Bonjour à tous, je vous retrouve pour un nouveau flight report, à l'occasion d'un week-end à Munich.
Il s'agit d'un aller-retour tout ce qu'il y a de plus classique, en carte WE avec Air France. L'aller, effectué en Eco, est sans grande surprise et ne sera pas reporté. A noter tout de même un super équipage qui nous a gratifiés de petites attentions sympathiques. Nous avons d'ailleurs failli nous retrouver avec le même équipage au retour, qui effectuait la rotation du dimanche après-midi.
Après deux jours ensoleillés à découvrir la vieille ville et le magnifique château de Nymphenburg, nous passons récupérer nos affaires au Sofitel Bayerpost, idéalement situé à proximité immédiate de la gare centrale de Munich, bien pratique pour les transports.
C'est le train que nous privilégions pour rejoindre l'aéroport, même si le billet n'est pas donné (15 € par personne et par trajet pour 45 minutes de transport). Le sous-sol de la gare, comme bien des endroits de ce genre, n'est pas très gai, mais nous suivons le signe "S".

La fréquence des trains est correcte, en tout cas nous n'avons pas eu longtemps à attendre. Le train est confortable et moderne, mais en ce dimanche après-midi, il y a pas mal de monde.

Et ce ne sont pas uniquement des banlieusards munichois qui rentrent chez eux, le wagon est bien rempli lorsque nous arrivons au terminus à l'aéroport.

Ces escalalors mènent au terminal 1, tandis que ceux qui leur font face relient le terminal 2.

Comme déjà reporté, le T1 de MUC n'est pas de toute première jeunesse et cela s'en ressent tant dans son architecture que son aménagement. La bonne surprise reste tout de même d'arriver directement dans l'aérogare depuis l'escalator arrivant du quai, avec ce grand FIDS.

Il y a même des comptoirs d'enregistrement directement en sortant du train, comme ici Norwegian.

Air France part des portes D, nous avons donc un peu de marche pour les rejoindre.

Quelques travelators permettent de rendre le trajet plus rapide.

C'est long… et dans une ambiance pas bien gaie, il faut bien l'admettre.

Nous voici devant les comptoirs Air France. Je suis étonné qu'il y ait autant de monde, mais je n'avais pas vu qu'un vol KL partait un peu avant nous. Nous passons récupérer nos BP dans la file SP, qui est vide et qui sera donc sans attente.

Des bornes sont également à disposition pour procéder à l'étiquetage des bagages, avec une agente qui est là pour assister les passagers.

Direction les contrôles de sûreté, qui se trouvent à l'étage.

Il existe bien un fast track, assez étrangement aménagé d'ailleurs, puisqu'il faut tendre son BP à un agent situé derrière une porte vitrée qui l'ouvre manuellement pour chaque passager.

De fait nous serons seuls dans cette file, qui est plus un coupe-file qu'une véritable file dédiée, un peu gênante d'ailleurs puisqu'il faut se réintégrer dans la file générale ensuite.
Tout cela sera tout de même rapide, puisque nous mettrons seulement 5 minutes pour franchir les contrôles, sans avoir à sortir liquides et autres matériels électroniques.
A la sortie du PIF j'immortalise la tour de contrôle de MUC avec un beau ciel bleu.

Direction les portes d'embarquement.

Avant de nous rendre au salon, Madame souhaite faire quelques emplettes. La salle d'embarquement est tout en longueur. Elle est assez grande, mais ce n'est pas de trop étant donné l'affluence. C'est aussi très lumineux, sans pour autant enlever l'impression d'aéroport vieillissant.

Dans les boutiques on trouve les traditionnels souvenirs locaux.

Et notamment les inévitables bières munichoises et les bocks associés. Comme on peut s'y attendre, les prix sont élevés au regard du prix des pintes dans les biergarten de la ville.

Direction le salon Air France, qui se situe à l'étage. A noter qu'il s'agit de l'un des trois seuls salons qu'AF détienne en propre en Europe (avec ceux de Genève et de Francfort).

L'accueil est germanophone mais la gretchen au comptoir se fendra tout de même d'un "bonjour" souriant.

Voici la vue générale du salon, il y a de nombreuses places pour s'asseoir mais il se remplira fortement dans l'heure qui suivra. Il ne donne pas directement sur l'extérieur mais les baies vitrées apportent tout de même de la lumière naturelle.

On retrouve les codes d'aménagement d'Air France, les habitués ne seront pas perturbés. La Crevette trône fièrement au fond, juste à proximité de l'enclos réservé aux pax haute contribution.

