Avis du vol Air Caraibes Pointe-à-Pitre Paris en classe Premium Eco

Compagnie Air Caraibes
Vol TX545
Classe Premium Eco
Siege 6F
Temps de vol 08:15
Décollage 06 Jan 19, 19:45
Arrivée à 07 Jan 19, 09:00
TX   #8 sur 72 Compagnies Un minimum de 10 flights-reports sur les deux dernières années est nécessaire pour apparaitre dans le classement. 164 avis
wop
Par SILVER 2909
Publié le 19 janvier 2019

Bonjour à tous,

Je vous propose aujourd'hui ce retour des Antilles avec à la clé deux exclusivités sur Flight Report : le service NavigAIR dans le sens îles - Paris, et la premium éco "Caraïbes" telle que rétrofitée sur les A330 d'Air Caraïbes.

Vous pourrez retrouver les explications du routing et du choix d'Air Caraïbes dans le récit de l'aller. Je rappelle le principe de Navig'AIR : un billet combinant le vol Paris - Pointe-à-Pitre, la navette vers le port, et le bateau vers les Saintes (mais l'offre est aussi proposée vers Marie-Galante, et Roseau en Dominique). Plus la garantie d'une prise en charge en cas de retard de l'un des moyens de transport.

Le trajet retour m'a donc été vendu ainsi :


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Petite subtilité, le trajet en bateau est vendu sous numéro de vol "TX", comme un vol LSS - PTP de 25 minutes. Pourtant, il ne part pas de LSS, aéroport des Saintes Terre-de-Haut uniquement accessible aux avions légers, et n'arrive qu'au débarcadère de Trois-Rivières, d'où il reste 52 kilomètres à parcourir jusqu'à l'aéroport de Pointe-à-Pitre "pôle Caraïbes".


Routing


En parlant de LSS, une vue des 544 mètres de sa piste depuis le Chameau, point culminant de l'île situé 303 mètres plus haut que le seuil Est, et seulement 295 mètres au-dessus du seuil Ouest. Parce qu'en plus d'être courte et balayée par les vents, cette fameuse piste n'est pas plate.


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Et un bref bonus pour ceux que le tourisme aéroportuaire n'intéresserait pas : une vue d'ensemble de l'île, et un aperçu de la faune qui y a pris ses aises.



Mais après une semaine à profiter de cette magnifique île, il est temps de rallier Pointe-à-Pitre, et, à moins d'un heureux contretemps, Paris. Direction donc l'embarcadère, au centre du bourg, et sur la gauche de cette photo.


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Il est à peine 14h30, la billetterie où il faudra passer récupérer le billet de bateau n'ouvre que dans une demi-heure. Je m'installe donc dans ce "salon classe éco", qui moyennant quelques euros, offre rafraîchissements et vue sur les "portes d'embarquement".


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On est face à l'Antoinette, qui a déjà fait un premier aller-retour vers Trois-Rivières en début d'après-midi.


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Voyant qu'il y a un peu de monde à la billetterie de la compagnie Deher, j'attends 15h15 pour aller récupérer mon billet. Pour mémoire, le mode d'emploi fourni par Air Caraïbes est le suivant :


• Présentez-vous au comptoir de la compagnie maritime (navigAIR), muni de votre mémo voyage et de votre pièce d’identité, pour récupérer votre billet de bateau.
• Arrivé à la gare maritime, récupérez vos bagages et prenez la navette navigAIR gratuite qui vous emmène à l’aéroport.
• Arrivé à l’aéroport, suivez la signalétique navigAIR jusqu’à la zone de traitement prioritaire. Retirez votre carte d’embarquement et enregistrez vos bagages sur le vol à destination de Paris Orly Sud.


Après cinq minutes d'attente, et en échange de mon seul nom de famille, je récupère une pochette colorée contenant mon billet pour la traversée. Il est 15h30 lorsque je me présente à l'embarquement, et suis dirigé vers Miss des Îles, le même bateau qu'à l'aller. On dépose ses valises sur le quai pour qu'elles soient chargées, et deux membres d'équipages aident chaque passager à monter à bord, nous tenant chacun un bras.
La cabine est bien remplie, mais il y a des places assises pour tout le monde, et le pas est très acceptable.


