Voici une histoire originale à raconter aux copains. L'histoire du vol AF659 démarre à Dubaï. J'avais l'habitude de retourner en France via une escale à Istanbul, et j'ai choisi cette fois un vol direct, dont la durée totale sera égale voire supérieure à un voyage avec escale.Mon dernier vol avec Air France remontait à 2018 pour me rendre en Arménie, depuis, j'ai toujours opté pour des compagnies étrangères, qui me paraissent généralement plus compétitives en terme de rapport qualité prix. Sur les conseils d'un ami, j'ai donc retenté l'expérience avec Air France. Rendez-vous à l'aéroport international de Dubaï, le décollage s'effectuera depuis le terminal 1, d'où opèrent une centaine de compagnies. Les procédures sont bien en place, les lieux sont d'une propreté éclatante.L'enregistrement au comptoir se fait sans attente, le passage à la douane est fluide et le contrôle de sécurité bien rythmé malgré la quantité de voyageurs. Nous empruntons ensuite un shuttle nous conduisant vers l'aile dédiée à l'embarquement. Là aussi tout est fluide, aucune attente et un volume de voyageurs suffisamment maîtrisé pour avoir une place assise.


Une fois arrivée, je me dirige vers un grand hall, la zone duty free. Les différents salons voyageurs se trouvent à l'étage au dessus des portes d'embarquement.


je patienterai au Ahlan business class lounge. L'espace de restauration propose un choix varié, avec des plats chaud, des oeufs, des viennoiseries ainsi que d'autres douceurs, mais peu de prises électriques.



Il est temps de rejoindre la porte d'embarquement


Nous arrivons ensuite dans un second salon, directement relié à notre passerelle, là aussi, de l'attente, l'embarquement ne semble pas fluide.

la vue de l'appareil depuis la passerelle


L'équipe à bord est agréable et semble expérimentée, j'aime l'élégance à la française des hôtesses, qui était l'apanage du personnel de bord des années 80-90.
J'arrive en 10 L, je dispose de plus de place pour les jambes, mais j'ai la sensation d'être assise sur un siège légèrement étroit en raison du coude du voisin qui dépasse à foison, le hublot, un peu trop en arrière, n'est pas exactement aligné à mon siège, d'où l'impression de manquer de luminosité, et un léger défaut d'usure juste en face de moi qui m'obsède.


L'embarquement prend fin, après 20 bonnes minutes d'attente, une mauvaise surprise nous attend.
Le pilote nous informe qu'un équipement de sécurité indispensable au décollage est manquant, il s'agit du kit médical obligatoire à bord. Nous devons impérativement équiper l'appareil, sans quoi il sera impossible de décoller. Nous patientons dans le calme et dans une relative bonne humeur. Air France est désormais en négociation avec d'autres compagnies afin d'acheter ce kit. Un second message est diffusé entre temps, nous informant que les compagnies Etihad et Qatar airways ont été sollicitées, croisons les doigts. Après avoir patienté, me semble t-il, 2 heures 30 dans l'appareil, la messe est dite, le vol n'aura pas lieu, aucun kit médical n'a pu être trouvé. Le pilote semble si gêné que son annonce est presque inaudible. Les passagers débarquent de l'avion, et sont dirigés vers la zone de transit, au comptoir Air France.

Une longue file d'attente nous attend, certains sont semble t-il recasés dans d'autres vols, mais l'attente est longue. Nous finissons par recevoir environ 3/4 d'heure plus tard, un mail de la compagnie, indiquant que notre vol aura lieu à 4:30 du matin. La foule est agitée, les informations circulent mal, les questions d'indemnisation sont soulevées, c'est un léger chaos.
Une question nous taraude tous, comment ce vol a t-il pu arriver à DBX sans kit médical à bord ? Certains affirment qu'il était déjà manquant au départ de Paris, mais que le contrôle n'a pas eu lieu, aie aie aie. Il sera acheminé par un vol provenant de Paris.

Les nouvelles cartes d'embarquement seront délivrées dans la nuit. Air France gardera nos bagages. Je décide de repartir en ville tranquillement, pour retourner dans la nuit à l'aéroport.
De retour vers 2h du matin, les mêmes étapes sont effectuées : passage au comptoir, douane, contrôle de sécurité…
Une fois devant la porte d'embarquement, c'est un bus qui achemine les passagers vers l'appareil.



ça y est, on croise les doigts, on brûle des cierges, cette fois c'est la bonne ! Décollage autour de 5h30 du matin.


Je suis à nouveau installée en 10L, l'appareil est identique à celui de ce matin, on y trouve le même défaut d'usure qui m'obsède


Notre vol est désormais bien engagé.
Les passagers tombent de fatigue, le vol sera calme, et peu se divertissent, alors que les dernières séries en vogue sont disponibles.
La couverture quasi boulochée me tient chaud.

catering sans gluten pour moi, moins appétissant que les crêpes proposées, mais ça a le mérite d'exister. L’œuf est beaucoup trop cuit mais le reste est correct.

Les collations sont distribuées dans de petits sacs individuels, certes c'est beaucoup plus pratique pour le personnel, mais le marketing est à revoir, perception du goûter bas de gamme, non pas en raison de la qualité des produits, mais de son aspect pique-nique qui me rappelle les distributions de repas lors de mes séjours en colonie de vacances

On entrevoit le bout du tunnel


enfin au parking

Stupeur, aucune file d'attente à la douane de Roissy CDG terminal 2E, du jamais vu

Une longue attente toutefois pour récupérer nos bagages

Température extérieure, 8°C, bienvenue à Paris.
Merci pour ce report.
Incroyable cette histoire de kit médical qui n’était pas au départ de Paris. Ça me semblé tellement énorme que je n’y crois pas trop. Je pense plutôt qu’il a servi et qu’il n’était plus complet. Ça me semble plus probable.
Vu le retard, il y aura au moins une indemnisation.
Pour un retour à Air France, c’est plutôt réussi.
Bons vols
Oui incroyable en effet, je n'ai pas de certitude mais en discutant avec le personnel, il semblait lui même surpris. Je suppose que les équipements constitutifs d'un kit médical sont disponibles en plusieurs exemplaires dans un même kit, en tout cas suffisamment pour un AR...sans quoi cela arriverait beaucoup plus souvent ?
Je n'ai aucune idée des relations entre compagnies, mais Il est aussi surprenant de ne pas avoir réussi à acheter cet équipement à DBX.
Pour l'indemnisation, elle a été généreuse grâce au reglement CE 261/2004, ils ont été réactifs !
Merci pour ce FR
Un retour vers AF un peu chaotique. Il est difficile de croire que l'avion soit parti de CDG sans ce kit ou alors il y a eut un manquement lors d'un contrôle avant le départ. on ne saura jamais
Mais au final une indemnisation
A bientôt
Philippe
Un défaut de contrôle serait plutôt gravissime, espérons qu'il ne s'agissait pas de ça ! À bientôt