Bonjour à vous chers lecteurs,
Voici un nouveau récit après un court séjour dans la capitale allemande à l’issue d’une rencontre avec des collègues européens.
À l’aller, j’ai opté pour le train avec l’ICE (le TGV germanique) de Paris à Berlin après être parti de chez moi à Lyon à 8 h. Nous sommes arrivés à Berlin à 19 h 27 avec 20 minutes de retard, ce qui presque honorable tant depuis plusieurs mois, la pagaille grandit sur les rails outre-Rhin.
Pour le retour, j’ai donc opté pour la voie des airs - mes collègues français ayant choisi l’ICE au retour sont partis avec 40 minutes retard de Berlin et sont arrivés à Paris avec presque six heures de retard. Je ne regrette pas mon choix, et ça me permet de rédiger ce report dont vous avez l’élégance de lire.
Je suis surpris qu'il ne s'agisse que du deuxième report sur cette ligne.
Voici donc le routing.
Enchainement de vols
- 1LH199 - Berlin - Francfort - A321-100 - Lufthansa - Économique
- 2LH1082 - Francfort - Lyon - A320 - Lufthansa - Économique
À la découverte de BER
Ce n’est pas la première fois que je me rends à Berlin, loin de là, mais ce sera en ce jour la première fois que je quitterai la ville par les airs. Je n’aurais pas connu THF, TXL et SXF, soit respectivement Tempelhof, Tegel et Schönefeld, même si ce dernier a été dans les faits absorbé par BER, l’aéroport Willy-Brandt de Berlin-Brandebourg.
C’est avec un ticket de transports urbains zones A B C à 5,50 euros que je rejoins l’aéroport, après un changement à Ostkreutz, ici en photo.

Le train, opéré par la DB, est à l’heure et propre.

Puis me voici rendu dans les sous-sols de BER.

Après une montée à l’aide d’escalators en état de fonctionnement, je me retrouve face au tableau des départs.

Je passe en borne pour récupérer mes cartes d'embarquement.

Me voici doté de deux "tickets de caisse" dont je ne sais même si je vais les conserver vu qu'ils perdent leur encre assez rapidement. Remarquez au passage ma nouvelle technique de masquage des codes barres.

Volontairement, je n'avais pas réservé de place hublot, voulant faire cette économie. Mais la veille du départ, voyant que sur le segment BER - FRA, j'étais en C, j'ai essayé plusieurs fois de me placer (contre 14 euros) en A. À chaque fois, ça a planté. Le jour du départ, il restait pas mal de places libres, j'ai alors laissé faire, me disant que le 35 A serait surement encore libre au moment d'embarquer.

Sans plus attendre, je commence le circuit.

Il ne m'aura pas fallu plus de cinq minutes pour passer l'écueil des contrôles de sécurité. Le personnel a été à la fois efficace et agréable. Des scanners modernes autorisent à tout laisser dans les sacs, ce qui est un vrai plus.

Second écueil, la traversée de la zone duty free qui ne m'intéresse absolument pas.

Le hall principal est vaste et bien éclairé. Il permet la distribution des flux passagers vers les différentes ailes.


Seule ombre au tableau dans cet aéroport à mes yeux encore moderne (puisqu'ouvert en 2020, soit seulement il y a sept ans), et pas des moindres, l'état déplorable des toilettes. Nous sommes pourtant ici airside, et généralement, l'état est bien meilleur. Je suis peut-être mal tombé, mais l'état n'était pas optimal, sans parler d'une odeur assez soutenue.

Maigre spotting à BER
Les possibilités offertes à mon objectif ont été assez limitées, car le contre-jour ne permettait pas trop de prises de vues.
En attendant, je surveille l'approche de l'appareil à bord duquel je vais monter. Dans la journée, la version la plus moderne de l'A321, le neo s'est transformée en la plus ancienne, la -100, ce qui n'est pas pour déplaire l'avgeek que j'avoue être.

Place au spotting.
On commence avec ce 737 Max8 turc de Sun Express (TC-SMI) qui s'en va vers Antalya, vol XQ 661.

Air France plie bagages également et s'en retourne à Paris-CDG, vol AF 1835, A320 F-GKXR.

Turkish Airlines déploie de gros modules vers nombre de destinations européennes et BER n'échappe pas à cette règle. Ici, l'A330-300 TC-JNO vient d'arriver d'Istanbul, vol TK 1723.

Eurowings est plus modeste avec son A319 D-ABGN qui va rallier Stuttgart, vol EW 2005.

Austrian et un de six A321 (ici OE-LBF) arrive de Vienne, vol OS 235.

Puis c'est au tour de "mon" appareil de passer sous mon appareil (photo).

