Avis du vol Lufthansa Berlin Frankfurt en classe Economique

Compagnie Lufthansa
Vol LH169
Classe Economique
Siege 7F
Avion Airbus A320
Temps de vol 01:10
Décollage 27 Sep 15, 19:15
Arrivée à 27 Sep 15, 20:25
LH   #51 sur 78 Compagnies Un minimum de 10 flights-reports sur les deux dernières années est nécessaire pour apparaitre dans le classement. 1456 avis
marathon
Par 1187
Publié le 1 octobre 2015
Ce FR est celui du premier vol de retour d’un week-end sportif à Berlin, destiné à justifier mon pseudo (plus de détail dans l’introduction du premier segment).

CDG - FRA : LH1031 (A320)
FRA - TXL : LH0186 (A320)
TXL - FRA : LH0169 (A320) vous êtes ici
FRA - CDG : LH1052 (A320)

TXL n’est pas relié par voie ferrée à la ville, et ne le sera jamais, puisqu’il est destiné à être fermé quand BER ouvrira. Donc trajet en bus depuis la station S-Bahn et U-Bahn Zoo. Le ticket à l’unité est assez cher à Berlin (2,70 EUR), mais il est multimodal et valide 2 heures (A/R interdits), ce qui m’a permis d’optimiser mes dépenses de transport local, en trois tickets seulement :
- TXL – THF – hôtel, en cinq segments et précisément 120 minutes chrono
- hôtel – Gare centrale (départ/arrivée du marathon) : le seul trajet un peu cher pour la distance
- Gare centrale – hôtel – TXL

Je n’aurais même pas eu de quoi faire le trajet aller en RER de CDG au centre de Paris avec ce budget !

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Ce bus fait beaucoup d’arrêts sur le trajet, mais un dimanche après-midi, la circulation est faible et je ne suis pas pressé.

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Le terminal 1 de TXL est un hexagone, ce qui conduit à faire de longs cheminements

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La première étape consiste à aller au bureau des bagages de LH, dont je connais désormais l’emplacement, pour prendre des nouvelles de mon bagage en soute que LH avait égaré à FRA.

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Tout ce que je savais, c’est qu’un numéro allemand m’avait appelé sur mon portable à 8h, mais à cette heure là, j’étais déjà en train de laisser mes affaires à la consigne du marathon.

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Je ne l’avais pas remarqué la veille, mais il y a une machine à café en libre-service pour les PAX qui ont un souci de bagages. J’ai trouvé ce café absolument infect, mais il n’y était pour rien : le sens du goût est complètement perturbé pendant/après une épreuve de longue durée, car le corps rejette ce qui ne lui apporte pas les sels minéraux dont il est en manque. A l’inverse, les boissons de l’effort telle celle que je mentionne dans le bonus sont imbuvables « à froid ».

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Il y avait du café qui n’était pas pour moi ce jour là, mais en revanche, impossible de capter ici le réseau internet par wifi accessible ailleurs dans le terminal

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Accueil cordial, quelques frappes des références sur un clavier, et l’employé me dit : « Pouvez-vous attendre dix minutes ? Votre bagage est ici ; je peux aller le chercher ». Et de fait, il revient dans les temps, avec mon sac contenant de la nourriture qui va partir directement à la poubelle (les pâtes cuites, ça résiste mal une journée à température ambiante).

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Comme je me doute que les vols de retour ne me nourriront pas (et peut-être mal, étant donné mon métabolisme dérangé par la compétition), j’ai prélevé sur le petit déjeuner de l’hôtel ce que je sais me convenir. Reste à trouver où le consommer, or les seuls sièges landside à TXL sont ceux de bars et restaurants. Je ne serai pas le seul à utiliser ces bornes à l’extérieur du terminal, là où s’arrêtent les bus desservant l’aéroport.

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La veille, j’avais fait mon OLCI, et changé les sièges, car LH m’avait gentiment mis sur un siège milieu pour chaque vol.