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Il n'est que 15h35 quand le capitaine annonce que "nous venons d'appareiller à destination de Trois-Rivières, la traversée va durer environ vingt, et la mer est relativement calme". Tout est dans le "relativement", j'ai appris en quelques trajets qu'il vaut mieux s'asseoir à l'intérieur si on veut rester secs !

La raison de nos dix minutes d'avance semble être l'Antoinette où continuent d'embarquer des passagers : il y a en fait deux bateaux pour opérer la liaison de 15h45, empruntée par de nombreux visiteurs à la journée retournant sur Basse-Terre. Dommage, l'Antoinette est plus confortable, avec des sièges bien rembourrés plutôt que les coques en plastique de la Miss. Je reconnais par contre à bord une autre vacancière de retour vers Paris en Navigair, on n'aura peut-être pas à attendre le 2e bateau à Trois Rivières s'il n'y a pas d'autre client.

16h : "À l'attention de l'équipage, bâbord à quai, bâbord a quai, à notre place habituelle".
16h05 : "Mesdames et messieurs, eeet voilà, nous venons d'arriver à Trois-Rivières, et espérons que vous avez passé une bonne journée ou un bon séjour aux Saintes. Merci de laisser vos bagages à bord, ils seront déchargés par l'équipage". Nous débarquons donc sous le regard attentif de ces deux pélicans.


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Sur la droite, quelques passagers qui partiront quelques minutes plus tard vers Terre-de-Haut, les chanceux.
Droit devant, quelqu'un en t-shirt orange porte une ardoise avec deux noms, dont le mien. Le trajet est cette fois assuré par un prestataire de transport qui commercialise également le transfert pour une cinquantaine d'euros, plutôt que la voiture anonyme de l'aller. Une bouteille d'eau est offerte, et nous embarquons à quatre dans un mini-bus.



Le gérant de cette petite entreprise semble amateur de signalétique, il y en a un peu partout dans le véhicule pour nous rappeler la durée du trajet, ou la "politique des bagages" (qu'on a a priori déjà chargé à ce moment).
Le trajet est fluide en ce dimanche, il paraît qu'en semaine c'est une autre paire de manches. C'est donc au bout d'un peu moins d'une heure de route que le terminal de Pointe-à-Pitre apparaît.



Il est 17h05, soit à environ deux heures du début d'embarquement. Rien ne presse, mais Air Caraïbes nous a promis une "signalétique navigAIR jusqu’à la zone de traitement prioritaire". Un enregistrement prioritaire est également prévu pour la classe Caraïbes.

Rien de tout ça en vue, une série de comptoirs est prévue pour chacun des deux vols Air Caraïbes pour Orly (un premier étant sur le point de décoller). Comptoirs 22 à 30 sur la droite de l'accès à l'embarquement pour le dernier vol, 15 à 21 sur la gauche pour nous. Il n'y a pas d'agent au début des files, ni même de signalétique ou d'accès délimité pour accéder aux comptoirs Premium et Affaires.


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Je finis du coup à un comptoir classe éco, heureusement sans la moindre attente. La valise est enregistrée avec une étiquette "prioritaire", un la carte d'embarquement m'est remise, avec la mention "fasttrack / accès V1P".

L'embarquement est indiqué à 17h45, deux heures avant le décollage. On y croit très fort (c'est l'heure estimée d'arrivée de l'avion sur l'aéroport…).


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Le programme de la soirée.


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Fièrement exposé trône un Bobus… à moins que ce ne soit un Embrardier ?


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Direction les contrôles. Je cherche en vain une file prioritaire au niveau de l'accès aux portes…


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Mais elle s'avère être juste à côté de l'avion que je venais de prendre en photo. La signalétique est plutôt discrète, surtout si on ne prévoit pas d'aller au salon. Le coupe file est en tout cas efficace, menant à l'avant de la queue de la PAF, puis au poste du PIF par ailleurs dédié aux équipages et au personnel. L'équipage du 747 de Corsair finit justement d'y passer, j'ai eu de la chance de ne pas arriver quelques minutes plus tôt.


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Ce parcours débouche logiquement dans le supermarché. Le rhum et les punchs y sont vendus hors-taxes à un prix tout à fait intéressant.


