Re-bonjour à toutes et tous.
Alors que mon intervention au terminal en zone non-Schengen se déroule bien, je reçois un message d'Air France à 13h30 m'informant que mon vol pour CDG est annulé et que je suis rerouté par Toulouse !?

Ma priorité étant de terminer mon intervention sur le T1 avant de me rendre au T2, je continue donc mon travail.
Cependant, je trouve surprenant d'être informé 5 heures à l'avance de l'annulation d'un vol, et de me faire passer par Toulouse alors qu'il restait au moins 2 vols après le mien pour rentrer sur Paris. Et surtout, il ne me semble pas qu'AF propose un MRS > TLS ?
Je profite de la petite marche pour rejoindre le Terminal 2 afin de vérifier le vol MRS > TLS : ce n'est pas un vol AF, mais un vol Twin Jet. Le problème doit être assez important pour être rerouté sur une compagnie tierce.
15h00, ma prestation est terminée au terminal 2, j'étais donc confortable pour mon vol de 18 heures.
Je prends le temps d'appeler la ligne d'assistance, qui m'informe que, malheureusement, il n'y a aucune autre solution que de passer par Toulouse pour me permettre de rentrer à Roissy ce soir. Je pose la question du pourquoi ?
Réponse : un appareil de Delta a subi une panne lors de sa tentative de décollage et cela a bloqué la piste plusieurs heures !
C'est bien la première fois que je vois autant de monde devant les comptoirs Air France de Marseille. C'est là, en entendant différentes conversations, que je comprends que mon vol n'est pas le seul touché : la quasi-totalité des vols sont soit annulés, soit en retard !

Même la file SP demande un peu de patience.

Je tombe sur un agent très sympathique qui me propose de me mettre en stand-by sur le prochain vol et, s'il y a un no-show, de récupérer cette place. Dans le cas contraire, j'utilise mon billet pour Toulouse.
L'idée est très séduisante, mais quand je l'informe que j'ai une valise en soute, je vois sur son visage une grimace et je comprends que le bagage rend cette proposition caduque. Je reviens bien lundi à Marseille, mais j'ai dans ce bagage des outils nécessaires à mon intervention de dimanche sur Paris.
Nouvelle désillusion : il ne peut m'enregistrer pour le vol Twin Jet et, pour enfoncer le clou, il m'annonce que le guichet Twin Jet n'ouvre pas avant 17 heures… Il est 15h56.
Je lui pose la question du pourquoi ce chaos ?
L'information est un peu différente : un vol Delta, lors du roulage, est sorti de la piste et est resté bloqué dans l'herbe ; le seul point commun avec la version précédente est la compagnie Delta…

Rappel du routing
Flight routing
- 1
- 2AF6143 - Economique - Nantes > Lyon - Loupé !
- 3AF6164 - Economique - Lyon > Marseille - Loupé
- 4AF7509 - Economique - Nantes > Paris - Encore loupé !!
- 5AF7338 - Economique - Paris > Marseille - Encore loupé !!
- 6
- 7
- 8AF7339 - Economique - Marseille > Paris - Annulé !
- 9T71519 - Economique - Marseille > Toulouse - Beechraft 1900D
Je m'installe au fond du terminal dans un endroit assez calme.
Quelques minutes plus tard, je retrouve un groupe de futurs agents d'aéroport, sûrement en immersion, que j'avais déjà croisés ce matin lors de mon intervention airside au T1.
Ils sont tout mignons dans leurs costumes flambant neufs, et j'entendais un gars dire à une de ses collègues : « J'ai trop mal aux pieds dans ces chaussures, mes baskets sont plus confortables :) »

16h28, je jette un coup d'œil au FIDS : effectivement, l'ensemble des vols AF et même KLM sont soit retardés, soit annulés (même celui pour Orly ?).

Cette arche décorative est sympa, mais la grande majorité des PAX la contourne.

Je trouve le comptoir Twin Jet (j'ai déjà positionné mes bagages en première ligne).
Le comptoir est positionné entre Volotea et Transavia.

