C’est en lisant un article sur AirJournal annonçant l’ouverture de la ligne Paris–Jersey par Loganair pour la saison estivale que l’idée nous est venue : pourquoi ne pas profiter d’un week‑end sur l’île, sans passer par le combo train + bateau, trop long et contraignant en haute saison ?
Le tarif Loganair de 374€ à deux proposé début avril pour un voyage en juillet, incluant le choix du siège, un bagage cabine de 6kg et un bagage en soute de 15 g, s’avère étonnamment compétitif par rapport au TGV + ferry.
Achat effectué via Trip.com, légèrement plus avantageux que le site direct Loganair.
Une réservation simple, rapide, sans mauvaise surprise.
Enchainement de vols
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ENREGISTREMENT
Émission de la carte d’embarquement la veille via l’application Loganair, en quelques secondes.
Processus minimaliste, efficace, sans surcharge d’options inutiles.

DEPOSE BAGAGE
Arrivée en Uber au Terminal 3 de CDG, que je ne connais pas.
Le terminal est déjà très animé ce matin‑là, notamment avec les vols long‑courriers Air Transat vers le Canada et les vols Iberia pour Madrid, drainant beaucoup de passagers en correspondance pour l’Amérique du Sud.
Deux comptoirs dédiés à notre vol mais seulement ouverts deux heures avant le départ du vol, aucune attente.
Vérification de nos UK ETA, enregistrement du bagage, et remise d’une carte d’embarquement imprimée.
Une étape simple, rapide, sans stress.

SALON
Le contrôle de sûreté est… chaotique.
Comme souvent à CDG, les agents ADP orientent les passagers sans logique claire, nous obligeant à changer de file deux fois.
Pour la séparation Schengen / non‑Schengen, même confusion des agents ADP, mais nous pouvons utiliser le PARAFE grâce au passeport américain.
Pas de salon au T3.
Nous nous rabattons sur Prêt À Manger, pour une collation avant l’embarquement.
EMBARQUEMENT
Quatre agents, assez nonchalants, gèrent l’embarquement des 18 passagers.
Transport par bus jusqu’à l’avion pourtant stationné à quelques pas.
Malgré quelques retardataires, l’opération est pliée en 15 minutes.

A BORD
Embarquement par l’arrière.
Problème de centrage : la cheffe de cabine doit déplacer trois passagers pour le décollage et l’atterrissage.
Je suis relocalisé temporairement au 9A, en milieu d’appareil.
Avec seulement 18 passagers sur un avion de 72 places, le centrage est forcément délicat.
L’appareil du jour est un ATR 72-600, immatriculé G‑LMTL, âgé de 7 ans.
Mon dernier vol à bord d’un appareil similaire remontait à 2012, sur Air New Zealand entre Dunedin et Wellington.
Cabine immaculée, sièges en cuir, têtières décorées de motifs écossais — une signature Loganair.
Équipage composé de deux hôtesses, très sympathiques, avec un accent écossais prononcé.
Les moteurs à hélices vrombissent une bonne vingtaine de minutes avant l’autorisation de roulage.
Bruit marqué, odeur de carburant désagréable au début, mais tout s’estompe en vol.
Une fois en croisière, je rejoins mon siège 2C, offrant un pitch nettement meilleur que le 9A.
Survol de la Normandie en basse altitude, sous le ronronnement typique des turbopropulseurs.

SIEGE 9A (DECOLLAGE/ATTERRISSAGE) :









SIEGE 2C (CROISIERE) :





DIVERTISSEMENT
Aucun écran, aucune lecture proposée, hormis la fiche de sécurité.
Vol purement fonctionnel
COLLATION
Service simple mais charmant : shortbread écossais, barre chocolatée, et coupelle d’eau.
À piori, pas de boisson chaude proposée sur ce segment.

ARRIVEE
Arrivée une dizaine de minutes en avance, avec une vue splendide sur les eaux turquoise entourant Jersey.
Débarquement rapide par l’arrière, petite marche jusqu’au terminal.
Contrôle frontière assuré par deux agents — l’un des rares vols internationaux du jour, avec Amsterdam, Bordeaux et quelques destinations espagnoles.
Bagage récupéré dans un terminal d’arrivée quasi vide et passage de la douane express : aucun agent présent.
Arrêt à l’ATM pour retirer quelques livres de Jersey, plus pour le souvenir que pour l’usage, la carte bancaire étant acceptée partout sur l’île.
Puis embarquement dans le bus pour Saint Helier, début de notre séjour.
STATIONNEMENT PRES DU VOL KLM PH-EXI POUR AMSTERDAM :

TERMINAL DES ARRIVEES (CONSTRUIT EN 1937) :

ROUTE



