véritable sketch… L'avion est arrêté depuis quelques minutes, les équipes au sol travaillent déjà d'arrache-pied et de nombreux voyageurs se sont déjà levés comme trop bien souvent. Sauf qu'il ne semble pas possible de débarquer pour une raison que nous ignorons tous. Après 20 minutes, soit à 10h20, le pilote prend la parole à nouveau et explique que la passerelle semble en panne mais qu'il ne possède aucune information. Super ! Il imagine (et espère surtout) que les responsables d'Heathrow recherchent une solution et nous tiendra au courant. Avec mon ami, on commence à s'inquiéter pour notre correspondance si la situation perdure. La bonne nouvelle est que les bagages sont en train d'être traités et ne semblent pas impactées par la panne du jetbridge. British Airways nous dit même Goodbye mais nous n'avons pas d'autre choix que de rester tranquillement sur notre siège.


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Alors qu'il est 10h40, le commandant de bord reprend une fois le micro pour nous annoncer à nouveau qu'il n'a toujours reçu aucune information et qu'il est deeply sorry de la situation. Il ajoute que la passerelle n'a pas bougé depuis notre arrivée mais qu'il semble voir de l'activité humaine dans celle-ci, ce qui lui fait penser qu'ils cherchent une solution. Il devait avoir raison puisque 5 minutes plus tard, les gens qui étaient restés debout commencent à bouger en direction de la sortie. Nous pouvons enfin quitter notre agréable cabine. En chemin, une hôtesse voit que je tiens mon passeport suisse en mains, me sourit et me dit "Danke sehr". Pas de bol, c'était pas la bonne langue pour moi, mais ce n'est pas grave, la course contre-la-montre pour avoir notre correspondance peut commencer !


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Verdict

British Airways

7.1/10
Cabine7.5
Equipage7.0
Divertissements7.0
Restauration7.0

Newark - EWR

7.0/10
Fluidité7.0
Accès7.0
Services6.0
Propreté8.0

London - LHR

7.0/10
Fluidité7.0
Accès6.0
Services6.5
Propreté8.5

Conclusion

Je suis encore un novice comparé à certains pour les vols transatlantiques, même si j'ai parfaitement conscience de la chance que j'ai d'avoir pu aller deux fois aux Etats-Unis. C'était la première fois que je prenais British Airways et je suis très satisfait du produit proposé, d'autant plus vu le prix (CHF 400.- pour septembre) payé pour l'aller-retour. Je ne peux pas m'empêcher de comparer la prestation de BA avec celle d'AA à l'aller. La compagnie britannique la remporte haut la main, surtout au niveau de la cabine et du confort (tout relatif certes) en économie. Je ne ne peux pas me permettre de faire une comparaison du catering puisque je n'ai pas mangé le souper (fin le dîner pour les non-suisses) et que le (petit)-déjeuner n'est pas forcément représentatif.

Un peu déçu en revanche d'Heathrow s'agissant du retard causé à cause du problème technique à la passerelle et du manque de communication avec la cabine à ce sujet. En revanche, ce que j'ai qualifié de sketch un peu plus haut est compensé par le fait que le transit s'est parfaitement passé, malgré le temps réduit.

Informations sur la ligne Newark (EWR) London (LHR)

Les contributeurs de Flight-Report ont posté 6 avis concernant 2 compagnies sur la ligne Newark (EWR) → London (LHR).


Pratique

La compagnie qui obtient la meilleure moyenne est British Airways avec 7,3/10.

La durée moyenne des vols est de 6 heures et 28 minutes.

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2 Commentaires

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  • Comment 614256 by
    momolemomo GOLD 9716 Commentaires
    Un vol un peu mieux que l'American Airlines de l'aller mais le legroom est serré..
    Les vols depuis la côte est sont vraiment court et à la limite entre le long-courrier et le court-courrier. C'est pas mal sur un vol de nuit, ça passe vite.
    Merci pour ce Fr
    • Comment 614495 by
      Ticou AUTEUR 38 Commentaires
      Merci pour le commentaire ! J'ai l'habitude des legrooms serrés vu ma taille mais celui de British Airways étant de bien meilleure facture que celui d'American. J'ignore si c'est également le cas sur des cabines plus récentes pour la compagnie américaine. C'était mon quatrième vol transatlantique et il est vrai que j'étais déjà plus habitué que sur mon tout premier vol (de jour) entre GVA et EWR, qui m'avait paru une éternité dans une cabine d'un autre siècle. A bientôt !

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