Avis du vol easyJet Nice Paris en classe Economique

Compagnie easyJet
Vol EZY3994
Classe Economique
Siege 18F
Avion Airbus A319
Temps de vol 01:30
Décollage 10 Fév 13, 20:50
Arrivée à 10 Fév 13, 22:20
U2   #12 sur 24 Compagnies low-cost Un minimum de 10 flights-reports sur les deux dernières années est nécessaire pour apparaitre dans le classement. 561 avis
kevinvexin
Par 2883
Publié le 13 février 2013
Bonjour à vous tous,

Aujourd'hui, le récit d'un court vol effectué ce dimanche 10 février, au départ de Nice et à destination de Paris CDG.
Après un week-end à profiter du soleil azuréen tandis que le reste de la France est plongé sous le froid et la neige, vient l'heure du retour à la maison.
Ce sera pour moi le vol EZY numéro 3994, avant dernier vol de la journée pour rejoindre la capitale, départ théorique 20h50, pour une arrivée prévue à 22h20, mais nous verrons que ce sera un peu plus compliqué que prévu.

Je décide de faire le trajet à pied entre la ville et l'aéroport. Départ au niveau de l'hôtel Elysée Palace.
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Je longe le littoral en fin d'après-midi, alors que le soleil se couche tranquillement.
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Le trajet via la promenade a le mérite de nous offrir une vue privilégiée sur les circulations au départ. Ici, un Shamrock.
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En longeant l'aéroport, je m'aperçois qu'il y a en ce moment d'assez lourds travaux.
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Je constate aussi ce que j'avais pu observer à l'aller (atterrissage en 22 face à l'ouest) : la piste 22L/04R est fermée, et la croix est posée.
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Dans les NOTAM de l'aéroport, on peut lire que la piste restera fermée jusqu'au 22 mars, et ce en raison des travaux de confortement de la digue qui protège la plate-forme contre les coups de mer.

Mon chemin semble être le bon.
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Les mouvements continuent. Ici, c'est F-GHQM, ex Air Inter, qui assure AF6219 vers Orly.
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Alors que j'écoute attentivement les échanges entre la tour et les pilotes sur mon récepteur VHF, j'entends que le sens des mouvements change, le vent a en effet tourné. Un pilote au départ reporte 5 noeuds de vent arrière, un autre à l'atterrissage, 10 noeuds. Je reste donc un peu pour observer les arrivées.
Effectivement, le premier appareil se présente au loin en approche à vue, tandis que le temps se dégrade sensiblement.
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C'est un des plus vieux appareils de la flotte qui se pose (2004) : G-EZNC en provenance de Bruxelles.
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Zizijet est suivie de très près par la compagnie nationale.
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Le temps de me restaurer tranquillement au T1, et je rejoins le T2 pour un vol annoncé on time jusqu'à l'heure théorique d'embarquement.
Comme j'ai le réflexe de regarder où en est le vol aller, je réussirai à savoir bien plus tôt que celui-ci est retardé.
En effet, le vol en provenance de Paris se situe vers Montargis à l'heure prévue pour notre embarquement.
Pas de surprise donc lors de l'affichage du retard. un bon nombre de vols a pris du retard ce soir-là en raison des mauvaises conditions météo sur la France. Je trouve d'ailleurs le retard raisonnable pour mon vol et je m'estime heureux quand d'autres vols Easyjet dans la même journée ont été annulés.
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On nous annonce la cause du retard : dégivrage de l'avion au départ.