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Le choix de siège attribué par défaut pour le premier vol était caricatural : un siège milieu au milieu d'un grand espace libre.

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… alors qu'il ne manquait pas de sièges aux hublots et au couloir, même devant l'aile

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Je n’avais pas imprimé les BP à l’hôtel qui m’aurait peut-être facturé le service, comptant sur les bornes automatiques comme celles-ci.

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Elles n’ont pas reconnu ma carte d’identité, mais mon code de réservation.

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Et j’ai reçu rapidement une effigie du couple idéal, vu par LH

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Dans ce sens ci, je n’avais plus aucun impératif d’avoir mes affaires à l’arrivée, et aucune envie de m’en encombrer ici comme à FRA : j’ai reconfiguré mes bagages pour ne garder avec moi que mon PC qui tient tout juste dans son sac fluo, et mon petit sac à dos tout aussi fluo pour le petit fourbi complémentaire. Après un interminable cheminement dans plusieurs côtés de l’hexagone du terminal, je suis arrivé au lieu de dépose des bagages pour mon vol, où la queue était nulle, et la durée de traitement d’un PAX négligeable.

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A TXL, chaque côté de l’hexagone du terminal est une zone airside séparée, avec son propre PIF (efficace et sans histoire, dans mon cas). Le résultat, c’est un espace plutôt limité et longiligne, avec un famélique café en guise de boutique airside.

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L’offre de presse est uniquement allemande, et je n’ai pas envie de me fatiguer à lire dans cette langue, l’étant déjà suffisamment.

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Pour ce qui est du spotting, c’est assez limité et à contre-jour, d’où le rendu assez délavé des couleurs.

A330-200 Air Berlin

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MD-80 Bulgarian Air Charter

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Ce n’est pas le jour où j’ai envie de multiplier les montées d’escalier, encore moins les descentes d’escalier, mais mon sens du devoir de FRiste est le plus fort, et je monte à la mezzanine qui offre une vue plongeante sur le PIF

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Une vue générale de l’ensemble des boutiques airside accessible aux PAX de ce vol

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… et une vue partielle de la salle

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Elle offre aussi des prises électriques, alors qu’il n’y en a pas à proximité des sièges en bas, et un espace calme, car manifestement, rares sont les PAX acceptant de monter puis redescendre un escalier.

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La page corporate en deux moitiés d’écran

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Les PAX prioritaires sont appelés à la porte qui est au fond

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L’appareil est D-AIZY, mis en service le 11/9/2013, donc marginalement plus ancien que l’avion du trajet aller.

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La cabine J, vue à l’arrivée

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Et la cabine Y

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Les sièges sont toujours aussi dépourvus du moindre rembourrage, et le pitch est toujours aussi conséquent.

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La fiche de sécurité, inchangée

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Les habitués de la ligne FRA-TXL sont décidément des habitués du no-show. Comme dans le sens inverse, il faut attendre le déchargement du bagage d’un PAX qui ne s’est pas présenté, d’autant plus longtemps que les bagagistes sont repartis ailleurs.

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Pendant que la nuit tombe, un aperçu des appareils sur le tarmac :

Deux A319 Germanwings

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A319 Finnair en livrée OW

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A320 Austrian

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A320 Bulgaria Air, devant des appareils Air Berlin et Qatar Airways

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On quitte enfin le stationnement, avec vingt minutes de retard. La nuit est tombée, et c’est uniquement pour montrer qu’il est là que j’inclus cette photo floue d’un A330 Hainan Airlines. Il va peut-être ramener chez eux certains des 700 Chinois participant au Marathon de Berlin 2015.

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Décollage

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Pas de café pour moi – vous savez pourquoi – mais double ration de jus de pomme : ma demande est accordée avec un grand sourire. Les bretzels seront destinés à Mme – je n’ai vraiment pas envie de nourriture salée donnant soif.

