Bonjour à tous,
Je vous retrouve aujourd’hui pour mon vol retour depuis Aalborg. Les lecteurs les plus attentifs s’étonneront sûrement: ‘’Aalborg? Mais il ne vient pas justement de publier un FR depuis Aalborg?’’ C’est juste (Leblanc).
Ayant partagé mes vacances en deux, je suis allé une première fois au nord du Danemark. Et donc aussi une deuxième. Car comme le dit la pub: ‘’La montagne ça vous gagne’’. Quel rapport avec Aalborg? Absolument aucun - mais il faut bien écrire quelque chose.
Alors que le premier séjour avait signifié un transit par CPH, ce deuxième me fait passer par AMS.
Hasard des Miles car j’ai été obligé de les utiliser: que ce soit AAL ou AAR, je n’ai jamais réussi à trouver un tarif payant qui ne me conduise pas directement à la banqueroute.
Enchainement de vols
- 1AF1750 - Economique - Paris —> Copenhagen - Airbus A220-300 (non reporté)
- 2SK1211 - Economique - Copenhagen —> Aalborg - Embraer E-195 (non reporté)
- 3KL1286 - Economique - Aalborg —> Amsterdam - Embraer E-190
- 4KL1411 - Economique - Amsterdam —> Paris - Boeing B737-700 (non reporté)
Le vol ne partant qu’à 14h15, j’ai amplement le temps pour une promenade digestive, histoire de faire passer le pantagruélique buffet de petit-déjeuner.
Dans une rue tranquille je croise ce bar dont le nom semble promouvoir les valeurs universelles du sport.

Sans transition, je m’accorde ensuite une pause dans un charmant petit square au pied de l’église Notre-Dame (Vor Frue Kirke).

J’arrive devant la jolie gare centrale d’Aalborg, classée aux monuments historiques.
Un ticket à 24dkk (3,20eur) permet de rejoindre l’aéroport, indifféremment avec la ligne 13 des bus de ville ou les trains de la DSB.

Je vous l’accorde: la gare fait nettement plus classe vue de l’extérieur!

Beaucoup de villes à travers le monde se prétendent la capitale du street art et Aalborg ne fait pas exception.
Et cette fresque que j’aperçois de l’autre côté de la gare est particulièrement jolie.

D’ailleurs j’aurais pu explorer d’autres fresques car je suis finalement arrivé trop tôt à la gare. Il reste 17min jusqu’au départ.

Hors vacances scolaires et en plein milieu de journée, j’ai le wagon exclusivement pour moi!
Néanmoins je suis un homme de principes: étant dans la Zone Silence, je vais donc m’abstenir de parler tout seul.

Après un court trajet d’une dizaine de minutes, le train atteint son terminus: Aalborg Lufthavn (aéroport).

Il faut parcourir à pied les 90m séparant la gare du terminal. Sympa aujourd’hui avec le vent printanier, nettement moins sympa lorsque le même vent soufflera l’hiver sous la pluie.
D’ailleurs ♫ Dès que le vent soufflera ♫ Je repartira ♫ Dès que les vents tourneront ♫ Nous nous en allerons ♫

Le terminal actuel, tout en longueur, a été inauguré en 2003 puis agrandi en 2007 et 2013.

Le dépose-minute, c’est comme se brosser les dents: pas plus de 3 minutes!

Entrée de l’aérogare

Tout comme lors de mon précédent passage, la zone de check-in reste très tranquille.

Il y a un peu plus d’animation au niveau des BLS.

Les destinations affichées varient selon les besoins. Tandis que CPH et AMS figurent toujours au menu, les autres destinations sont plutôt les suggestions du jour.

Le BP est logoté aux couleurs et slogan de l’aéroport: ‘’Yndlingslufthavn - Aéroport favori’’

Je vous avais bien dit que le terminal était tout en longueur.
♫ Et ça continue ♫ Encore et encore ♫ et encore, et encore, …

Les avgeeks sont loin d’être oubliés.
Pouvoir s’asseoir directement sous l’empennage d’un avion, c’est quand même la classe (comme dirait Fabrice).

Vu le faible trafic - en tout cas hors vacances estivales - , le Fast Track a une existence purement symbolique.

C’est plutôt un Fast Track directement vers le Duty-Free.

Juste à côté de la porte 4, une fresque assez osée attire mon oeil grivois. En effet elle me rappelle une nuit que j’avais passée dans une chambre d’hôtel -….Heu pardon, je m’égare complètement!!

Tout comme la porte 1 est dédiée aux vols vers CPH, la porte 4 accueille les vols vers AMS.

un grand panneau célèbre les 15 ans de la liaison, qui a transporté 2,5M de pax depuis son ouverture.
Le premier vol a eu lieu le 27 mars 2011 en Fokker 70.

Je monte ensuite à l’étage afin de rejoindre le salon.

Le terminal est vraiment lumineux et agréable. Même les non-encartés trouveront moultes places libres afin de patienter agréablement.

Les gourdes (le récipient) trouveront également leur bonheur avec cette fontaine á eau.

Un signe qui ne trompe pas sur la faible affluence: même le café est désert!

Pile pour l’horaire d’été, le nouveau salon a ouvert le 1er avril 2026. Avec 200 places il a doublé sa capacité.

Comme souvent dans les aéroports scandinaves, le bois domine - idéal pour les encartés ayant les dents qui rayent le parquet.

C’est immense…et désert.

Et ce n’est pas terminé!
Depuis l’entrée, atteindre le fond du salon (et les toilettes qui s’y trouvent) relève du semi-marathon.

Le magazine de l’aéroport ainsi que des exemplaires de Jyllands-Posten sont disponibles - un quotidien conservateur fondé en 1871 et basé â Aarhus.

