Routing
Ce FR est le récit du retour d'un petit voyage à la découverte de la Moldavie et de son mystérieux voisin, par un vol qui n’était pas du tout celui que j’avais choisi en janvier :
Enchainement de vols
- 1
- 2US383 - Economique - Chisinau → Paris - Boeing 737-800
Mais début mars, Skyup annulait notre vol de retour.
Le plan B a été celui-ci :
Enchainement de vols
- 1
- 2H40445 - Economique - Chisinau → Beauvais - Boeing 737-800
Mais mi-mai, HiSky annulait à son tour notre vol de retour !
Ne pouvant retarder notre retour en raison d’autres engagements, il ne nous restait que ce plan C, avec le red-eye de Wizzair, décollant à 6h30 de RMO, et arrivant à BVA qui ne m'a pas donné envie d'y revenir (teaser…) :
Enchainement de vols
- 1
- 2W43949 - Economique - Chisinau → Beauvais - Airbus A321
RMO à l'aube
L'arrivée à RMO est décorée par ce Tu-134 Air Moldova installé à quelques centaines de mètres du terminal

Conçu pour pouvoir desservir les aéroports aux pistes sommaires de Sibérie, le Tu-134 avait un train d'atterrissage renforcé (tout comme le triréacteur Tu-154). Ce fut l'appareil CC/MC de référence des pays du Pacte de Varsovie.

Revenons au jour du départ : il est 4h30 du matin, mais il y a foule tant à l’extérieur…

.. qu'à l'intérieur où la queue pour l'accès s'étend en diagonale dans tout le terminal

Il y a des vols à partir de 4h40 au départ de RMO !

Cette balance pour les bagages n’est pas là par hasard, dans cet aéroport desservi principalement par des LCC. A 7,6 kg, la Marathonvalise est largement en-deçà des 10 kg maxi du bagage en coffre chez Wizzair (une option payante, bien sûr !)

La queue pour accéder au PIF est longue, mais elle avance rapidement. !)

Très rapidement : dix minutes après cette photo, nous avons déjà passé le contrôle de sûreté, et encore dix minutes après, nous avons trouvé à nous assoir airside… pas l’un à côté de l’autre, car sans être surchargé, la zone d’attente airside est très remplie.

Les prises électriques sont rares dans cette salle, et d’autant plus difficiles à trouver que le taux d’occupation des sièges est élevé.

La zone de commerces duty-free que l’on peut voir depuis la mezzanine se traversait rapidement

En mezzanine, il y a un espace jeu qui fait recette…

… et une longue file d’attente hors champ à droite pour ceux qui veulent acheter de quoi se sustenter.

Illustration de la prédominance des compagnies low-cost à cet aéroport : la profusion de gabarits différents pour bagages en cabine

Plus intéressant : une fontaine à eau opérationnelle

Spotting à RMO
Un espace fumeur à l’air libre permet d’avoir une vue partielle sur le tarmac, mais la plupart des photos qui suivent ont été prises entre la porte d'embarquement et celle de l'avion.
T7-888, un Embraer 135BJ d’Avcon Jet, une entreprise d’aviation d’affaires

Arrivée d’ER-SMA, un 737-700 de Skyup Nistru (filiale moldave de l’ukrainienne Skyup Airlines) à la livrée très voyante, en provenance de DLM (Dalaman, Turquie). Il va faire du béton ici jusqu’à son vol suivant à 14h30 vers MAD, d'après une source bien renseignée ^^.
Cette photo montre aussi que la salle airside a certes de grandes baies vitrées donnant sur le tarmac, mais que ces dernières sont teintées, ce qui dégrade le rendu des couleurs.

