Avis du vol Austrian Airlines Vienna Frankfurt en classe Economique

Compagnie Austrian Airlines
Vol OS121
Classe Economique
Siege 28A
Temps de vol 01:20
Décollage 24 Jul 19, 06:40
Arrivée à 24 Jul 19, 08:00
OS   #60 sur 95 Compagnies Un minimum de 10 flights-reports sur les deux dernières années est nécessaire pour apparaitre dans le classement. 207 avis
Yoke
Par 944
Publié le 11 septembre 2020

Bon, ce récit se veut être la suite et la fin de mon mini routing estival qui a dépassé son premier anniversaire cette année, et le voyage aérien étant aujourd'hui une ressource plutôt rare ces temps-ci, je me replonge et vous replonge dans le mini-weekend-en-retard que je m'étais gracieusement offert en juillet dernier. Petit rappel, cette escapade avait pour buts de :
1. voler en A340-600
2. découvrir Vienne et son splendide patrimoine historique
3. fêter la fin de mon stage 
4. voler en A340-600 
Bon, le 777-200ER Austrian étant la façon la plus spectaculaire disponible pour rentrer en Hesse, ce FR aura finalement le mérite d'exister, d'autant plus que cet avion est relativement peu documenté sur FR. Comme pour l'aller, je vous servirai des photos de cellulaire, veuillez excuser la qualité de certaines d'entre elles. Allez santé bonheur !


Routing



L'avion part à 7h, ce qui implique un lever particulièrement matinal. Réveil à 4h, en bon français une douche rapide pour sentir bon la bergamote au fin fond de la classe éco sans réveiller mes 12 autres colocs en auberge de jeunesse (chambres de 15), et passage par le centre de Vienne encore endormi aux alentours de 4h30 pour rejoindre la gare centrale, à pied. Au delà de l'absence de transports en commun, c'est l'occasion parfaite pour un dernier au revoir à la capitale autrichienne, à travers une visite qui contraste avec son animation de jour.


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Mes photos de téléphones ne rendront malheureusement pas justice aux différents monuments de la ville, encore baignés de la pénombre et de la rosée du petit matin. Ici la resplendissante cathédrale de Vienne. 


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Après une cinquantaine de minutes de marche, arrivée à la gare principale, idéalement située, et d'une facilité de navigation déconcertante comparé aux infrastructures françaises ou même allemandes.


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 Les trains du matin, ici déjà fortement cadencés, dont le fameux S7 pour l'aéroport :


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Cette ligne ainsi que d'autres ont été dotées de toutes nouvelles rames Siemens Desiro, offrant un très bon niveau de confort aussi bien pour le fessier que pour les oreilles, ce seront d'ailleurs mes seuls et uniques critères de notation après une nuit relativement brève.


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Je ne manquerai pas de m'endormir à deux reprises, bercé par la houle du chemin de fer, et par un concert de jazz dans mes écouteurs, qui n'a pas pour vocation de provoquer un rush d'adrénaline. 

Les seuls moments où mon cerveau daignera atteindre un niveau d'activité normal seront consacrés au visionnage de mon smartphone et de flightradar24, annonçant l'arrivée imminente de Thailande de mon sous-marin nucléaire à missile balistique 


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Le tableau des départs, bien garni, illustre une activité foisonnante qui paraît aujourd'hui déjà lointaine : 


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Pour rappel je voyage avec un sakado, et m'étant déjà annoncé auprès de la compagnie la veille via l'application mobile, je n'aurai qu'à passer les contrôles de sécurité, qui malgré le programme de vol chargé est diablement efficace ET aimable. Ce doit être le pifpaf le plus convivial auquel j'ai jamais participé en Europe, mains vers le bas (hands down).


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Vue zoomdigitalisée-pixelisée-pasbellejauraispasduuploader depuis la salle de contrôles. Il n'y a pas tromperie sur la marchandise, c'est bien un 777-200ER qui m'attend sagement en porte F03.


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Le terminal grouille déjà comme une fourmilière, mais l'impression d'ordre et de fluidité de l'aéroport est frappante. 


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L'animal, OE-LPF, un 777-200 eu-ère au pedigree atypique, qui a parcouru les Amériques avant d'atterrir en Europe centrale. Ce ramassis d'alu et de composites volera successivement au Brésil pour la défunte Varig, au Mexique pour la mal en point Aeromexico, et sera balloté entre bailleurs, ILFC et AerCap avant de passer au stockage en Arizona et d'être repris par Austrian.
 
Papa-Foxtrot est un jeunot de 17 ans au moment des faits, et répond au doux nom de Sibanye, qui signifierait "unis" en zoulou.
Il arbore fièrement la livrée commémorative célébrant les 60 ans de la compagnie Austrian Airlines.

