Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette nouvelle série qui me verra prendre la direction de l'Océan Atlantique, et plus précisément un archipel de 10 îles au large du Sénégal : le Cap-Vert. Au programme, une semaine de randonnée sur les îles de Sao Vicente et Santo Antao.
Pour les différents détails quant à la réservation ou les subtilités du choix des îles, je vous renvoie au 1er FR de cette série.
Enchainement de vols
- 1
- 2TP1557 - Economique - Lisbon → Sao Vicente - Airbus A320neo
- 3TP1558 - Economique - Sao Vicente → Lisbon - Airbus A320neo
- 4TP442 - Economique - Lisbon → Paris - Airbus A320
OLCI
Pour ce vol affichant une durée théorique de 4h30, j'opte pour l'option de siège Confort lors de la réservation. Pour un supplément de 33€, l'espace pour les jambes est plus généreux, une prise de courant est disponible et le siège peut s'incliner et dispose d'un appui-tête réglable. Ayant pu voir la différence avec le siège standard lors du vol précédent, je ne peux que me féliciter d'avoir rallongé quelques euros supplémentaires pour mon confort.
Lors de l'OLCI, seule une enchère pour la Business est disponible. Je ferai l'impasse, ayant déjà accès au même siège que la J (à l'exception du siège central neutralisé).

Aéroport Humberto Delgado - Lisbonne
Je vous retrouve à la sortie de mon vol précédent. L'aéroport de Lisbonne a la mauvaise réputation d'être saturé et les transferts internationaux peuvent s'avérer très compliqués, notamment en raison du nouveau système EES. Est-ce que ma connexion de 1h30 va suffire (sans même mentionner celle du retour dangereusement proche de la MCT…) ?
A la descente de l'avion, le personnel de l'aéroport regroupe tous les passagers en correspondance internationale. L'objectif est que personne ne se perde et que tout le monde passe la sécurité ensemble.

Nous traversons ensuite en troupeau le terminal pour rejoindre la PAF


Nous enchainons les files d'attente où nous serons aiguillés par le personnel selon notre profil : passeport biométrique, destination etc.
Ayant "légèrement" joué des coudes lors de la marche dans le terminal, j'arrive relativement en tête de file. L'attente est effectivement longue car seules 2 guérites sont dédiées aux pax européens (contre 4 pour les internationaux). Et parmi ces deux, une est systématiquement monopolisée pour les PMR, familles et crew. Après 30 minutes d'attente, me voici en zone internationale, où je dois encore passer une PIF avant d'accéder aux portes.
L'embarquement
Pas le temps de trainer dans les couloirs, notre porte est située tout au bout du terminal

A notre arrivée, l'embarquement a déjà débuté. Etant situé en Confort à l'avant de l'avion, nous embarquerons avec la dernière zone


Le personnel en porte est sympathique et s'efforcera de nous parler en français. Notre porte étant une "A", cela indiquera un passage au sous-sol pour un transfert en bus vers notre avion.

Après 15 minutes d'attente, le second bus arrive enfin pour nous

S'en suit une grosse quinzaine de minutes de transport jusqu'à l'autre bout de l'aéroport où nous attend notre avion. Juste avant d'arriver, nous sommes bloqués par un Airbus au démarrage.


Quelques vues extérieures de notre avion, sous le soleil


L'avion : A320N (CS-TVN)
Informations sur l'avion
- Immatriculation : CS-TVN
- Type : Airbus A320-251N
- MSN : 12279
- Mise en service : septembre 2024 (1.8 ans)
- Configuration : 8 J (2-2) / 162 Y (3-3)
Informations sur le vol
- Durée de vol officielle : 4h25
- Durée de vol effective : 4h18
- Délai à l'arrivée : +14 min
- Distance : 2.884 km
- Piste de Départ / Arrivée : 02 / 06


L'accueil en porte est chiche : l'équipage étant occupé à discuter et rigoler avec le poste de pilotage.
L'avion n'est pas totalement complet pour ce vol. On remarque bien la différence avec le siège du vol précédent, notamment l'appui-tête


L'espace pour les jambes est excellent.

On retrouve en haut du siège la fiche de sécurité, ainsi que le menu du BoB. A noter qu'une prestation sera tout de même servie sur ce vol.

Chaque siège Confort dispose d'une prise de courant, ainsi qu'un port USB-A

A défaut d'IFE (individuel ou collectif), un support pour tablettes et smartphone est intégré au siège

Repoussage, roulage et décollage
Nous devons encore attendre un 3ème bus avant que l'embarquement ne soit complet. Le repoussage se fera en retard, mais notre proximité avec la piste permettra de compenser.