Les portes d’embarquement pour notre vol sont affichées à 5h30 (STD – 60’). La porte 02 sera réservée initialement aux PAX prioritaires

La queue se forme pour la porte 01

Non seulement le soleil s’est levé, mais le passage à l’air libre permet de s’affranchir des vitres teintées.
A321neo Wizzair, masquant un 737 Sun Express

Le 737-700 de Skyup Airlines

ER-00005, un A320ceo Flyone

9H-SAT, un 737-800 Skyup Airlines

A220-300 airBaltic

HA-LGT, un A321neo Wizzair

T7-TOY, un mignon Cirrus VisionJet. Il s’agit de la version G2+, la plus récente (2023), équipée en standard d’un système d’atterrissage automatique d’urgence, capable de poser l’avion, dialogue avec le contrôle aérien compris (et aussi, comme toutes les versions de cet appareil, d’un parachute balistique dont il y a eu deux cas de déploiements, sauvant la vie de quatre personnes au total).

Le terminal, vu depuis le PAXbus

Et les appareils stationnés en face

ER-SKY, un A319 SkyUp Airlines

TC-EYN, un 737-900ER Turkish Airlines

La cabine d'un A321neo Wizzair
Embarquement par les portes avant…

… et arrière

737-800 SunExpress

Instant porte

Sièges bleus

Et éclairage bleuté. Contrairement à ce que la photo ci-dessus pourrait laisser imaginer, le vol sera complet – quand pourrait-il en être autrement, si les deux autres vols vers PAR ont été annulés ?

Contrairement aux sièges de Flyone à l’aller, il y a une aumônière-filet sous la tablette. En revanche, comme chez Flyone, le dossier ne s’incline pas (et c’est tant mieux, de mon point de vue).

Cela ne suffit pas à expliquer les 3 cm de moins pour les genoux, mais l’espace reste dans une bonne moyenne en éco.

La largeur entre accoudoirs est dans le standard en A32x.

Pictogrammes au sujet de la ceinture de sécurité et du gilet de sauvetage (dont il ne sera pas fait mention pendant la démonstration de sécurité – le vol sera loin de toute étendue d’eau).

Carte de sécurité recto-verso

La carte des destinations de Wizzair, mais pas quotidiennement ni au départ de n’importe quelle base !

L’offre complète du BOB, pour les aficionados du sujet.






Coffre réservé pour les PAX du rang 1 qui ne pourraient ranger leur bagage à main ailleurs.

Départ et montée
OK pour le départ !

Au revoir, Chisinau !

La tour de contrôle

Les pompiers de l’aéroport

Le cimetière de la défunte Air Moldova : Tu-134

An-26

Yak-40

Et EMB-120

Décollage ponctuel : il est exactement 6h30 !

Singera et, au premier plan, l’Eglise de l’Atterrissage de l’aéroport de Chișinău, déjà vue à l’arrivée.

Singera

A gauche, la limite de la municipalité de Chisinau

L’avion tourne vers la gauche, ce qui permet de voir les méandres du Dniestr (Parata, au centre)

Stauceni, à proximité du nœud routier des routes M1, M2 et M21

En croisière, et descente vers BVA
Le panorama va être ensuite longuement masqué par les nuages

La Vltava, juste en amont de Prague…

…. que voici :

Et voici son aéroport (PRG)

Au centre de la photo, la centrale thermique de Tušimice, devant la mine de lignite qui l’alimente, et à gauche, celle de Prunéřov, beaucoup plus puissante. A elles-deux, ces deux centrales fournissent la puissance électrique de deux réacteurs nucléaires (et aussi 500 MW de chaleur pour les villes locales).
Le lignite, ce n’est pas ce qu’on fait de mieux rapport aux émissions de gaz à effet de serre, et la centrale de Prunéřov a été pointée du doigt au début des années 2000 à ce sujet. Un petit calcul « de revers d’enveloppe » m’a évalué ses émissions CO2 à l’époque à dix fois celles de la totalité de la flotte actuelle de Wizzair… je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui.

Là-dessus, ce n’est pas du CO2, mais de la vapeur d’eau sous forme de nuages qui va occulter le paysage jusqu’à la descente sous un plafond qui est assez bas dans les Hauts-de-France (BVA, qu’on l’appelle Paris-Beauvais ou pas, n’est pas en Ile-de-France, pas plus que la route aérienne venant de l’est).

