Bonjour à tous chers lecteurs,
Voici le récit d’une petite virée aérienne européenne qui restera d’ailleurs la seule sur la période estivale.
L’objectif principal est d’attraper l’A350-900 de Swiss normalement déployé le lendemain sur un vol de Zurich vers Nice. Pour agrémenter cela, je décide de partir la veille par le chemin des écoliers, sur les bords du lac de Constance, avant de rejoindre Zurich.
Pour cela, quoi de mieux qu’un détour par Francfort. C’est moins cher et plus varié, puisque le second segment est opéré par Helvetic. Quant à Condor, car c’est quand même l’objet de ce report, c’est mon deuxième vol avec eux, après une première l’an en 2025, quelques mois avant la sortie de flotte des 757-300. Voir ici si le cœur vous en dit. https://flight-report.com/fr/report/73856/condor-de1774-dusseldorf-dus-palma-de-mallorca-pmi/
Voici donc le routing de ces deux prochains jours (les parcours amont et aval ont été faits en train) :
Enchainement de vols
- 1DE4265 - Économique - Paris - Frankfurt - Airbus A320
- 2DE4319 - Économique - Frankfurt - Zurich - Embraer 190
- 3LX566 - Premium Éco - Zurich - Nice - A350-900
Après un voyage sans histoire et parfaitement à l’heure, j’arrive à Roissy. Le confort sera-t-il d’un aussi bon niveau qu’avec ce siège ?


Immanquablement, je passe devant ce monument immanquable. Regardez le bandeau publicitaire sur la droite. Voyons si cela est bien vrai.

À la découverte du futur T2 de CDG, c’est-à-dire l’actuel T3
Depuis le début de l’ouverture de sa ligne vers Paris, Condor opère depuis le terminal T3 qui, dans moins d’un an (16 mars 2027), deviendra le T2. Pour m’y rendre, j’opte bien entendu pour le CDGVAL. Par rapport à bien d’autres aéroports où nous sommes trimbalés, brinquebalés, chahutés, mal-traités dans des bus souvent mal conduits, cette navette automatique est un modèle de confort et d’efficacité. Ne l’oublions pas. Bon ben, un bon point pour CDG.

Poursuivons notre chemin. C’est bien indiqué. Autre bon point.

La gare historique (1976 soit cinquante ans cet année), mal placée dès le début.

Le cheminement vers le T3 est aujourd’hui agréable, mais sous la pluie et/ou dans le froid, qu’en est-il ? Mauvais point pour CDG.


Un passage-piéton, un tunnel. Décidément, le terminal 3 se mérite.

Nous y voilà enfin.

L’architecture est plus minimaliste voire industrielle qu’au T2E, le futur T5.

Niveau départs, ce n’est pas l’usine, même si on pourrait s’y croire (à l’usine, non ?).

Air Transat monopolise une partie des installations. Quatre départs à venir quand même. Les liens avec la Belle province sont encore très fort.

Souvenirs, souvenirs… Je vais chercher le mien sous une forme cartonnée. Vu la file, ç’aurait dû être l’histoire de quelques minutes si ce n’est que le groupe d’adolescents accompagné par un ado attardé de 50 barreaux qui a donné plus que du fil à retordre à la préposée pour gérer leurs 14 123 kg de bagages hors normes. Au moins, j’ai vu leur plan de vol (FRA / SEA / OGG) et découvert un nouveau code IATA qui correspond à l’aéroport de Kahului, à Hawaï.

Et voici donc le précieux sésame qui aurait peut-être mérité les fameuses rayures colorées de Condor.

Sans plus attendre, passage de l’écueil des contrôles de sécurité.

Ça n’aura pas traîné. Un agent me demande de changer de file. Et ça tombe bien puisqu’il me demande de prendre celle où c’est le scanner qui ne nécessite pas de sortir les appareils électroniques. C’est le seul au T3.
En tout et pour tout, cinq minutes auront suffi pour me retrouver là. Autre bon point pour CDG.