Il faut dire que la flotte de gros-porteurs Austrian est très hétérogène, avec des avions ayant appartenu à Lauda Air (767, 777), Aeroflot (un 777), etc. Des avions de seconde-main aux coût d'acquisition négligeable, et à défaut de pêcher du 767 collector qui aurait été bienvenu sur un tel routing (indisponible sur ma semaine de congés), ce triple fera l'affaire.


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À côté et également en provenance d'Asie, un 787-9 ANA fraichement arrivé de Tokyo, photographié quelques minutes plus tôt :


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Il va faire chaud en fin de semaine, n'oubliez pas de boire de l'eau. 


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PF est d'ailleurs la dernière entrée dans la flotte long-courrier Austrian, après une opération de maintenance lourde et une rénovation impressionnante sous-traitée chez Haeco, à Hong-Kong. Pas de fashion faux-pas chez Austrian !


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Embarquement : l'avion ne sera pas plein, et cela se ressent


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Le GE90-94B de babord, un beau joujou, bien que moins puissant que ses petits frères 110B et 115B équipant les 777-200LR et -300ER.


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Admirons le fuselage parfaitement circulaire du 777 qui nous tend les bras : 


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Les fidèles sont accueillis en cette paroisse par une prêtresse à l'âge avancé mais à l'enthousiasme non dissimulé : 


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La business class, ou comment vivre de "grands moments dans un petit espace", déjà fraîchement nettoyée et préparée pour son prochain businessman intercontinental :


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La classe sans-dents +, qui fait, semblerait-il office de classe affaires sur ce vol :


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Bon moi je descends ici : 


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Les sièges sont de très bonne facture, bien meilleurs que sur l'A340 de la Lufthansa, et offrent une assise plus confortable. Ils sont aussi une génération plus récente, rien de trop étonnant donc.  


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Les fonds de cale se remplissent tout doucement, bien que remplir soit un bien grand mot pour cette cabine éco qui sirote du pax après avoir englouti une cargaison complète de touristes en claquettes chaussettes de retour de Bangkok :


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La vue depuis ma véranda, on dirait pas mais la vitre est propre, c'est juste la luminosité qui est crasse. 


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Pendant ce temps, mon nouvel écran 4K 56 pouces me vante les mérites touristiques d'Amsterdam 


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Ma table en acajou, fraichement dressée pour mon arrivée 


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Petite sélection de ma bibliothèque : La Sécurité à bord pour les Nuls édition B777-200 OS, et une compilation de sudokus que j'ai pas ouvert malgré mon canonique quart de siècle.


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Après la circularité du fuselage, l'ovalité du hublot et son mille-feuilles de verre et de plexiglas  


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La cargaison humaine ayant pris place, je constate avec bonheur que je vais pouvoir étendre mon imposant 1m70 sur un triplet de sièges sur ce très long vol d'une heure et vingt minutes. Ça me fait une belle jambe. 


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Le triplet, pris un peu plus tôt (je ne me permettrais pas d'enfreindre le fasten seatbelts pour si peu) 


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À savoir que comme c'était le cas à l'aller à bord du 346 de la consoeur allemande, le système de divertissement sera parfaitement fonctionnel durant tout le vol, et trouvera preneur chez les passagers dont le corps ne réclame plus le sommeil. 


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L'interface est très intuitive et l'offre riche en contenu. L'écran est réactif et relativement lumineux.
C'est normal, c'est quasi-neuf. 


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La carte interactive, pas si interactive que ça car elle ne propose que peu d'options de visionnage : 


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Les volets sont de sortie et le roulage ne se fera pas attendre, l'aile haute du 777 surplombe aisément les appareils environnants.


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Pendant ce temps, un court-métrage vantant les bonnes pratiques en cas de catastrophe et aux graphismes inquiétants fait son apparition. Comme l'ont remarqué certains flight bloggers/reports auparavant, cette dernière met particulièrement mal à l'aise…


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Le roulage ne durera qu'une dizaine de minutes, s'ensuit un passage sur la raquette, puis un décollage fingueur-in-zeu-nose pour ce 777 à peine rempli, que ce soit en charge marchande ou en carburant :


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Flapseupe 


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Je serai incapable de vous nommer les reliefs, mais c'est bon donc je vous les mets.


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Nous volons au nord des alpes autrichiennes que nous pouvons apercevoir au loin. 


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Tour du propriétaire : commençons par la salle de bain aux allures impeccables. 


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Petit clin d'oeil aux amateurs de F'murr, auteur de la célèbre bande dessinée "le génie des alpages", décédé l'année précédente. 