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Descente vers FRA

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Il est ETA + 2’ quand je prends cette photo pendant que l’avion attend de pouvoir traverser une voie sur le tarmac de FRA : CRJ900 LH Cityline, Dash 8-400 et Fokker 100 Austrian

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A320 CSA en livrée special “Prague Loves You” – Prague Airport”, devant CRJ-900 JP pour LUB (merci à Benoit75008 et Mathieu pour l'identification :)

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Arrivée au contact à ETA+10’ : rien de catastrophique

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L’avion vu depuis le terminal

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Avec un retard minimal, la correspondance est assurée et sera décrite dans le FR du segment final.
Je reviens en arrière quelques quatorze heures plus tôt pour le bonus qui traite de la raison d’être de ce voyage.

Ce matin là, les PAX du S-Bahn n’ont pas les vêtements de tous les jours : le look est très sportif, avec au premier plan un coupe-vent jetable caractéristique d’une grande compétition.

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Le flot est continu à la sortie vers le parvis sud de la gare centrale

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Direction le pont sur la Spree qui donne accès à l’extrémité nord-est du Tiergarten

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A droite, la Chancellerie

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La façade est de la Chancellerie

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C’est là que se séparent les coureurs et leurs accompagnateurs :

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Un immense périmètre est accessible uniquement aux coureurs, et c’est ce bracelet de tissu synthétique soudé autour du poignet qui sert de laissez-passer. Sur l’une des chaussures, une puce sans contact prise dans les lacets permet d’avoir le temps réellement réalisé par le coureur : cette invention de la fin des années 90 a éliminé les bousculades au départ, puisqu’il n’y a plus de handicap de temps à franchir la ligne de départ longtemps après les autres.

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Une ambiance de pré-course devant le Reichstag. Beaucoup de coureurs ont encore avec eux le sac de consigne fourni par l’organisation : tout autre contenant est interdit à la consigne, et d’ailleurs il n’est pas possible de pénétrer dans le périmètre réservé avec un sac autre que ceux là.

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Le soleil apparait; ce n'est pas trop tôt, car il fait frais

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T’es où ?

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La consigne, par numéros de dossard. Il y a plus de 40 000 coureurs inscrits !

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Après avoir déposé son sac à la consigne, direction les sas de départ.

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C’est là que se séparent deux flots de coureurs, qui sont répartis en huit catégories selon leur niveau (en temps pour terminer), de la lettre A (l’élite) jusqu’à la lettre H (plus de 4h15, ou pas de référence). Il fut un temps où j’étais beaucoup plus près du début de l’alphabet, mais aujourd’hui c’est la lettre H qui est la mienne.

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Il fait environ 10°, et tout le monde ou presque prend l’une de ces chasubles de plastique jetables pour se tenir un peu chaud.

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Quand on est dans le bloc H, la ligne de départ est loin, très loin devant

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La ligne de départ est sous l’arche là bas, tout au fond de cette photo

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Comment ai-je pu prendre une photo de la foule d’en haut ? Une perche à selfie n’aurait pas suffi.

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Un détail qui montre l’attention des organisateurs pour les coureurs ordinaires : il y a au milieu de l’avenue une petite plateforme en accès libre, au pied de laquelle les coureurs font sagement la queue pour prendre tour à tour selfie et photos comme celle qui précède.

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Un lâcher de milliers de ballons jaunes marque le début de l’épreuve à 9h00. Mais pour les sans-grade, il faudra attendre longtemps avant de s’élancer : pour éviter tout embouteillage, le départ est donné en trois vagues espacées d’un quart d’heure. Pour la dernière vague dont je suis, c’est à partir de 9h30 que commence la course. Peu importe : le chronométrage par puce sans contact permet d’avoir son temps réel à la seconde près. Par ailleurs, il vaut toujours mieux courir au milieu de concurrents de même niveau : on n'est ni gêné par des coureurs trop lents, ni entraîné malgré soi dans un rythme trop ambitieux.

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Un espace central permet aux coureurs de se débarrasser de leur chasubles de plastique jaune, et de leurs vieux pulls et T-shirts.