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Un 777 d'AF sur le point de partir de la porte 7, du côté gauche du terminal désormais bien vide, tandis que sur la droite, on retrouve l'un des 747 de Corsair en porte 9.

L'embarquement Corsair est impressionnant d'organisation, par priorités, rangs (du fond vers l'avant) et lettre (porte A ou B en fonction) !
Cela donne doit à des annonces façon bataille navale : "nous embarquons actuellement les passagers assis des rangs 52 à 69 lettres F G H J K en porte 9A, les passagers des rangs 52 à 69 lettres A B C D E en porte 9B, les passagers Premium et Business à leur convenance entre les deux portes, les passagers des rangs 10 à 51 peuvent rester assis".

Il n'empêche que la méthode aura permis l'embarquement de ce 747 en configuration bétaillère, plein, en une quarantaine de minutes.


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L'ambiance est pendant ce temps beaucoup plus calme un peu plus loin, en porte 10, où on devine notre Airbus A330-200, le F-OFDF qui vient d'arriver. Né en 1999, c'est de loin le plus âgé de la flotte Air Caraïbes. Son grand frère, feu F-OPTP, est entre temps devenu l'avion présidentiel français.


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L'embarquement est appelé vers 19h. Deux files sans aucune signalétique sont mises en place. Une seule annonce indique que les familles avec enfants sont invitées à embarquer en priorité. Ensuite, débrouillez-vous. Seuls les passagers venant du salon seront escortés et arriveront directement en porte par un couloir vitré. Pour l'embarquement prioritaire de la Premium éco, on repassera.

Je me fraie néanmoins un chemin vers l'avant de la file qui s'est rapidement formée. C'est que j'ai des photos à prendre pour vous ! Voici déjà des vues un peu plus acceptables de "Delta Fox". Le poste ne dispose que d'une unique passerelle, mise en place au niveau de la deuxième porte.



L'accueil en porte est bon, nous sommes orientés vers nos sièges, avec un rappel des précautions d'usage, l'avitaillement étant en cours.
Virage gauche vers l'avant de l'avion, où se trouve cette configuration unique dans la flotte TX de 3 rangs et demi de premium "Caraïbes", et deux rangées de classe affaires "Madras".

L'avion a été rétrofité mi-2018 (après les A330-300 en 2017), c'est donc une cabine toute neuve. Jetons un petit coup d'oeil à la première rangée de sièges, la seule à disposer de repose-jambes, avant de revenir un rang derrière.


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La sensation d'espace est bien présente, surtout après l'aller dans l'A350 configuré à 10 sièges de front. Outre la grande pochette, plusieurs espaces de rangement sont disponibles. Le siège est agrémenté d'un grand écran brillant (peut-être un peu trop), d'une prise USB et d'une prise secteur. Un oreiller et une couverture sont disposés sur le siège, ils ne diffèrent de ceux de la classe éco que par le liseré bleu au lieu de jaune de la taie.

Surprise au déballage, la couverture est livrée avec des éléments (a priori) comestibles, de couleur jaunâtre, incrustés dans le tissu. Je pourrais prétendre ne pas vouloir choquer les lecteurs qui seraient en train de manger, mais je dois admettre ne pas avoir eu le réflexe de prendre en photo cette offre d'apéritif surprise. Je la confie en tout cas à une hôtesse, qui paraît gênée et me promet de m'en trouver une autre.

Petit aperçu de la classe Affaires et ses sièges lie-flat (160°), là où des full-flat ont été installés dans les A350.


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Test de flottaison : le gilet semble bien là. Test du pas au premier rang, avec la complicité d'un autre passager : ça a l'air très correct.

Un chariot fait un premier passage pour nous proposer non pas une boisson d'accueil, mais des iPad chargés avec de la lecture. Nous y reviendrons.


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19h45, le CDB nous annonce que nous attendons toujours un dernier passager, et que notre vol durera 8h10 comme prévu. J'ai également la visite de l'hôtesse vue un peu plus tôt, qui m'indique qu'elle n'a pas oublié ma couverture, mais qu'elle arrive du fond de l'avion. Soit.