Que sont les Ultimate…

Et les passagers la Première.

Cet espace sera d'ailleurs occupé par un père et son jeune fils, qui se retrouveront à enjamber le cordon à chaque passage.
Vue sur l'entrée du salon, avec le coin restauration à droite.

Celui-ci fait un peu grise mine à notre arrivée, mais des plats chauds seront rapidement servis.



Côté glouglou, il y a de quoi faire.


On trouve bien évidemment une tireuse à binouze avec une blonde et une blanche, mais elle est mal réglée et il faut appliquer un débit très faible pour éviter de n'avoir que de la mousse. Conséquence : une longue queue pour se servir.

Il est encore tôt et nous avons un repas prévu en vol, nous ferons donc léger.

Comme je l'indiquais plus haut, le salon se remplira, à ma surprise étant donné le nombre de vols AF opérés ex-MUC. En réalité, outre un vol KLM partant peu avant le nôtre, le salon accueille également des pax d'autres compagnies (j'ai repéré notamment AY).
Nous quittons le salon un peu en avance car Madame souhaite acheter des bretzels, qu'on ne trouve hélas pas au salon.
Nous passons devant la porte du vol Finnair.

Entretemps notre appareil est arrivé à l'heure de CDG.

Voici la zone d'embarquement, il y a de quoi s'asseoir mais pas forcément pour les 180 passagers d'un A320. On note également qu'il n'y a aucune file organisée.

Une seule agente est présente en porte.

L'embarquement débute à l'heure, en commençant par une PMR.

Puis les passagers business et SP sont invités à se présenter. Nous sommes en pôle position.

Dernier tronçon de passerelle aveugle, on rattrape la PMR qui s'extirpe de son siège en porte d'embarquement.


Instant porte en bonne et due forme.

Et fuselage shot sous un beau soleil bavarois.

Accueil souriant par le chef de cabine, qui m'indique que nous pouvons ranger nos bagages cabine sur le tranche. En effet, notre A320 du jour dispose des derniers aménagements airspace qui permettent d'augmenter sensiblement le nombre de bagages dans les coffres.

On retrouve la cabine classique moyen courrier d'Air France, avec siège milieu neutralisé. Je cède la place au hublot à Madame et m'installe au milieu. Le pas n'est pas exceptionnel mais ce n'est pas une surprise.

Ce n'est pas la configuration la plus moderne d'AF, mais on trouve tout de même des ports USB dans les accoudoirs, l'un d'eux sera inopérant mais le second fonctionnera correctement.

C'est bien un A320 qui nous conduira à Paris aujourd'hui. C'est amusant, c'est d'ailleurs le même appareil (F-GKXL) que j'avais emprunté pendant le covid entre Paris et Marseille (sans doute le seul FR CDG-MRS avec plus de 3000 vues ^^).

Entre un A320 U2 et un B737 UX, nos voisins de gauche ont bien peu d'intérêt.

En revanche, côté droit, c'est un joli pépère qui relie MUC et HEL : en effet, AY aligne un A350-900 (je connaissais la liaison avec AMS et LHR mais pas MUC).

L'embarquement se termine et nous serons finalement 7 en J pour 12 places disponibles. Les derniers passagers à embarquer sont un couple de Chinois avec un jeune enfant : le père et le gamin s'installent au premier rang de l'éco, mais la mère prend place en business. On la comprend, son fils semblait bien turbulent et elle avait sans doute envie de passer un vol tranquille !
Une fois l'embarquement terminé, le chef de cabine passe distribuer des lingettes rafraîchissantes et en profite pour nous remercier de notre fidélité.

Nous mettrons un peu de temps à repousser car le personnel de manoeuvre de la passerelle fait défaut. Nous repoussons finalement avec une dizaine de minutes de retard, rien de bien méchant, mais que le CC met à profit pour distribuer des bouteilles d'eau et venir discuter avec nous.

Le roulage sera assez long, nous devrons en effet rejoindre la piste nord de MUC et la remonter intégralement alors que notre point de stationnement était au sud. En chemin, nous croisons un A320 Condor en livrée serviette de plage rouge.

Un jet privé atterrit sur la piste que nous allons utiliser.

Devant nous un 737 Norwegian qui décolle.

Puis c'est à notre tour. Je suis du bon côté pour avoir une vue sur les infrastructures de MUC.




Dans les champs alentours, des zones ont été réservées pour faire de la pub…

L'ascension offre de belles vues sur la campagne bavaroise.