Je peux donc vaquer à mes occupations et prendre quelques photos dans le terminal.
Désolé pour le reflet et la qualité moyenne des photos de nuit.
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F-GRHP semble s'ennuyer en attendant une nouvelle rotation.
En provenance de Strasbourg, il y repartira dès le lendemain 06h00.
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Vers 20h40, nous sommes convoqués en porte A05. Cette porte m'est inconnue. En effet, elle se situe au sous-sol. Nous allons donc embarquer par PAXbus. Rapidement, les escaliers menant à la salle minuscule du sous-sol sont encombrés, car un vol d'Air France pour Orly part à la même heure en porte voisine.
J'espère que cette attente plus qu'inconfortable ne sera que de courte durée. L'embarquement est prévu à 21h25.
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Je surveille d'un ?il l'état d'avancement du vol aller pour me faire une idée plus précise du retard à l'embarquement.
Je constate à mon grand dam que celui-ci, alors qu'il arrivait dans sa phase finale de vol près du cap d'Antibes, vire vers le large sans raison apparente !
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Je me prépare donc à une attente prolongée, sans d'ailleurs connaître la raison de ce tour d'attente, puisque l'appareil devant lui semblait à une bonne distance. Je ne verrai pas l'appareil arriver, et devine qu'il doit être garé au large.
A 21h05, on nous annonce que le retard sera sans doute un peu plus important que prévu, en raison des précipitations de neige fondue qui commencent à avoir lieu sur l'aéroport de Nice.
Je prends mon mal en patience et me dis que finalement, ce n'est pas bien grave, puisqu'il n'y a qu'un agent affecté au contrôle des cartes d'embarquement, et un seul bus de disponible.
Tranquillement, nous embarquons donc dans le bus mis à notre disposition.
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Nous nous éloignons du T2. Le bus nous conduit au Nord du terrain, à proximité du terminal 1.
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Notre appareil est parqué au stand 22…
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…à proximité de F-GFUF, 733 d'Europe Airpost, ex avion Air France Aéropostale.
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G-EZIK est affecté à la tâche. J'embarque par l'arrière.
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Notre Cobus.
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L'embarquement est relativement rapide. Je prends place vers 21h45, et nous reculons quelques minutes plus tard, à 22h, soit 1h et 10 minutes de retard.
Nous décollons de la 04L et le départ est un peu mouvementé au passage de la première couche nuageuse.

Voici le tracé du départ.
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Le vol se déroule ensuite sans encombre. Le trajet de nuit ne me permet pas de spotter, mais je découvre le magazine Easyjet riche en informations divertissantes.
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L'approche à CDG s'effectuera par le Nord, pour un atterrissage sur le doublet Sud !
Pas de photos de l'arrivée, la visibilité n'est pas extrême à CDG, et j'essaie de me dépêcher à ranger mes affaires en avance pour trouver un moyen de transport afin de rejoindre la capitale.
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L'atterrissage se fera à 23h30. Le roulage s'effectuera au pas sur une plate-forme enneigée.
Un peu d'attente au 2B avant que la passerelle soit disponible. Tout le monde se lèvera dans l'avion pendant le stop en plein taxiway, sans qu'aucun des PNC n'y trouve à redire, en tout cas de manière claire et efficace, eux aussi dans doute fatigués par une journée maintenant trop longue.

La suite est cauchemardesque, comme souvent à Roissy.
Informé de l'absence de circulation du RER B pour rejoindre Paris via l'appli ADP, je décide tout de même de me rendre à la gare, sait-on jamais. Le RER ne circule effectivement pas, mais il est indiqué d'emprunter les bus de substitution. Seule question : où se situent-ils ?
Les passagers arrivent un à un devant l'affichage, désemparés, en cherchant une quelconque indication sur ces bus de substitution. Mais rien. Et aucun agent pouvant nous renseigner dans le coin, évidemment.
23h30, le Roissybus ne circule plus, tout à fait logique quand les vols continuent d'affluer quotidiennement vers CDG jusqu'à 23h30.

Je rejoins donc l'espace des bus communs au-dessus de la gare TGV, ridicule trottoir inondé, et pris d'assaut par les passagers cherchant à emprunter le transport public.
Je repère néanmoins un Noctilien pour gare de l'Est qui pourrait me sauver. Heure de passage théorique : 00h10.
Pendant 30mn, c'est un défilé de bus plus inutiles les uns que les autres, se dirigeant vers les complexes hôteliers du coin, ou effectuant la navette entre les principaux terminaux. A chaque arrivée de bus, le même scénario, le couple de téméraires japonais, meneur de groupe, tente d'interpeller le chauffeur pour lui adresser la question qui tue, celle qu'il doit entendre toute la sacro-sainte journée : Going to Paris ?. Après un non aussi franc que las, la fermeture violente de la porte du bus vient rappeler aux malheureux touristes qu'ils ne sont décidément pas les bienvenus.
Après de longues minutes à faire le piquet dans le froid en prenant tout de même le loisir d'insulter ADP, la RATP et la SNCF avec d'autres voyageurs, et sans autre assistance que celle d'illustres inconnus voulant bien partager un peu de solidarité, la délivrance arrive vers 00h25 : le Noctilien. Je pense alors à toutes les fois où la vue du Noctilien a dû créer un émoi plus que palpable chez les malheureux voyageurs se retrouvant piégés en soirée, et n'ayant d'autre solution que d'y recourir au dernier moment, après de longues minutes d'attente dans le froid à guetter les signaux de deux phares lointains et hypothétiques. Finissant alors par l'apercevoir et espérer qu'il reste de la place, même par terre, pour se rapprocher un peu plus de chez eux, quitte à prendre encore 2 ou 3 correspondances en bus. J'emprunte donc le Noctilien, qui prendra encore un peu plus de retard à cause d'une situation d'incompréhension entre le chauffeur et des passagers, qui a nécessité l'intervention d'autres passagers pour sa résolution.