Oui oui, c'est un mouton qui vole. Mon t-shirt fétiche pour quitter le plancher des vaches. 


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Le grand galley arrière, à part les cafetières en ébullition et les vestes des hôtesses accrochés au bulkhead, tout semble calme.


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J'oublie pas les portes. Babord…


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… tribord ! Admirez le beau rouge de la veste, c'est chic, wouhou.


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Vue depuis le hublot particulier desdites portes : 


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Les casiers sont en vacances… 


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Les cafetières un peu moins : 


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Le petit-dej' commence à être servi au niveau de la Premium Eco, je ne tarde donc pas à rejoindre mon siège 


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Pendant ce temps, les splendides sommets du Tyrol nous font honneur de leur présence, alors que nous croisons à une altitude de 30,000 pieds.


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La collation, très typique, bien que moins garnie en quantité que chez Lufthansa et son sandwich dinde mayo à 7h du matin.

Le doux plaisir d'une pâtisserie aux noisettes, agrémenté d'un café convenable et d'un rasade d'Almdudler : une sorte de limonade mi-sucrée mi-amère aux herbes alpines, le soft autrichien par excellence, dont je raffole. Le service est très aimable.


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Santé à tous, vous êtes formidables ! 


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Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, et comme pour l'A346 de nos amis les schleus, il est déjà temps de piquer du nez tout juste après une bonne heure de vagabondages et de délectation avgeek.


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Retour en terres allemandes 


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Arrivée par l'ouest, avec ici une très belle vue de Mayence qui se trouve sur la pente d'approche : 


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Nous longeons des voies vertes que je connais bien et parcours de temps à autres le weekend à vélo : 


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Atterrissage sur la piste 07C, près du point d'observation de la Startbahn West. Nous serons d'ailleurs la star des spotters, l'activité des widebodies autrichien n'étant qu'une routine saisonnière et relativement rare à Francfort (vols d'entraînement).

Un des chics clichés de notre arrivée, sur airliners.net : https://bit.ly/2GI3AxK 


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Le pépère prend tout son temps au roulage…


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… marquant même une pause de quelques minutes afin de nous laisser admirer ce superbe Simba 8x8-HRET, beau comme un camion (de pompier)


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Amarrage au large, aux côtés d'un 787 éthiopien en cours de nettoyage avant son vol retour pour Addis Ababa : 


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Le distributeur de boissons est disponible, prêt à vendre un coûteux rafraîchissement à notre triple sept, assurément épuisé après cette odyssée à la limite de son rayon d'action : 


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C'est l'heure de débarquer, mais je traîne du pied… 


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Servus !
(pris sur un siège de classe W) 


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Il fait déjà bon au sol, de l'ordre des 26-27 degrés, la fin du mois a été particulièrement pénible d'un point de vue température.
En arrière plan, un 777F teuton et le D-AIZG, qui ne portera ses stickers UE-friendly que quelques mois (avril-août 2019). 


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Les conditions sont idéales pour s'adonner à quelques prises de vue de la carlingue


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L'imposant GE90 de première génération, nourri au biberon : 


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Détail de la décalcomanie à l'arrière, représentant un employé épanoui imitant un albatros, lui-même formé par des photos de beaucoup plus d'employés épanouis. Sûrement un élan d'altruisme du chief happiness officer d'OS après sa conférence TedX et sa séance de sophro.

Nous pouvons également apercevoir en exclusivité le nouveau véhicule de repoussage de la WISAG, couleur rose bébé


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Retour à l'écurie à vélos de mon entreprise jadis (sur l'aéroport), où je retrouverais ma fidèle bécane afin de regagner ma piaule.

Un tout petit bonus touristique est déjà présent dans le FR aller, je ne me répéterai donc pas ici. Merci beaucoup pour la lecture, j'espère que la balade vous aura plu, on se dit à la prochaine !


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Verdict

Austrian Airlines

9.0/10
Cabine9.0
Equipage9.0
Divertissements9.0
Restauration9.0

Vienna - VIE

9.5/10
Fluidité10.0
Accès9.0
Services9.0
Propreté10.0

Frankfurt - FRA

8.0/10
Fluidité8.0
Accès8.0
Services8.0
Propreté8.0

Conclusion

Un vol particulier et agréable avec ce gros-porteur quasi-vide, un équipage agréable, une escapade sans à-coups.

Informations sur la ligne Vienna (VIE) Frankfurt (FRA)

Les contributeurs de Flight-Report ont posté 8 avis concernant 2 compagnies sur la ligne Vienna (VIE) → Frankfurt (FRA).


Pratique

La compagnie qui obtient la meilleure moyenne est Austrian Airlines avec 7.4/10.

La durée moyenne des vols est de 1 heures et 26 minutes.

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