Enchainement de vols
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- 8BA6262 - Affaires - Harare → Johannesburg - Boeing 737-400
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- 10BA314 - Affaires - Londres → Paris - Airbus A319
Bonjour à tous et bienvenue !
Pourquoi m'être rendu à Harare en pleins troubles civils ?
D'une part, j'avais réservé le 14 septembre 2017. Le coup d'Etat a commencé le 14 novembre 2017. Certes, j'aurais pu annuler (il devait y avoir quelques pénalités de mémoire), mais j'ai parié sur l'apaisement. En Afrique, osé, j'en ai conscience et les circonstances ont fait que j'avais tort, au jour près.
Mais qu'aucun coup d'Etat ne me fasse rater un vol en F, qu'on se le dise !
D'autre part, au départ de HRE, le billet BA F était à 1309 EUR ppax aller simple. Cette anomalie, depuis corrigée, est longtemps restée valide. Aujourd'hui, c'est +230%, soit 3000 EUR et en phase avec les tarifs ex Europe (4300+ EUR). Ce n'est plus intéressant.
Nous sommes au Holiday Inn Harare et sur la route que vous voyez, le convoi du "nouveau" président Emmerson Mnangagwa vient de passer sirènes hurlantes. Le convoi était composé de Mercedes Classe S Guard donc facile à repérer. De même que les voitures de police récentes et en bon état, toutes Mercedes, Audi ou BMW. On se doute que ce n'est pas l'équipement habituel de la police au service de la population.


Un journal a été glissé sous ma porte de chambre… les actualités du jour sont forcément peu réjouissantes avec le décompte des morts dans les manifestations et l'annonce de troubles plus importants. Le personnel de l'hôtel veut soit informer soit… inciter à partir.
Comme d'habitude, "nous" sommes là et venons nous mêler de ce qui ne nous regarde pas : observer la régularité des élections.

Nous sommes à nouveau récupérés par un chauffeur de Hilton Transfers Zimbabwe dans une Mercedes Classe B, direction HRE. La première chose que l'on a à l'esprit dans ce genre de pays en situation de troubles civils, c'est la route de l'aéroport, le premier axe à être coupé pour piéger toute fuite. Les forces de l'ordre étaient présentes donc la situation ne se dégradera pas. On essuie tout de même une menace de mort sur le chemin (un homme qui nous mime un signe d'égorgement). Ambiance.
Rapidement l'emblème d'Harare est en vue, cette tour de contrôle à l'architecture locale. Une curiosité sympathique pour commencer l'expérience.
HRE est un aéroport assez particulier puisqu'assez haut, 1490m soit 4887 ft. et une piste assez longue 4,725m soit 15,502 ft.
Il est 9h13, nous sommes encore dans la voiture.

Vous vous doutez que landside, ce n'est pas trop le moment de faire le malin et prendre des photos partout. On fera donc l'impasse.
Pas de particularité à noter, que ce soit au dépose bagage, PIF ou immigration. L'ambiance était certes un peu tendue mais tout fonctionnait normalement.
Airside, nous nous dirigeons vers le Lounge D Zimbabwe, géré par la société NHS "Your hostess on the ground" (absent de la base de données) qui se trouve au niveau inférieur. Il est à peine 9h29, ce fut rapide.

Voilà à quoi ressemble ce niveau, c'est globalement en bon état.

Nous ne sommes pas nombreux, ce qui permet de détailler un peu. Franchement pour un petit lounge d'aéroport peu fréquenté, il y avait une belle offre et en plus bien présentée. Comme quoi. En tout cas il y avait davantage à manger qu'au lounge de WDH, un comble. L'assise était un peu fatiguée, c'est clair, mais c'est le style africain. À droite de l'entrée, il y avait deux ou trois ordinateurs à disposition des pax. Bonne idée. Le lounge est également climatisé, là encore bon point. Les murs sont un peu sales là où il n'y a pas d'habillage bois, surtout vers la clim.







Le lounge a un accès wifi qui m'avait été immédiatement remis à l'entrée par le personnel, proactif. Très bien.

La sélection du jour vu que nous n'avons pas pris de PDJ au Holiday Inn


Nous émergeons au niveau de l'embarquement à 11h09.

Tout est encore en sommeil en porte 2. Le FIDS affiche notre vol de 11h40 à l'heure.

Notons que l'application BA affichait la porte même à HRE, pas mal.

Par contre pour la ponctualité, Flightradar montrait que le vol JNB HRE avait 26 minutes de retard, donc nous en aurons aussi probablement.
Notre oiseau est donc ZS-OTF, un 737-400 comme je les affectionne, retiré du service le 22 mai 2019.

L'embarquement est lancé vers 11h50 et nous investissons la cabine C sur ce bon vieux fauteuil 2A

On ne peut pas dire qu'il y ait un pas énorme en C, idem de l'autre côté du fuselage. C'est une config 3-3 avec "siège" (impraticable au demeurant) neutralisé au milieu, précurseur.