Pendant ces 10 minutes d'attente, j'ai observé une différence notable entre ces deux compagnies. Celle de gauche : une fois sur deux, l'agent vérifie le gabarit des bagages cabine et, bingo, à chaque fois il vend une option bagage et, pour faire passer la pilule, il parle d'un package avec embarquement prioritaire.

Ces deux-là n'y couperont pas non plus.

Du côté de Transavia, je n'ai assisté à aucune manœuvre de la sorte.
16h50, l'écran indique l'ouverture de l'enregistrement pour les deux vols de la soirée de Twin Jet.

Je suis pris en charge par un agent sympathique qui enregistre mon bagage en soute jusqu'à CDG.
Voici la dimension du bagage cabine autorisé.
Avant de me remettre mon billet, l'agent m'informe de l'absence de toilettes sur ce type d'appareil. Ne visitant pas les toilettes sur un vol de 12 heures, l'absence de toilettes sur un vol d'une heure ne m'impressionne nullement.

Beaucoup de monde pour le passage du PIF. Lors de mes précédents passages, j'avais noté la présence du logo Twin Jet au coupe-file… et puis, dans le pire des cas, j'ai mon joker :)

Je me dirige donc vers le fast track.

Bingo, Twin Jet offre bien ce service à ses PAX.

Je devrai juste attendre quelques secondes un plateau.

Résultat entre mon arrivée au niveau du PIF et mon entrée dans le Duty-free : moins de 5 minutes.

Le Duty-free rencontre un certain succès.

Un Air Corsica en porte au soleil couchant.

Direction le salon.
Je me présente à l'entrée, je demande si avec un billet Twin Jet je suis éligible au salon.
La réponse est non.
Je lui explique que mon vol AF est annulé mais que j'ai quand même mon billet AF ; elle me demande mon billet Twin Jet et elle m'annonce que, comme mon billet est sur le compte Air France, mon statut permet d'être éligible.
Cool, car je n'ai rien mangé depuis hier 19 heures !
Avec les vols retardés, le salon est totalement plein ! J'arrive à trouver une petite place à côté d'un Anglais qui part prochainement.


L'offre du salon est toujours globalement correcte, mais quand vous y passez régulièrement, c'est un peu répétitif.
Aujourd'hui, le réassort est un peu laborieux.



Les boissons

Ma première sélection.

Puis ma seconde.

L'ambiance de Noël est bien présente.



Et bien sur le sapin est bien présent

Je découvre qu'il y a des boissons à la carte. Ouch, le champagne n'est pas donné !

Le vol AF de 14h25 est en embarquement, il est 17h32… C'était sur ce vol qu'il voulait me placer en stand-by. Effectivement, le délai aurait été bien trop court, le cas échéant, pour passer mon bagage sur le vol Twin Jet de 18 heures.

J'avais oublié : lors de l'enregistrement, l'agent m'a informé que mon bagage cabine partira en soute et me sera remis à la sortie de l'appareil.

Je quitte le salon à 17h35 pour mieux le retrouver dans 72 heures.

Je recroise l'Air Corsica, avec encore de plus belles couleurs en arrière-plan.

J'arrive à ma porte, l'embarquement va bientôt commencer.

Le bus arrive.

Aucune cohue ou bousculade.

Certains PAX parlent entre eux, je pense à des « navetteurs ».

17h55, nous sommes toujours dans le jet-bridge, le jour tire sa révérence.

Une minute plus tard, nous sommes dans le PAXBUS. Tout le monde a une place assise.

5 minutes plus tard, je découvre la bête.

Presentation de notre vol

et de notre destrier

Plan de la cabine et fiche technique de l'appareil

Je me place en dernière position pour essayer de prendre quelques photos.

L'instant porte.

Ça brille, c'est magnifique.

Fuselage shot.

Et une partie du toit :)

La seule et unique PNC s'amuse de me voir prendre des photos. Je lui glisse : « C'est ma première fois. »
Je suis au dernier rang. Pour rejoindre mon siège, il y a un obstacle dans le couloir (je n'ai pas le nom, mais c'est une poutre qui relie les deux ailes), mais une montée et une descente progressives sont installées pour éviter la surprise et une chute potentielle.
La vue depuis mon siège.