Route aérienne au tracé un peu curieux (merci Flightradar24)

L’ancienne base aérienne de Laon-Couvron, fermée en 2012

Au second plan, les étangs le long de l’Oise, à l’est de Tergnier, et au premier plan…

… Saint-Gobain, éponyme berceau du groupe industriel bien connu, avec au centre du bourg l’usine de verrerie (fermée en 1995), installée là à la fin du 17° siècle en raison de l’ample disponibilité de bois de chauffage.

Tergnier

Chauny

Noyon

Au centre de la photo, le château Mennechet, à Chiry-Ourscamp

La N31 à Ronquerolles à droite et Gicourt à gauche

Bresles

Touché à 8h31, autant dire ponctuel

BVA, son hangar et son bus vers Paris
Pour faire simple, BVA, c’est un aéroport Ryanair et Wizzair

Cette tour de contrôle située de l’autre de côté de la piste, mise en service en 2019…

… remplaçant celle-ci, inaugurée en 1962

Fuselage shot à la descente (par les deux extrémités de l’avion)

Cheminement à l’esthétique très « hangar LCC », mais qui a le mérite d’être court.

Dernier coup d’œil à l’avion qui nous a ramenés chez nous… mais pas près de chez nous.

Du matériel de contrôle automatique aligné de manière incongrue le long d’un mur dans le cheminement vers le contrôle des passeports (lequel sera rapide).

Là, arrivés landside, ce sont des terminaux bien en service qui permettent d’acheter des billets de bus, BVA n’ayant pas de desserte ferrée. Prendre un bus pour la gare de Beauvais et continuer en train ? Non, cela revient plus cher.
A 18 €, rapporté à la distance, le trajet en aller-simple n'est pas si cher que cela si l'on accepte les 14€ de la desserte des véritables aéroports de Paris (CDG et ORY) - il faut quand même ajouter au minimum 2,04€ de trajet urbain pour atteindre sa destination.

Sortie du terminal ; la signalétique est claire

Arrivée dans la file d’attente pour le prochain bus : il ne s’est écoulé que 6 minutes depuis le fuselage shot de l’avion de Wizzair !

L’avion s’est posé à 8h31, et nous avons largement le temps de monter dans ce bus qui va partir à 9h02.

C’est ensuite que les choses se gâtent, quand apparaissent au loin les tours du quartier de La Défense.

Le chauffeur de notre bus qui n’utilise manifestement pas un navigateur prenant en compte les conditions réelles de trafic s'englue dans des bouchons de plus en plus denses sur l’autoroute, puis dans la banlieue nord. Cette fresque vue (longuement !) dans Saint-Denis pourrait être une allégorie de ce trajet

La raison, la voici : fermeture de l’A1 en raison d’un accident survenu bien avant notre départ de BVA. Le chauffeur de notre bus n’avait aucune excuse, ou plutôt la compagnie de bus, car c’est elle qui devrait mettre à sa disposition des outils modernes d’optimisation des trajets.

Le chauffeur dépose au passage à la station de RER Stade de France deux PAX qui n’ont pas de bagage dans la soute du car : nous aurions fait de même si nous avions pu.

Le temps de trajet nominal (un dimanche matin, donc normalement) fluide est de 1h30, mais ce n’est qu’au bout de 2h45 que nous arrivons enfin Porte Maillot. Qui plus est, sur presque tout le trajet, il nous a fallu subir à un volume excessif une radio de m* dont je tairai le nom, mais qui m’a convaincu que je ne suis plus un ado.

Quand on rentre chez soi, on peut prendre le risque d’être pris dans des bouchons si improbables soient-ils, mais au départ ? Il ne faut jamais dire jamais, mais je réfléchirai à deux fois avant d’acheter un billet au départ de BVA !
Bonus : la Transnisitrie
Je vous propose un bonus sur un "pays qui n'existe pas", car reconnu par aucun pays membre de l'ONU, et pourtant bien réel.



