On aperçoit (avec le verre des hublots qui ont 30 ans, pas de miracle) Z-WPL un Xi'an M60 d'Air Zimbabwe

Un Avro RJ pourrit par là bas

Et quelques autres dérives hors d'âge d'Air Zimbabwe dont Z-WPC (737-200 Adv)

Il n'y a pas grand monde sur le terrain

Les CFM sont prêts à nous transporter.

5 minutes plus tard, ce très beau Q400 de Malawian arrive.

La passerelle est déconnectée, le pushback et la mise en route lancés.

Il est temps d'attacher sa ceinture. Magnifique plafonnier de 1991, plus vieux que moi.

On peut de nouveau apercevoir la tour


Le personnel au sol nous salue et nous sommes parés au roulage.

Quelques privés sont tout de même stationnés


Ce 727 est planqué dans la savane.

Ah, enfin de l'actuel. Un 320 IAE de SA vient d'atterrir.

Voilà pour la piste en service

Dans un état plus que moyen d'ailleurs, ou alors la suspension du train du 734 était vraiment fatiguée. Il est désormais 12h20. Nous avons une trentaine de minutes de retard.

Quelques vues du paysage zimbabwéen




C'est bientôt le début du service

Le porte gobelet/accoudoir, pas franchement neuf

Ce sera un verre d'eau pour moi, dans ce verre siglé BA


Allons pour déployer la tablette, rangée sur la droite du siège



J'ai comme une petite faim… miam !

Seuls les premiers rangs ont droit à la grande tablette solide, comme d'hab.

L'oshibori arrive, ce n'était pas le cas sur SA

La mise en bouche prend la forme de noix de cajou et amandes en sachet.

Ceci accompagné d'une eau minérale "La Vie de Luc", since 1993, c'est-à-dire quand l'appareil et la cabine étaient neufs et arpentaient nos cieux européens.

Le plateau (recouvert d'une nappe) comprenant entrée et desserts est apporté. De la véritable vaisselle, comme SA. La salade était très bonne, j'apprécie l'artichaut.

Les couverts siglés étaient emballés dans une serviette bien épaisse et avec un rond de serviette papier siglé comme vous voyez.

Je prépare mon plateau pour le plat principal…

Il y a du choix.
Ce sera une sorte de sandwich/panini chaud pour moi. Les italiens diront panino, ça résume bien.



Pour mon accompagnante, il devait s'agir d'une aubergine farcie au bœuf avec un accompagnement courgette tomate fromage.

Un café pour clôturer ce repas, avec quelques friandises. Sympa. Ce repas est un sans faute pour moi.

Les rideaux étaient tirés et la cabine du coup plutôt intimiste compte tenu du peu de siège en C. La cabine présente encore bien dans sa partie haute finalement.


À ce détail près

Pour les habillages du bas par contre, c'est une autre histoire… je suppose que les coups de pieds répétés des pax ont eu raison des fixations.


Le magazine BA High Life était présent dans la pochette sur le bulkhead.

De même qu'un vomito bag générique

Ainsi qu'une relique, la notice de sécurité du 737-400, en excellent état néanmoins s'agissant d'une version révisée.



Il ne me reste plus qu'un tour à faire aux toilettes pour parfaire ce reporting. Dans un appareil de 27 ans à l'époque, on aurait pu s'attendre à pire niveau propreté. Ça passe.



Il est maintenant temps de redescendre sur terre et de survoler les habituels faubourgs de Johannesburg








L'appareil se pose en douceur sur la piste 03 droite
2018 mais tout de même un A350 d'Air Mauritius 3B-NBQ Pieter Both livré le 31 octobre 2017, de loin l'oiseau le plus récent de ce FR



Nous croisons à nouveau ZS-SFJ, le 319 IAE qui nous a emmenés de WDH à JNB.

La mangue disparue… ZS-SJC désormais chez Mavi Gok Airlines, Turquie.

On nous attribue le stationnement B11 donc paxbus.

Il est 13h55. Durée du block flight time : 1h47.
Bon, qu'on se le dise, mise à part l'excitation du vol en J sur une compagnie peu reportée et une exclu (?) sur FR, il n'y a pas matière à sauter de joie sur la prestation : cabine vieillotte, prestation bof, ...
Après, équipage OK, et photos/vues top.
De bons souvenirs...
Merci pour le FR ;)
Navré, je croyais avoir répondu, oups.
En effet, ça ne casse pas trois pattes à un canard ! Il y a tout de même eu quelques reports en J sur MN/BA mais il n'y en aura plus ça c'est sûr.
Ils auraient pu faire un effort d'entretien/réparation dans la cabine. Mais comme les appareils étaient en fin de vie, ils s'en désintéressaient clairement. Ça pourrait être pire, j'aurais pu avoir des hublots à travers lesquels on ne voit rien !
À bientôt !