Depuis la gare de l'Est, Vélib' a été mon ami, et j'ai pu atteindre ma destination à 01h45 du matin, soit 5h après l'heure de décollage prévue de Nice.

Bref, un coup de gueule généralisé contre tous ces décideurs qui ne savent pas se mettre à la place des usagers des transports en commun. Pour reprendre cet exemple, comment est-ce possible de ne pas avoir pensé à indiquer le lieu des navettes de substitution ? Est-ce si difficile d'imaginer que la première question que vont se poser les voyageurs, en constatant l'absence de fonctionnement de la ligne, va être de trouver ce qui est censé s'y substituer ? Cela me parait fou, voire délibéré… Cela fait des années que les passagers de tous pays se plaignent de cet aéroport et de sa défaillance de signalétique. Encore une fois, je ne peux que constater qu'ils ont raison.
Clairement, l'aménagement en termes de transports vers les principaux aéroports n'est absolument pas une priorité politique. Je trouve cela honteux, et il doit absolument être laissé le choix à l'usager de son mode de transport, et notamment de trouver une substitution au taxi et à tout transport privé onéreux.
J'ai sérieusement mal pour les touristes venant nous rendre visite en pensant à l'image qui leur est proposée de notre pays dès leur arrivée.
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Verdict

easyJet

5.7/10
Cabine6.0
Equipage6.0
Carte payante5.0

Conclusion

Concernant la ponctualité, j'attribue 10/20, considérant qu'Easyjet n'était pas le responsable principal du retard. Les conditions météo étaient difficiles, et des vols étaient retardés dans plusieurs compagnies ce soir-là. En revanche, l'embarquement aurait pu selon moi être plus rapide s'il avait été mieux organisé : davantage de personnel et de moyens d'acheminement vers l'avion. Le fait que celui-ci soit garé au large n'a pas arrangé les choses. J'observe que nous avons perdu encore 20mn lors des opérations au sol, le vol ayant connu 40mn de retard à son arrivée à Nice, et nous sommes partis avec un retard d'une heure.

Le pitch est étroit (rien de surprenant), et les racks à bagages vite saturés. Le personnel au sol a d'ailleurs demandé s'il existait des volontaires pour placer les bagages cabine en soute.

Le personnel (PNC français et anglais, PNT anglais) était agréable, sans plus. L'obsession de l'un des PNC était de contrôler drastiquement si tous les appareils électroniques étaient éteints. Une autre a manqué de tact avec un passager, certes désagréable, en lui demandant sur un ton glacial s'il ne voulait pas non plus qu'elle lui porte la valise jusqu'au compartiment à bagages libre (le sien était plein et l'hôtesse lui demandait de déplacer son bagage). J'ai trouvé ça un peu direct. Rien ne doit montrer l'expression d'un mépris envers la clientèle, même si parfois ce n'est pas l'envie qui doit manquer.

Je n'ai pas testé la bouffe, donc la note moyenne par défaut.

A bientôt !

Informations sur la ligne Nice (NCE) Paris (CDG)

Les contributeurs de Flight-Report ont posté 27 avis concernant 3 compagnies sur la ligne Nice (NCE) → Paris (CDG).


Pratique

La compagnie qui obtient la meilleure moyenne est Air France avec 7.5/10.

La durée moyenne des vols est de 1 heures et 32 minutes.

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