L'exemplaire D-AIRX fait partie des 15 A321-100 encore en service chez Lufthansa. Cette version -100 devient rare désormais. Construite à seulement 80 exemplaires car ne disposant que d'une autonomie réduite (péniblement 4300 km), les compagnies ne se sont précipitées pour en commander.
Il reste peu d'exemplaires aujourd'hui exploités. Il en reste un chez Air France (F-GMZD), un ex de chez Air Inter ; de son côté, Lufthansa en exploite encore quinze, et reste de loin le premier exploitant mondial de cette version mal née.
En voici un peu plus sur cet appareil, plus vraiment de la première jeunesse. https://www.planespotters.net/airframe/airbus-a321-100-d-airx-lufthansa/elgznr

Et un dernier pour la route avec ce Dash8 Q400 (D-AASH), unique appareil de cette compagnie Air Uniqon, qui a récemment fait l'objet d'un report de la part de vass06, que vous pouvez lire ici : https://flight-report.com/fr/report/77248/air-uniqon-atv503-friedrichshafen-fdh-berlin-ber/

Embarquons à bord de ce vieil A321
Le vol LH 198 en provenance de Francfort était bien à l’heure ; son pendant LH 199 se présente bien, et si je ne veux pas passer la nuit à FRA, c’est mieux puisque mon délai de correspondance est réduit.

Avec le respect des priorités, l’appel est lancé.

Notre vieux coucou avale tranquillement et goulûment ses passagers. En ce jour, notre appareil en a absorbé au départ de Dublin jusq’a Francfort, puis encore après avec un A/R vers Tirana, ce nouvel AR vers la capitale allemande pour enfin finir sa longue journée à Cracovie. Pas mal pour ce presque trentenaire.

Embarquer sans faire ces deux photos à venir, ce serait s’attirer les foudres. Alors, je respecte scrupuleusement ce rite presque ancestral.


Accueil fort sympathique à bord puis je me dirige vers la rangée 35, voir si depuis elle a été réservée, ou si quelqu’un comme moi avait des vues sur ce siège.
Eh bien personne ! Tant mieux. Je m’accapare donc ce 35A qui remplacera avantageusement mon 36C initial.
Sur le siège, pas de surprise, c’est NEK moins ultra, mais toutefois affublé de têtières commémorant le centenaire de la création de la Lufthansa, à défaut d’être véritablement le centenaire réel de la compagnie.


Le pas est tout à fait correct pour ce genre de vol.

On ne sacrifie bien sûr pas les clichés du plafonnier, qui en restant dans leur jus, nous font revenir en arrière, à l’avènement de la famille des A320 et de son essor rapide en Europe.


Les sièges sont légèrement inclinables.


La tablette une fois déployée.

Le contenu de la pochette.

Point de magazine de la compagnie, la Lufthansa ayant renoncé à cela depuis un bon moment désormais. Tout au plus, cela catalogue avec quelques articles « corporate ».

Sur le réseau moyen courrier, Lufthansa propose (impose ?) une offre payante.

Voici en détail les produits et la gamme tarifaire. Je vous laisse juge de l’apprécier.









Ma rangée sera libre, c’est appréciable.

Un vol intérieur vite et bien exécuté
Peu de temps après que j’ai pris place, nous étions au complet. Puis tout s’est vite enchaîné, à commencer par le repoussage et les démonstrations de sécurité.

La tour dont l'esthétique sort du lot.

Je ne sais pas vous, mais petit à petit, je finis par m'y faire. De toute façon, nos avis d'avgeeks ne comptent pas, alors…
Cet A320 (D-AICS) a eu une journée plus que tranquille avec un unique vol dans la matinée de Francfort à ici. Demain, le programme sera un peu plus soutenu, avec 2 A/R vers Francfort.

Nous rejoignons le seuil de la piste 25 R. Au loin, on devine dans la brume de chaleur la silhouette de la Fernsehturm, la tour de télécommunication, une des fiertés de la RDA.

Alors que nous sommes alignés, le Q 400 de Air Uniqon nous suis pour rejoindre Friedrichshafen.

Et zou !


Blankenfelde-Malhow et le lac de Rangsdorf.

Ludwigsfelde.

Mais rapidement, mon plaisir visuel se limite à cela.

Notre cabine est remplie à 80 % environ. L'ambiance est calme voire studieuse.

Puis il est l'heure de la distribution de la pitance, même sur ce bref vol.

Pitance constituée dans un premier temps de cette bouteille d'eau…

… puis de ce chocolat.

Dehors rien de nouveau, mais la descente est déjà amorcée.