Nous commençons rapidement après le roulage jusqu'au point d'attente, qu'on maintient le temps de laisser se poser un avion régional. La remontée de la piste est l'occasion de remarquer que l'image des caméras est affichée avec quelques secondes de retard… retard variable d'un écran à l'autre. C'est assez perturbant de voir l'avion continuer en ligne droite à l'écran alors qu'on sent et voit par les hublots qu'il prend un virage. De même à la rotation. Je tenterai néanmoins de profiter de ces images, qui sont d'ailleurs d'une plutôt bonne qualité, pour agrémenter ce récit, à défaut de hublot.


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La montée se passe sans événement particulier, une fois l'équipage libéré, une PNC parcourt les deux allées l'une après l'autre pour distribuer les trousses de confort. Il s'agit d'une pochette en tissu, où seuls les écouteurs sont communs avec la classe éco : la brosse à dents fait son apparition, les chaussettes sont plus longues, et le masque un peu plus occultant, tout en restant dans un tissu synthétique pas très confortable.


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Suit un oshibori bien chaud, en tissu (plutôt qu'en papier en éco). Les rideaux à l'avant comme à l'arrière de la cabine sont tirés, ce qui donne une ambiance intime à la petite cabine ainsi délimitée.
j'en profite pour demander des nouvelles de la livraison de ma couverture, l'hôtesse à que je m'étais adressé jusque là n'étant pas réapparue. Moue surprise, et re-promesse de faire quelque chose.


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En attendant, découvrons l'Ipad remis avant le décollage. Seule une application est accessible. Un choix plutôt large de journaux, magazines et livres est disponible. La version numérique des magazines de bord sont évidemment présents.


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Mais une douce odeur commence à envahir la cabine. Voyons voir ce qui va nous être proposé.


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20h45. L'apéritif est servi, cette fois par un PNC masculin, à nouveau en parcourant l'allée de gauche, puis celle de droite. Pour rendre le tout plus amusant, je suis aléatoirement servi depuis l'une ou l'autre des allées.

Je tente le planteur. De marque Madras, il n'est pas extraordinaire. La commande du plat chaud est prise en même temps, avec l'énoncé complet. Il faut l'avouer, c'est plus alléchant qu'un "poisson ou poulet" !


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21h15, voici le plateau. Mis à part la cassolette, pas de vaisselle jetable sur ce plateau. L'ensemble n'est pas gargantuesque, mais se laisse apprécier. L'entrée est particulièrement goûteuse, et une fois accompagnée de pain, pas si légère qu'elle n'en a l'air. Les éléments du plat sont bons et bien cuits.



Visiblement, j'ai apprécié.


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Le plateau est débarrassé vers 22h, soit quelques deux heures après le décollage. Je profite de l'occasion pour redemander une couverture à ce moment là. Je me doute que l'équipage est en plein service, mais j'aimerais pouvoir en profiter pour dormir.

C'est finalement la PNC avec qui j'avais discuté au sol qui me l'amènera, nous en sommes là du vol :


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WC propres, mais pas de savon.


Un petit tour aux WC, propres, mais sans savon.
Je teste l'inclinaison du siège, qui est importante. Contrepartie : dès le siège de devant incliné, on se retrouve avec l'écran "dans les genoux"… et surprise, il n'est plus possible de sortir (ou ranger) la tablette sans demander à son voisin de devant se bouger son siège.

Le siège est en tout cas confortable, j'arriverai à dormir jusqu'à deux heures avant l'atterrissage. Il est donc 2h30 du matin en Guadeloupe, 7h30 à Paris. Je traverse le galley où des boissons sont présentées avec des biscuits, puis tente de marcher un peu vers le milieu de la cabine éco. Mais le couloir est tellement étroit que je renoncerai à aller jusqu'au fond de l'avion.

Nouvelle visite aux toilettes, plutôt grandes et propres. Le petit bouquet de fleur est réservé à celles se situant entre la classe éco et premium. En revanche, comme dans les autres toilettes visitées un peu plus tôt, pas de savon pour se laver les mains !



Tenté de rapporter un petit souvenir aux couleurs de la compagnie, je demande à une hôtesse dans le galley si les ventes à bord sont disponibles. "Ah non, désolé, on a fermé il y a un moment. On a fait une annonce !". Soiiiit. J'ai visiblement bien dormi (ou alors l'annonce n'est pas arrivée jusqu'en premium).