Les installations ne sont pas immenses. Dès la sortie des contrôleurs de sécurité, c’est à droite (hors Schengen) ou à gauche, espace Schengen. Les installations ne sont pas immenses mais personne n’est debout. Les sièges sont confortables et dotés de prises 230 V USB A et C. Encore un bon point.


La vue est masquées par les PAXbus.

On peut quand même distinguer cet A330-200 d’Air Transat mais surtout cette sommité qu’est le Concorde F-BVFF qui en fait baver plus d’un… dont moi bien entendu.

Il s'agit du C-GUBL qui se prépare à rentrer à Montréal, vol TS 251.

Les rayures, vous vous y faites ?
C’est bien à l’heure que mon A320 arrive de Francfort. Les choses semblent bien se présenter.

Puis vient l’heure de l’appel, avec respect des priorités. Pour une fois, je suis groupe 3. Pas dans les premiers, loin de là, mais pas dans les derniers non plus.

Le tour de bus permet d’observer le terminal 1 (qui restera pour toujours le terminal 1 - « à jamais le premier ») et sa faune toujours variée. Ici, on peu voir du Turkish, du United, de l'Etihad, du Hainan, du Singapore.

À la descente du bus, je te tente quelques photos… d’autant plus que je n’essuie aucune remarque. Énième bon point pour CDG.
Et je peux donc "shooter" cet A320 tunisien (TS-INF) qui vient de se poser en provenance de Tunis, vol BJ 510.

Puis nous sommes autorisés à embarquer.

En voici un peu plus sur cet appareil : https://www.planespotters.net/airframe/airbus-a320-200-d-aici-condor/r71l1r

Instant dérive.
Si la Lufthansa fête les cent ans de sa naissance, à défaut d’être les cent ans de longévité, Condor ne mentionne pas ses soixante-dix printemps.

Et une porte 100 % !

Et un fuselage à la livrée atypique. Je ne reviendrais pas dessus… même si à force je dois avouer que je finis par m’y faire.

L’accueil est un peu timide mais souriant quand même.
Je rejoins mon 25A. Remarquez que la têtière est assez neutre et il est surprenant que la charte graphique de Condor n’y soit pas appliquée.

Le pas est réduit, on ne va pas se mentir. L’appareil est configuré à 180 passagers.

Une tablette de taille moyenne et peu stable.

Le contenu de la pochette.

Sur les vols moyens courriers, Condor propose un service payant…

… dont voici le détail des prix. Hormis le vin, ça reste à peu près correct.













Je n’ai pas essayé ce dispositif.

Chaque siège est équipé d'un vide-poche.

Gros plan sur le plafonnier.

Ma vue sur l’extérieur.

En piste !
Nous repoussons parfaitement à l’heure et sans plus attendre, le taxiing débute avec pour objectif de rejoindre le seuil de piste de la 27 L.

Ça se passe de commentaire.

Nous frôlons asiatique le terminal 1.
Le 777-200ER N216UA devait initialement rejoindre San Francisco ce jour mais suite à problème, le vol a été reporté. En arrière plan, le 777-300ER de la Thaï (HS-TKO) sera lui plus en forme puisqu'il assurera son vol vers Bangkok sans encombre.

Comme une grande partie de la flotte long-courrier d'Ethiopian, les équipages et appareils volent de nuit et se reposent de jour. Cet A350-900 (ET-ATQ) n'y fait pas exception et ne repartira que ce soir vers Addis Abeba, vol ET 735.

Après être arrivé de Birmingham, ce 737-800 espagnol partira vers Londres-Gatwick (LAV 8922).

En cette journée caniculaire, ce n'est pas à ce stand que nous perdrons de temps.

Ça se bouscule un peu pour pouvoir partir de la 27 L.
Cet A321neo de Jet Blue (N4083J) s'en va vers Boston, vol B6 34.