Le sol réapparaît à hauteur de la centrale thermique de Großkrotzenburg, sur les bords du Main. C'est un des points de vue classique lors des arrivées à FRA.

Arrivée imminente quand on voit la balise VOR cachée au milieu de la forêt.

À chaque fois que j'arrive sur la 25 R, ça me fait toujours cette impression, celle d'être trop haut et que ça sent la remise des gaz… mais il n'en est rien. Cette piste a été construite en dernier ; ouverte en 2011, elle un peu à l'écart des autres.

Au paradis des quadris, on retrouve cet A380 de Singapore Airlines, le vol SQ 325 pour Singapour avec l'appareil 9V-SKZ, tandis que Condor et son A330-900neo va débuter son roulage.

Un A340-600. Mon cœur s'emballe.

Puis après s'être posés, nous nous dirigeons vers le terminal. En chemin, j'ai eu un pincement au cœur en voyant ce 747-400 à bord duquel j'ai voyagé d'ici même à Palma-de-Majorque avec l'illustre Okapi (lire ici https://flight-report.com/fr/report/62001/lufthansa-lh1158-frankfurt-fra-palma-de-mallorca-pmi/ et ici https://flight-report.com/fr/report/61997/lufthansa-lh1158-frankfurt-fra-palma-de-mallorca-pmi/)
Du scotch jaune est apposé sur toutes ses ouvertures. Ça sentait mauvais quant à son avenir, c'est du moins ce que pensais. Mais en regardant sur Flightradar24, il n'a fait du béton que du 12 au 20 juin. Alors quelle est la raison de cet accoutrement ? Si quelqu'un la connait, je suis preneur.

J'avais écris plus haut que je commençais à m'y faire. En fait, je ne suis pas tout à fait sûr. Cet A339 (D-ANRI) s'en va vers Bangkok et Sanya (île de Hainan en Chine), vol DE 2366.
Derrière, je vois que la tour est pratiquement la même qu'à BER.

Ce 747-8i (D-ABYG) s'apprête à rejoindre Johannesburg (LH 572) tandis que son voisin, un A350-900 (D-AIXE), s'en ira lui vers Shangaï, vol LH 732.

Nous stationnons aux côté de cet A320neo (D-AIJD) qui va incessamment sous peu repousser puis aller passer sa nuit à Helsinki, vol LH 852.

Je ne traîne pas, j'ai un délai de correspondance vers Lyon limité. Je prends congé de cet équipage qui a été professionnel et bien agréable.

Dernier regard sur cette presque antiquité.

Pour moi, ce sera la porte A23

Et dans la mesure où je suis arrivé en A22, je n'ai que sept à huit mètres à parcourir. Difficile de faire plus court, non ?

Le vol selon Flightradar24.

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout.
Merci pour ce FR,
Etrange en effet, cela doit pourtant être une ligne qui transporte beaucoup de passagers.
La cabine NEK ne sera pas regrettée par les passagers lorsqu'elle sera remplacée lors d'une modernisation future.
Est-ce que l'offre de restauration payante a eu du succès ?
La correspondance est rapide grâce à un bon coup de chance dans l'attribution des portes d'embarquement.
A bientôt,
Merci pour le commentaire.
D'autant plus que Berlin est quand même assez à la mode. Les PAX privilégient peut-être les vols directs à ceux en correspondance à FRA ou MUC.
Ce jour-là, j'ouvre le champagne. Je ne regretterai pas les NEK, même si là, sur ce court vol, je n'ai pas eu à m'en plaindre.
Quasi aucune commande.
Impossible de faire plus court.
Bons vols
Salut Greg
Un seul FR de posté avant le tiens sur ce segment, bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est étrange...
BER est facilement accessible en transport en commun depuis le centre ville, et à un tarif avantageux.
C'est bien de passer le PIF sans avoir a tout sortir du bagage à main, c'est de plus en plus fréquent😇.
La diaspora Turc en Allemagne est la plus importante d'Europe, ça ne m'étonne pas que TK opère avec des gros porteurs...
A bord, l'espace pour les jambe est confortable.
Je regrette que le magazine papier ai disparu, alors que le BoB est apparu !
Distribution d'un verre d'eau et d'un minuscule chocolat, on ne risque pas une carie.😜
L'atterrissage sur la 25R est effectivement impressionnant.
Comme toi je suis un aficionado du jumbo jet, quel avion !
C'est sûr qu'il était difficile de rater sa correspondance, avec cette porte d'embarquement située face à celle d'où tu es sortie😀.
Merci pour le partage, à bientôt.
" Je suis surpris qu'il ne s'agisse que du deuxième report sur cette ligne. " = 2 FR de publié au départ de Berlin Brandebourg, et 3 au départ de Berlin Tegel...