Les rideaux sont rapidement tirés. Je note qu'il n'y a plus de rideaux au-dessus des sièges mais une cloison en plastique transparente, dont l'intérêt paraît limité.

Nous passons au-dessus du Danube, avec une piste d'aviation que je n'ai pas réussi à identifier.

Le temps devient ensuite très nuageux, mais avec la lumière le rendu est magnifique.


Le service débute 20 minutes après le décollage. La PNC en charge de la business est très dynamique et ne lambine pas pour servir les passagers. Voici le plateau.

Et le menu ticket de métro qui l'accompagne.

Madame me fait remarquer que c'est végétarien, ce qui ne me dérange pas à partir du moment où c'est bon et copieux, ce qui est le cas ici.
La PNC nous propose des boissons : ce sera champagne pour moi et vin blanc pour Madame.

La PNC insiste pour que je prenne aussi du vin blanc pour après, je n'ai pas le coeur à la contrarier. Elle revient pendant le repas avec deux autres bouteilles, insistant pour qu'on les prenne avec nous, j'aurais peut-être dû accepter.

Elle tient absolument à nous faire plaisir, je ne sais pas pourquoi et revient avec deux bouteilles d'eau.

Le repas était bon (et bien arrosé donc), les fromages étaient plutôt goûteux (la chinoise à côté n'y a pas touché) et le fondant au chocolat est comme souvent réussi.
Pour conclure, après le débarrassage Madame prend un thé détox. Elle souhaitait un thé vert japonais sencha ariake, mais AF n'en propose plus sur les vols moyen-courrier courts, c'est bien dommage et ça ne coûterait pas plus cher. Toujours soucieuse de nous rassasier, notre PNC apporte à Madame des sablés.

De mon côté, je demande un gin tonic. Le citron n'a pas été oublié. On notera le tonic "à la française".

La PNC me demande si je souhaite aussi des sablés, je décline mais lui demande une faveur : pourrait-elle me ramener un sachet de feuilletés servis en Y ? Je les trouve très bons.
Mais celle-ci ne sachant pas faire dans la demi-mesure, me voici avec un sachet confort rempli de snacks apéros !

Elle nous propose ensuite un nouveau gin to, je décline mais elle revient tout de même avec les différents alcools proposés en vol et insiste pour que je les emmène avec moi.

Je ne vous présente que les moments les plus pantagruéliques du vol, mais vous imaginez bien que nous aurons aussi l'occasion de discuter avec elle, cela fait plaisir de voir des PNC engagés comme elle. Il faut dire aussi que les autres pax la sollicitent très peu et nous sommes sans doute aussi bon public ^^
Je vous retrouve donc en approche sur Paris. Les vues sur le Soissonnais sont magnifiques.

Tout pareil avec les méandres de la Marne.


Il y a toujours ces travaux sur l'approche est de CDG.

Vue sur la plateforme et notamment le 2G et le 2E.

Un A350 au roulage.

Je suis scotché au hublot (enfin autant que je peux puisque je l'ai laissé à Madame). Un regard à la cabine me fait réaliser que tout le monde se fout de ce qui se passe dehors et profite d'être sur le plancher des vaches pour se coller à son smartphone. Nous n'avons pourtant eu qu'1h20 de déconnexion…

Nous avons atterri sur le doublet nord, ce qui signifie un long roulage jusqu'au 2F. Passage devant le T1 plutôt désert.

Mention spéciale pour TK, qui dessert IST en A350.

Nous passons devant le Concorde et le CdB fait une annonce spéciale pour le mentionner. Sympa !

Passage également devant le siège d'AF, donc l'une des façades a été redécorée.

Nous arrivons avec 15 minutes de retard au 2F.

Débarquement sous les salutations très chaleureuses de l'équipage, qui aura pris le soin de venir prendre congé avant la fin du vol.

Dernier regard sur F-GKXL.

En débarquant, je remarque que le sous-sol du 2F, anciennement le salon AF, est en travaux. Mais que se prépare-t-il ici ?


Arrivée en salle de livraison bagage, où nous ne nous attardons pas.

Amusant, AdP fait un clin d'oeil à l'installation qui vient tout juste d'ouvrir au Pont Neuf.

D'ordinaire j'adore râler contre le RER B, mais ce soir-là c'était parfait : un train sur le départ 2 minutes après notre arrivée, un faible remplissage, une arrivée ponctuelle, bref, rien à y redire.

Bon, si quand même, sinon ce ne serait pas Paris : les escalators en panne à Gare du Nord ^^