Occupons-nous plutôt avec l'écran, que j'ai déjà commencé à vous présenter. Il est parfaitement réactif, et simple à utiliser. Petite bizarrerie : deux menus principaux sont proposés, l'un avec de grands rectangles colorés, l'autre avec des icônes blanches. Le second permet d'accéder à l'ensemble du contenu, mais en accédant à la musique par le premier, le contenu est trié par catégories, alors qu'il est en vrac via le second. Pas très cohérent. Le choix de films est en revanche correct.

Une télécommande est intégrée à l'accoudoir, mais pas spécialement utile. On y retrouve également une deuxième prise jack, fonctionnant à l'identique de celle située à côté de l'écran.



7h45, arrivée-100 min : allumage des lumières et service au bout d'un quart d'heure de ce (tout) petit déjeuner.
Il sera débarrassé dix minutes après, visiblement le steward avait du travail dans une autre cabine ensuite. De toutes façons, le plateau est léger. Contrairement à ce qui est annoncé, le petit pain est froid, et les viennoiseries tièdes sont surtout bien sèches.


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8h25, un oshibori est proposé, et bien agréable pour finir de se réveiller.

8h45, début de descente, atterrissage annoncé à 9h25. Révisons les consignes de sécurité.


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8h55 : nouveau passage d'oshibori, que je décline. On doit vraiment sentir mauvais… ou peut-être que le premier passage aurait dû être fait avant le petit déjeuner ?
En revanche, contrairement à l'aller en Y, il n'y aura pas de proposition de bonbons à la menthe.

Quelques rayons de soleil éclairent la cabine, tandis que nous faisons le grand tour pour atterrir face à l'Ouest. Vous pouvez remarquer l'effet "écran dans les genoux" lorsque le siège de devant est incliné.


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9h23, atterrissage en piste 26. On a laissé le beau temps qui nous suivait depuis le départ de Pointe-à-Pitre au-dessus de la couche de nuages.


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Nous nous retrouvons face à un A350 de la compagnie en train d'être repoussé.


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Cette photo semble suggérer qu'il est 9h30 lorsque le placeur croise les bras au dessus de sa tête, signe conventionnel normalisé par l'OACI pour indiquer "les vacances sont finies". L'écran s'y met lui aussi. L'équipage ne semble pas vouloir y croire, et la première minute suivant l'extinction de la consigne "attachez vos ceintures" se déroulera dans la pénombre.


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Mais nous sommes bien à Paris, et c'est en paxbus que nous devons rejoindre le terminal. Dernier regard vers l'avion… et après un cheminement parfaitement fluide, nous voici dans la nouvelle salle de livraison des bagages.



Contrairement à l'aller, pas de mauvaise surprise, mes bagages sont livrés rapidement. Il est 10 heures quand je sors du terminal.

C'est un Orlybus qui me permet de conclure ce trajet, en compagnie d'un bel échantillon de franciliens aussi joyeux que polis. Clairement une autre ambiance que dans le ferry où nous étions il y a encore quelques heures.


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Verdict

Air Caraibes

7.1/10
Cabine8.5
Equipage6.0
Divertissements8.0
Restauration6.0

Pointe-à-Pitre - PTP

7.1/10
Fluidité8.0
Accès6.5
Services7.5
Propreté6.5

Paris - ORY

7.9/10
Fluidité9.0
Accès7.0
Services7.5
Propreté8.0

Conclusion

Résultat du test du produit NavigAIR : beaucoup plus probant dans ce sens qu'à l'aller, en l'absence du gros cafouillage sur les bagages.
La Premium Eco vaut largement le surcoût par rapport au fond de cale... pour peu qu'on arrive à avoir un "vieux" 330 plutôt qu'un 350 à la cabine bien plus densifiée. Belle première impression sur la restauration, mais la seconde prestation vient malheureusement un peu la gâcher. Enfin, l'équipage est plutôt aimable, mais la situation atypique de la couverture n'a franchement pas bien été gérée.
Conclusion de ce voyage ? Pas mal de pistes de progrès pour la compagnie du groupe Dubreuil... mais néanmoins rien qui ne m'empêchera de voler à nouveau avec Air Caraïbes. Au niveau de prix actuel, elle semble être l'une des meilleures options sur les liaisons Paris-Antilles, si ce n'est en termes de confort dans les cabines densifiées (Y sur 330/350, Y+ sur 350).