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Des bénévoles rassemblent ces chasubles de plastique et ces vieux vêtements en grand ballots

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Une ola avant le départ

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Et c’est parti pour 42,195 km !
Alors qu’il aurait fait trop froid pour attendre dans cette tenue, en quelques kilomètres, le corps arrive à la température confortable pour n’avoir qu’un mince maillot sur soi.

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La tour de la télévision

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Si Lufthansa donne plus à manger à ses PAX qu’AF, le menu du marathon de Berlin est minimaliste par rapport à celui de Paris : de l’eau, du thé, une boisson de l’effort et des bananes. Pas d’oranges, de sucre, de raisins secs, de Coca cola, etc.. proposés à n’importe quel semi-marathon francilien : c’est menu unique pour tout le monde.

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Pas question pour autant de faire l’impasse : il faut impérativement boire avant d’avoir soif, car la déshydratation ne pardonne pas dans une épreuve de cette longueur. Il y a d’ailleurs un ravitaillement intermédiaire avec de l’eau uniquement, entre les ravitaillements réglementairement espacés de cinq kilomètres.

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Le soleil illumine les gobelets de plastique jetés par les concurrents après avoir bu une gorgée au vol.

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De nouveau la tour de la télévision

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… et une église que je n'ai pas cherché à identifier (mais si vous insistez, je devrais y arriver : le trajet était bien identifié ;)

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Les organisateurs à Berlin ne lésinent pas pour s’assurer que tous jouent franc jeu : il y a une arche avec un tapis de lecture des puces sans contact tous les cinq kilomètres, alors qu’ils sont disposés tous les dix kilomètres, voire uniquement à la mi-parcours, dans les autres marathons que je connais.

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Nous ne sommes ici qu’au quinzième kilomètre, et cela se passe déjà mal pour certains. Pour moi aussi ?

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Il y a encore bien trop de distance pour espérer terminer dans les temps (6h30 maximum) si je commence à marcher ici.

Arrivée dans les temps, hors délai ou abandon ? Paradis, purgatoire ou enfer ? je laisse le suspense jusqu'au bonus du dernier segment !
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Verdict

Lufthansa

6.6/10
Cabine6.5
Equipage8.0
Divertissements5.0
Restauration7.0

Berlin - TXL

8.4/10
Fluidité9.0
Accès7.5
Services7.0
Propreté10.0

Frankfurt - FRA

8.4/10
Fluidité10.0
Accès6.5
Services7.0
Propreté10.0

Conclusion

Un marathon fait mal au dos, et un siège LH aussi. L'un plus l'autre, ça fait beaucoup.
C'est bien parce que ce n'est après tout qu'un vol domestique que je ne sanctionne pas plus durement l'offre de presse uniquement allemande et la collation (qui ne me convenait pas en raison des circonstances).
Certes, TXL n'a pas de liaison ferrée, mais je n'ai pas attendu longtemps le bus, qui passait près de mon hôtel.
Pas de siège landside, des salles d'embarquement séparées par groupe de porte, pas de wifi dans le bureau de traitement des litiges bagages qui est décidément difficile à trouver (et même à retrouver) : TXL a beaucoup de petites imperfections qui ne passent que parce qu'on sait qu'il n'a plus longtemps à vivre.
Pas d'accès internet airside et cheminements interminables à FRA.

PS : pour mon 300° FR, je n'ai vraiment pas fait dans l'exotisme, qu'il s'agisse de la liaison, de la compagnie aérienne ou de l'appareil ^^

Informations sur la ligne Berlin (TXL) Frankfurt (FRA)

Les contributeurs de Flight-Report ont posté 4 avis concernant 1 compagnies sur la ligne Berlin (TXL) → Frankfurt (FRA).


Pratique

La compagnie qui obtient la meilleure moyenne est Lufthansa avec 7.3/10.

La durée moyenne des vols est de 1 heures et 5 minutes.

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