Hormis quelques destinations vacances, le FIDS propose un choix binaire entre CPH et AMS.

Le bar se révèle aussi bien fourni que sur la Jomfru Ane Gade dans le centre-ville d’Aalborg.
Connue dans tout le pays, cette rue de 150m est entièrement composée de bars, discothèques, pubs et restaurants.

Différents jus de fruits sont disponibles.

Autant sortir des sentiers battus - mon choix se porte sur un jus de fleurs de sureau.

Comme on reste dans les fruits, autant s’octroyer aussi un jus de raisin.

Au royaume de Carlsberg il y a moultes variétés de bière. Cela me rappelle d’ailleurs le proverbe ‘’Bière qui roule n’amasse pas mousse’’.

Le buffet est joliment présenté.

Les Danois apprécient la charcuterie, notamment pour garnir les fameux smørrebrød.
Au buffet on retrouve donc l’incontournable pâté de foie, ainsi qu’une spécialité typiquement danoise: la rullepølse. Composé de poitrine de porc, oignons, poivre et persil, le tout est roulé, cuit dans un bouillon, puis pressé avant d’être tranché.

Les moins audacieux resteront sur des charcuteries plus classiques.

Pour un aéroport régional, l’offre est vraiment royale. Et pourtant ‘’c’est pas Versailles ici’’ :-)


Place à la collation et dégustation de mes trois smørrebrød.

Après ces agapes il est temps de rejoindre la porte d’embarquement.
Devant les hangars de maintenance, la fois précédente j’avais vu le 320 LY-MLI d’Avion Express aux couleurs de Transavia. Aujourd’hui le 320 9H-MLW est toujours d’Avion Express mais malheureusement avec une livrée entièrement anonyme.

L’appareil du jour est l’E90 D-AWSI âgé de 19 ans.
Il n’arbore pas encore la nouvelle livrée de German Airways où les couleurs stylisées du drapeau allemand figurent sur l’empennage. En revanche l’inscription ‘’Operating for KLM Cityhopper’’ figure déjà sur le fuselage, plusieurs E90 de la compagnie allemande opérant de longue date pour KL.

Mais D-AWSI possède aussi un côté collector:
Le winglet aux couleurs multicolores témoigne qu’en 2020 la compagnie suédoise Braathens Regional a opéré cet appareil pendant quelques mois.

Tous les pax en salle d’embarquement scrutent avidement le haut de la passerelle en attendant le signe salvateur ( = le pouce levé), tels la cohue des voyageurs en gare scrutant le ciel en attendant que le numéro de la voie s’affiche.

Nous pouvons désormais monter aal borg de l’Embraer 190. Ou plutôt, Danemark oblige: Embrær 190 :-)

Fuselage shot

Le pas s’avère être XS plutôt que XL.

Outre la safety card, la littérature de bord comprend une fiche indiquant que ce vol KL est opéré par une compagnie partenaire. Il y a même un exemplaire du Holland Herald.

Nous repoussons à 14h22, quelques minutes après l’horaire.
Sur l’unique taxiway reliant le terminal aux deux pistes, nous suivons le 320neo SE-ROT â destination de CPH.

Décollage sur la 26R

D’une superficie de 6km2, l’île d’Egholm est un lieu de promenade prisé des habitants d’Aalborg. Depuis le centre-ville la traversée en bac prend seulement 5min.

La minuscule île de Fruensholm a même un fjord en son milieu :-)

Nous survolons le Limfjord et mettons le cap au sud.

KRP (Karup - Midtjylland lufthavn) est un aéroport à usage mixte militaire et civil.

Mon incontournable dose de caféine ainsi que le non moins incontournable sandwich au beemster sont encore servis gratuitement.
Le sandwich est bon, mais moins que mes smørrebrød du salon.

En passant la ville portuaire d’Esbjerg et l’île Fanø, nous entamons la traversée de la Mer du Nord.

J’en profite pour une micro-sieste et à mon réveil nous avons déjà atteint les terres bataves.

Les ‘’fjords’’ locaux :-)

Zwanenburg, que nous survolons en approche finale

Et c’est donc en toute logique que nous atterrissons sur la Zwanenburgbaan (piste 18C) - ce qui fait économiser 10-15min de roulage par rapport à la fameuse Polderbaan (piste 18R).

Après la baan, la banque: le 772 PH-BQN revient de Las Vegas.

Doublé gagnant pour l’E90 D-AZFA: d’une part l’empennage arbore la nouvelle livrée avec les couleurs stylisées du drapeau allemand; d’autre part l’ajout ‘’Operating for KLM Cityhopper’’ figure sur le fuselage.

Coup de frein final à 15h39, avec une minute d’avance!
Zut, ça va être un débarquement par paxbus.

Chic, c’est un débarquement par paxbus.
Cela me permet d’immortaliser une dernière fois l’appareil du jour…

…ainsi que de rattraper l’instant porte que j’avais oublié au départ.

En route vers le terminal, nous passons l’E90 D-AMWO à destination de STR.
Depuis septembre 2025, il arbore la livrée spéciale DTM (Deutsche Tourenwagen Masters - un championnat allemand de voitures de grand tourisme).

Par manque de temps, je ne reporterai pas le trajet suivant AMS-CDG.
Néanmoins, ce serait dommage de ne pas profiter du panorama. Et c’est donc sur cette très belle vue sur Amsterdam que se termine ce FR.
Merci de m’avoir consacré quelques minutes, à bientôt!


Informations de vol:
KLM KL1286 AAL-AMS
Embraer E-190 D-AWSI (operated by German Airways)
Prévu: 14:15-15:40 (1h25min) / Réel: 14:22-15:39 (1h17min) - Avance 1min