Informations sur la ligne Pointe-à-Pitre (PTP) Paris (ORY)

Les contributeurs de Flight-Report ont posté 79 avis concernant 4 compagnies sur la ligne Pointe-à-Pitre (PTP) → Paris (ORY).


Pratique

La compagnie qui obtient la meilleure moyenne est LEVEL avec 7.7/10.

La durée moyenne des vols est de 8 heures et 12 minutes.

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8 Commentaires

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  • Comment 484613 by
    AirBretzel GOLD 9660 Commentaires

    Merci pour ce FR.
    Les Saintes, j'en garde un bon souvenir la baie est magnifique depuis le fort Napoléon.
    Je trouve cette liaison avec TX une bonne idée.
    la couverture est livrée avec des éléments (a priori) comestibles => très mauvais point, surtout lorsqu'il faut réclamer plusieurs fois pour en avoir une autre.
    l'écran "dans les genoux" => ma hantise , car on peut ne pas dormir et vouloir utiliser son PC.
    Mais le reste du vol est plutôt bien, avec un A330 plus confortable qu'un A350.
    A bientôt

    • Comment 484648 by
      wop SILVER AUTEUR 343 Commentaires

      Merci ! L'inclinaison est bien pour dormir, moins pour travailler. Avec l'espacement très décent de la cloison et le repose-jambes supplémentaire, je pense que le premier rang vaut le coup pour avoir un peu d'espace.

  • Comment 484631 by
    Esteban TEAM GOLD 16237 Commentaires

    Merci pour le partage !

    J'aime beaucoup le catering et le siège qui font très premium même si l'inclinaison fait vraiment peur quand on voit l'écran qui repose pratiquement sur les genoux :)

    Un bémol sur le petit déjeuner qui est bien trop simple.

    A bientôt !

  • Comment 484663 by
    Numero_2 10202 Commentaires

    Merci pour ce FR ainsi que pour le précédent qui nous ont fait découvrir le service NavigAIR de TX.

    Outre la signalétique relativement absente dans les deux directions cela semble plutôt bien rodé.

    Cabine Y+ aux sièges identiques à LH et qui une fois de plus confirme son confort.

    A bientôt.

  • Comment 484670 by
    wowote 1669 Commentaires

    Bonjour,

    Merci pour ce FR retour :)
    "Surprise au déballage, la couverture est livrée avec des éléments (a priori) comestibles, de couleur jaunâtre, incrustés dans le tissu" => écoeurant, beurk et cela ne fait pas très sérieux…
    Siège qui a l'air particulièrement confortable. Catering au niveau malgré un petit déjeuner un peu léger.
    A bientôt

  • Comment 484728 by
    Kethu SILVER 2079 Commentaires

    Merci pour ces FR !

    Air Caraïbes a visiblement de bonnes idées, le produit pourrait être vraiment très bon, mais c'est dommage ces plusieurs petits "couacs" tout au long de l'expérience... Pas d'embarquement prioritaire, pas de signalétique bien claire, un siège qui s'incline visiblement trop (avoir l'écran dans les genoux comme ça et ne pas pouvoir utiliser la tablette est vraiment rédhibitoire pour moi), et le petit-déjeuner bien léger...

    C'est dommage, car ce ne sont que des petites améliorations (sauf pour le siège, car là c'est à la conception qu'il y a eu un raté), et ça permettrait d'avoir peut-être le meilleur produit Premium Eco sur la ligne (niveau rapport qualité-prix j'entends).

    A bientôt !

  • Comment 484848 by
    scorph GOLD 1513 Commentaires

    Bonjour Wop et merci pour ce Fr très complet et la découverte pour a part du service Navigair qui semble plutôt pratique. Plutot bien que cet A330 de TX est eu le droit lui aussi au rétrofit. Concernant le hard product il semble plutot bon dans cette premium éco surtout quand on voit les config sardines que l'on trouve en classe soleil. Malheureusement le catering bien que plutôt bon sur la première prestation reste vraiment lamentable sur la deuxième, je n'ose même pas imaginé ce qui est servi en éco...
    Bon vols !

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