L'équipage déroule les consignes de sécurité d'une manière blasée : on sent qu'ils n'ont clairement pas envie d'être là…
Une fois au seuil de piste, nous grillons la priorité à un Ryanair pour nous aligner.

Un A330 d'Azul parqué au bout du taxiway de l'autre côté.


Collation à bord
L'équipage traine ensuite la patte pour distribuer les paniers repas et les boissons.

Le contenu est plutôt complet. C'est encore l'offre du petit déjeuner avec une box cartonnée contenant des crackers, du fromage et un morceau de cake, et une barquette chaude avec omelette.


Après une heure, l'équipage vient débarrasser et propose aux deux premières rangées du café ou du thé, puis repart au galley sans continuer le service. Il faudra qu'une dizaine de passagers s'impatientent pour que l'on daigne venir nous servir les boissons chaudes, dans un long soupir…
Le service se termine par la distribution du traditionnel chocolat

Dès le service terminé, l'équipage ira s'installer au 1er rang de l'éco Confort, rangée qui leur est réservée. Ils ne se lèveront plus du vol.
Approche et atterrissage
Le vol est plus long d'une vingtaine de minutes par rapport à la moyenne habituelle. La météo n'est pas très claire : difficile d'avoir de belles vues sur les îles de Sao Vicente et Santa Antao.



Contrairement aux autres jours, nous ferons aujourd'hui une approche par l'extérieur au lieu de passer entre les deux îles

Qui dit île perdue au milieu de l'océan, à l'instar de Madère, le vent souffle très fort. Heureusement ici, le vent est dans l'axe de la piste (60km/h et 80 en rafale au moment de l'approche), on le voit d'ailleurs bien aux embruns que ça souffle.



La piste est située juste après la plage de San Pedro, comme un petit air de SXM



Le pilote maitrise bien son approche finale. Nous arrivons au milieu de nul part


On comprend à la taille de l'aérogare, qu'il n'y a pas un trafic exceptionnel ici


Le débarquement est rapidement réalisé : il faut s'accrocher en sortant tellement le vent est fort (l'aéroport est enclavé sur un terrain plat entre 2 montagnes : un parfait courant d'air). A côté de nous, un 737MAX de Tui est sur le départ. Nous devons attendre qu'il termine sa manœuvre pour poursuivre le débarquement.

Le trajet jusqu'au terminal se fait à pied et à découvert, l'occasion d'observer le paysage et le départ du 737



Etant sorti parmi les premiers, j'accède rapidement à la PAF. Une personne redirige les passagers entre ceux ayant déjà réglé les 30€ de eArrival Card et ceux qui en font la demande à l'arrivée. Pour ceux déjà en possession, l'immigration s'effectue au moyen de portiques automatiques (et donc sans tampon d'apposé sur le passeport).

Les bagages arrivent rapidement. Une personne est chargée de tenir un coussin à la sortie pour éviter que les valises ne s'abiment.

Un mini DutyFree est disponible pour ceux qui souhaitent faire quelques achats avant de sortir.
Merci pour cette suite !
Quelques dizaines d'euros pour plus de confort, j'aurai fait de même. Je n'aurai pas non plus enchéri sur la J pour finalement pas grand chose de plus, d'autant qu'un catering est proposé. Et si finalement tant mieux sur un vol aussi long à la frontière MC/LC.
Dommage par contre que l'équipage était si absent et non professionnel.
Merci également pour les photos du débarquement. Admirer ce paysage désertique, on se croirait arriver sur la Lune ou sur Mars !
A bientôt !
Merci pour ce report,
Vol mitigé avec des PNC désagréables mais je trouve le catering et la cabine correcte.
LIS reste chaotique mais bon, tant qu'on arrive à prendre l'avion suivant c'est le principal.
Jolie arrivée sur le Cap Vert, ça souffle fort et le paysage est désolant, comme on s'imagine un archipel volcanique au milieu de l'Atlantique. Ca a des airs de Santorin
A bientôt
Merci de ce FR !
L'aéroport de LIS toujours aussi bordélique, on voit bien dans ton FR que les corrrspondances peuvent parfois devenir un véritable calvaire.
Sinon un vol confortable sur TAP, les sièges Y confort sont un bon compromis pour éviter de payer la J, surtout que sur les vols les plus longs comme celui-ci le service est adapté avec le plateau repas. Le comportement des PNC est affligeant, aussi bien lors de l'accueil qu'au moment du service.
Avec une telle météo en approche il faut dire que les pilotes devaient être suffisamment expérimentés pour gérer aussi bien l'atterrissage, même si ici l'exercice était un peu plus aisé avec le vent dans le sens de l'approche.
À bientôt