Cet A330-900neo N439DX s'en va vers Salt Lake City, vol DL 221.

En revanche, ce 767-400 (N831MH) devra attendre notre départ avant de s'élancer vers Cincinnati, vol DL 97.

Alignement.

Une serviette de bain flotte au vent
Et zou !
Un peu plus bas, après une longue traversée de l'Atlantique, ce 787-9 d'Aero Mexico (XA-MFG) va pouvoir souffler un peu après avoir assuré le vol AM 5 Mexico - Paris.

Vue classique sur les installations du Bourget.

Paris et son agglomération écrasées sous un dôme de chaleur.

Puis nous survolons l'Oise.


En parlant d'Oise, voici la rivière éponyme.


Ici, c'est encore la Picardie, ou plutôt le sud des Hauts-de-France, dans le département de l'Aisne.

Aucun doute possible, nous survolons l'agglomération rémoise.

Et puis voilà…

Arrive alors l’heure du passage du chariot.

Un verre d’eau est distribué. Je l’accepte volontiers. Je n’ai pas osé leur demander une menthe à l’eau, mais avec une lame de sirop, puis une d’eau, une autre de sirop, une nouvelle d’eau, etc. pour voir si ça rappelait la livrée Condor.
Vous allez peut-être trouver cela étrange de ma part, mais j’ai trouvé l’ambiance morne à bord de ce vol. En effet, on ne trouvait pas la « chaleur » d’un départ en vacances vers le soleil, dans les Baléares au hasard où les Canaries, des destinations populaires avec des passagers pour qui les bières défilent les unes après les autres. Ce vol était presque un easyJet comme un autre, hormis le service que je décris ici.

Et comme j’ai été fort sage, j’ai eu le droit à deux sucreries. Je ne les ai pas goûtées, elles seront pour mes enfants.

Ça se découvre tout au sud-est de la Belgique.

La vallée de la Moselle qui rejoint le Rhin à Coblence (Koblenz).

La vallée du Rhin que voici.

Pour s'aligner sur la 25 R, nous faisons un large virage au-dessus de l'agglomération francfortoise, ici au niveau de la centrale thermique de Großkrotzenburg, sur les bords du Main.

Au croisement des A3 et A661.

Quelle belle variété. J'aime beaucoup FRA pour ça.

Au paradis des quadris.

Ah ? Le 747-8i D-ABYN qui est mis en place. J'espère vraiment pouvoir lui tirer son portrait !

Encore du quadri, dont l'A340-600 D-AIHZ qui reste au stand aujourd'hui avant de repartir en piste demain vers Washington.

Puis nous voilà posés sur la 25 R.

Peu connu, mais il reste à l'effectif de la Lufthansa un 737-500 (D-ABJI) pour entrainement. Il est stationné aux côtés de cet élégant A340-600 évoqué plus haut.

Les A340-300 sont eux aussi en sursis, mais avec une espérance de vie un peu plus longue. Ici le D-AIGT se prépare à rejoindre New York JFK, vol LH 404.

Un simple Embraer 190… mais c'est celui avec lequel je partirai tout à l'heure vers Zurich.

Je l'avais raté à Malte, j'ai enfin pu attraper l'A320neo Lovehansa (D-AINY) qui, après avoir fait un A/R vers Dublin, se rend à Bucarest, vol LH 1416.

Autre livrée spéciale avec cet A321neo D-AIEQ qui s'en va vers Faro en LH 1498.

Nous sommes donc stationnés au large et ce sera en bus que nous rejoindrons le terminal.
Je salue ce sympathique équipage avant de quitter l'appareil.
Quelques vues à l’arrivée, dans la mesure où il n’y a aucune remarque.


Un contrôle policier aléatoire freine un peu le flux des passagers.

Puis ce sera le dédale des couloirs et un passage par ce long tunnel mais dont tous les trottoirs roulants étaient en état de fonctionnement.

Le vol selon Flightradar24.

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout.