Dernier opus de cette escapade croate, avec un vol direct entre Split et Paris avec Croatia Airlines. Comme vous pourrez le constater, je suis moins diligent qu'Esteban qui a commencé à publier sa série avant moi mais aura fini bien avant ;-)
Les deux vols aller sont ici. C'est toujours plus sympa de faire une triangulaire qu'un classique A/R.
Enchainement de vols
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Le vol direct pour CDG est pratique mais il est un peu tôt, 15h10. Cela impose une arrivée en tout début d'après-midi, ce n'est pas un problème pour nous qui sommes arrivés vendredi de bonne heure, mais pour un week-end c'est un peu juste.
Pour optimiser le temps sur place, nous prenons un Bolt, qui sera très bon marché. Nous arrivons vers 13h40 à l'aéroport Saint-Jérôme, qui comme vous pouvez le voir est récent.

C'est une charmante Croate qui nous conduit aujourd'hui, elle nous explique qu'elle ne peut pas nous déposer directement devant le terminal, dont l'accès est réservé aux taxis, elle nous amène donc au parking attenant.

Il y a une petite marche pour rejoindre le terminal, mais ce n'est pas gênant, car le trajet est bien balisé et abrité en cas de besoin. On sent déjà que l'aéroport est très largement dimensionné, clairement trop pour cette période encore printanière, mais sans doute justifié en haute saison.

Pour rejoindre le terminal, il faut rejoindre l'étage supérieur.

Le cadre est plutôt chouette, avec une vue sur la mer.

La passerelle traverse routes et parking, mais c'est climatisé et les travelators facilitent le trajet.

On est arrivés.

On retrouve l'immense aérogare traversée à l'arrivée. C'est moderne et propre, mais ce n'est pas très heureux.

Il n'y a pas de comptoir par compagnie, ceux-ci sont banalisés et communs à tous les vols. Cela a le mérite de la fluidité, mais là encore c'est très froid.

Voici le FIDS pour les 12 prochaines heures. La France est plutôt bien représentée, notamment avec Volotea qui dessert plusieurs villes de province.

On tente notre chance pour un upgrade en business au comptoir Croatia qui se tient dans ce grand couloir désert, à la limite du glauque avec tous ces rideaux fermés.

L'agente, charmante au demeurant, est navrée de nous annoncer un tarif de 400 € par pax. En réalité, il s'agit d'une modification de billet. Nous jetons l'éponge, ce n'est pas aujourd'hui que je découvrirai la J d'OU (mais fort heureusement le FR d'Esteban m'a rassuré le bien-fondé de cette économie ^^).
Bien que nous nous soyons enregistrés en ligne (via le site de l'aéroport, c'est étrange…) mais nos BP ne sont pas disponibles, il faut donc les éditer sur place. Hélas, les bornes mises à disposition ne le permettent pas et nous demandent de nous rendre au comptoir. Il n'y a pas d'attente, c'est donc ce que nous faisons. L'agente sera bien peu aimable mais nous éditera nos 2 BP.

Direction les contrôles, qui se trouvent à l'étage.

Il y a peu de monde et le fast track aurait été inutile.

Ces formalités sont rapidement expédiées et nous voilà airside. C'est suffisamment rare pour être noté, en particulier dans un aéroport aussi moderne que celui-ci, il n'est pas nécessaire de traverser le duty free pour rejoindre la salle d'embarquement.

Celle-ci est grande et bien aérée, avec de nombreux sièges pour s'asseoir.


Les espaces de restauration sont aussi agréables et pas denses.


A l'étage, on devine l'unique salon de SPU, qui ne nous accueillera pas aujourd'hui.

Les points sur les vitres sont certainement efficaces pour limiter le réchauffement du terminal, mais ce n'est pas idéal pour le spotting. LOT dessert SPU en 737.

Il ne tarde d'ailleurs pas à partir, tandis que notre A220 vient d'arriver et se gare un peu au large.

Nous patientons tranquillement en porte jusqu'à l'embarquement. Celui-ci débute à 14h45, moins de 30 minutes avant l'heure de départ théorique. Il n'y a pas spécialement de pax prioritaires appelés, nous sommes donc parmi les premiers à scanner nos BP. Il faut descendre pour rejoindre le tarmac.

Une agente nous attend en bas et nous ouvre grand les portes.

A ce moment-là je m'attends à ce qu'un bus vienne nous chercher pour couvrir la distance jusqu'à l'avion, j'ai déjà vu des paxbus pour moins que ça.

Mais pas du tout : on nous fait tous sortir sur le tarmac. Une autre agente à l'autre bout du troupeau fait office de serre-file.

Une fois tout le monde présent, c'est parti pour une petite marche jusqu'à notre appareil.

Ce n'est pas banal comme cheminement. Voici une vue générale sur l'aérogare, avec OS en faux contact.

Voici notre oiseau du jour. C'est toujours agréable d'embarquer à pied.

C'est un A220-300 nommé Zadar qui nous ramènera à Paris. Pas de chance, c'est exactement le même appareil que nous avons eu deux jours plus tôt entre CDG et ZAG. J'aurais bien aimé attraper un A220-100, cette version n'étant pas si fréquente.

Instant porte un peu sombre avec l'ombrière de l'escabeau.

L'accueil par le chef de cabine est quelconque. Nous retrouvons cette cabine déjà vue à l'aller. L'impression est bonne, la cabine est neuve.

Nous héritons d'un duo de sièges, en cela l'A220 est agréable quand on voyage à deux. Le pas est confortable.

Je ne reviens pas sur la littérature de bord, déjà présentée dans le premier FR. OU propose encore un magazine, c'est un effort à louer.

L'appareil étant moderne, on trouve pour chaque siège des prises USB-A et -C.

Le vol est loin d'être plein et l'embarquement est rondement mené. A 15h05, l'escabeau est retiré, nous partirons donc à l'heure.

Les démonstrations de sécurité sont effectuées. La cabine business est vide, il faut dire que les tarifs étaient très élevés, au vu de la prestation proposée et reportée par Esteban, celle-ci ne les justifie pas vraiment.

La configuration du parking permet de garer plusieurs avions sans avoir recours à des passerelles, des bus ou même des pushbacks, puisque l'appareil peut partir en marche avant. U2 vient d'arriver d'AMS en A319.

Le roulage nous fait passer devant un jet privé. Ce Gulfstream partira dans une heure pour… Singapour ! Je ne pensais pas qu'un tel appareil disposait de cette capacité pour un si long vol.

Cet Embraer aura un vol plus court et partira pour OSL dans l'après-midi aussi.

Nous laissons LOT décoller pour rejoindre la piste.

Bizarrement, nous décollerons dans le sens opposé de LOT en remontant la piste vers le sud-ouest. On aperçoit en face l'île de Ciovo.

Tiens un spotter ?

Décollage vers le nord-est, je ne suis pas du bon côté pour avoir la vue mer.

Mais je profite de l'arrière-pays et des montagnes qui dominent Split.

Un demi-tour bienvenu côté droit me permet tout de même de profiter d'une vue splendide sur la côte.

Et même de Split. On devine bien la vieille ville sur la droite, lovée dans son port.

Nous longeons ensuite le littoral en survolant les nombreuses îles caractéristiques de la côte croate.

La ville de Trogir.

La ville de Marina.

C'est tout de même très particulier cet archipel côtier.

Les rideaux sont tirés pour isoler une cabine business vide. Peut-être que les PNC, qui resteront réfugiés dans les galleys pendant tout le vol, en ont profité pour prendre leurs aises ?

Les PNC, pas aimables pour deux sous, se contenteront de passer rapidement se débarrasser de la prestation en vol, qui se limite à un verre d'eau et un sachet de snacks salés. Ce sont les mêmes qu'à l'aller, ils sont d'ailleurs bons.

Il ne faut pas compter sur le Bob pour améliorer l'ordinaire, les PNC justifieront l'absence de service par des turbulences en vol. Un mauvais équipage commercial, très clairement.
Mon camarade de voyage, toujours prévoyant, en profite pour finir les noisettes obtenues sur son dernier vol TK.

Le vol sera tout aussi décevant à l'extérieur, avec une grosse couche de nuages qui tiendra pendant tout le vol. Déception donc de ne pas pouvoir profiter du passage des Alpes.

Je passe le temps en feuilletant le magazine de la compagnie. Une pleine page fait la promotion de l'aéroport de SPU. Il faut dire que le nombre de destinations en Europe est impressionnant !

Le wifi en vol fonctionne, ce qui est heureux pour un appareil tout neuf, mais ce n'est pas toujours aussi évident. Il permet de se connecter à la page de Croatia, mais pour surfer, il faut bourse délier.

Le PSU confirme d'ailleurs que le wifi fonctionne.

Vue sur la cabine, comme je l'indiquais celle-ci est loin d'être remplie.

Un beau ciel bleu et des nuages cotonneux seront donc notre lot extérieur sur ce vol.

Cela se dégage en arrivant sur la Champagne.

Le panache de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine est bien visible.


Nous arrivons en Ile de France, avec ses champs de colza en fleurs.

Les boucles de la Marne sillonnent la campagne.

Finale.

Toujours ces travaux à l'est du doublé nord.

C'est donc sur le doublet nord que nous atterrirons aujourd'hui. On distingue bien les infrastructures du T2.

Alors que nous allons poser les roues, United se présente pour le décollage.

Le camembert du T1.

Un A330 de la compagnie coréenne low cost T'way.

Un autre Coréen, en A350 cette fois. Asiana sera sans doute à prendre rapidement avant qu'elle ne soit absorbée par Korean.

Un 737 d'El Al.

Je ne me lasse pas de repasser devant ce bel oiseau.

Après un long roulage, nous arrivons en vue du T2B/D. L'agent orange prédomine clairement.

Nous allons nous garer presqu'au bout du T2D.

Nous débarquons devant des PNC totalement insensibles à notre existence. Ce n'est pas une raison pour ne pas saluer ce bel appareil.

La particularité de ce terminal est de débarquer dans la salle d'embarquement.

Nous laissons notre A220 repartir pour SPU. Mathieu prend un VTC, de mon côté je rentre sur Paris en RER. En chemin, je passe devant des comptoirs d'enregistrement bien chargés.


En cette fin de vendredi après-midi, ce n'est pas l'affluence dans le RER.

Merci de m'avoir lu et maintenant place au bonus !













Merci pour cette série en Croatie.
Ça doit être nouveau cette interdiction de déposer devant le terminal car l'an dernier je n'avais pas eu de difficulté.
Je te rejoins sur le côté "froid" de cet aéroport et de son personnel.
A bord, c'est très décevant. Les note sont sévères mais justifiées.
A bientôt !
Salut Stéphane
Si à Split le Bolt n'est pas cher autant en profiter !
C'est aérogare surdimensionnée hors saison est très jolie.
Le supplément demandé pour accéder à la Business Class est exagéré, ça ne m'étonne pas pas que la cabine avant soit vide...
Cheminement à pieds vers l'avion, heureusement que la météo était au beau fixe.
A bord, la cabine est bien sympa et le legroom satisfaisant.
De quoi boire et grignoter,
Désolant de voir des PNC pas concernés par leur métier.
Un vol sans histoire et une rentrée à la maison cool, pour une fois le RER est vide.
Split et sa région mérite plus qu'un weekend.
Merci pour le partage, à bientôt.