Le pas est correct pour un vol si court.

La vue de la cabine (certains PAX discutent encore tant que c'est possible).

La notice de sécurité.


Les moteurs sont démarrés. Comment dire… c'est un peu bruyant, et il y a quelques vibrations (bonne excuse pour justifier le flou de la photo du cockpit).

Pas besoin de push, nous roulons dès le départ en toute autonomie.

Nous approchons de la piste.

La 31R pour nous ce soir.

Le pare-brise ne paraît pas nickel.

Alignement.

Poussée.

Décollage sur une distance qui me paraît courte.

Quelques instants après le décollage, Paloma vient s'enquérir de mon état. Elle me trouve assez décontracté ; en effet, elle avait compris que c'était mon premier vol ! Je rectifie en lui précisant : « Premier vol sur ce type d'avion », et elle part dans un fou rire communicatif.
Dommage qu'il soit compliqué de discuter aisément dans cet avion, le bruit ambiant étant assez fort.

Je suis surpris de recevoir une collation pour un vol si court.

Il n'y a pas de chariot.

Donc elle revient s'approvisionner pour chaque PAX dans une réserve située juste derrière mon rang (le dernier).

Une bouteille d'eau est ensuite proposée.

Un message surprenant qui pourrait faire penser qu'il est autorisé de fumer, sauf dans le cas de l'utilisation de l'oxygène !

Nous approchons déjà de Toulouse.

Atterrissage à 19h10, soit 55 minutes après notre envol.

Roulage vers notre porte. La vue des pilotes n'est pas facilitée par l'état du pare-brise.

19h13, les moteurs sont arrêtés.

Il n'y a pas d'instant Danette.

Petite photo du cockpit. L'état du pare-brise est plus correct que ce que les photos précédentes faisaient penser.

Prise de congé très sympathique de Paloma.

Petite marche en toute autonomie pour rejoindre le terminal. J'ai bien sûr récupéré ma valise cabine au pied de l'avion.


Dernière vue de notre destrier.

Je découvre cette partie de l'aérogare, suivons les panneaux.

Et on commence par un long parcours sur une coursive extérieure, mais protégée de la pluie.

Des messages de bienvenue sont disposés le long du parcours.


Puis une seconde coursive qui paraît interminable.

Un petit message rassurant.

Après être monté en début de parcours, il faut redescendre. Je ne vois pas d'indication pour le transfert ou les correspondances.

Je croise deux agents de police, je leur demande si j'ai loupé un panneau « transfert ». L'un d'eux me répond qu'il n'y a pas de transfert prévu en arrivant par cette partie du terminal. Intrigué, il me demande d'où je viens et ma destination ; j'ai l'impression qu'il m'a pris pour un fou quand je lui ai donné mon routing : MRS > TLS > CDG.
Bon, allez, go pour la sortie définitive.

Je suis de nouveau réellement seul au monde.

Bien sûr, lorsque j'arrive, il est indiqué que les bagages de mon vol sont déjà livrés. Un peu parano (ceux qui me suivent pourront le comprendre), je jette un œil sur le tapis : il est bien vide.
C'est un peu le même combat qu'à Marseille : l'ensemble des vols AF à l'arrivée sont au mieux en retard, ou annulés.

Me voici Landside.

Et je dois remonter d'un niveau pour atteindre l'étage des départs.


C'est ici que s'arrête ce report.
Merci de m'avoir lu et à très vite pour le dernier vol.
Voilà un vol pour le moins original ! Malgré tous les soucis de retard, il y a au moins un point positif : cela t’a permis de découvrir une nouvelle compagnie ainsi qu’un appareil que l’on ne croise pas tous les jours.
Comme quoi, même lorsque tout ne se passe pas comme prévu, il y a toujours une petite touche d’aventure qui rend le voyage mémorable.
Merci pour ce FR, et à bientôt !