Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette nouvelle série à destination de deux nouveaux pays dans ma liste de TODO : la Malaisie et le Sultanat de Brunei (dont vous trouverez un bonus dans les FR concernés).
Je vous renvoie vers le 1er FR de la série pour les détails de la construction de ce routing.
Enchainement de vols
- 1
- 2EY488 - Affaires - Abu Dhabi → Kuala Lumpur - Boeing 787-900
- 3BI872 - Economique - Kuala Lumpur → Bandar Seri Begawan - Airbus A320neo
- 4BI873 - Economique - Bandar Seri Begawan → Kuala Lumpur - Airbus A320neo
- 5MH1145 - Economique - Penang → Kuala Lumpur - Boeing 737-800
- 6EY487 - Affaires - Kuala Lumpur → Abu Dhabi - Boeing 787-900
- 7EY31 - Affaires - Abu Dhabi → Paris - Airbus A380-800
Aéroport Zayed - Abu Dhabi
Je vous retrouve à la descente de notre avion en provenance de CDG. Bien que sortant dans les premiers, il ne nous restera plus que 15 minutes avant le début de l'embarquement du vol suivant pour KUL.
Il nous faudra dans un 1er temps franchir la sécurité, dont les files d'attente sont bien remplies. Heureusement une ligne prioritaire existe et nous passons à nouveau en quelques secondes.

Bien qu'ayant l'accès au salon inclus, nous décidons ne faire l'impasse pour rejoindre notre porte située à une certaine distance de marche. Nous arrivons sur place pile poil à l'heure de l'embarquement.


Personne n'est encore dans les starting blocks, c'est suspect… un agent en porte viendra nous informer que l'embarquement ne débutera que dans une bonne vingtaine de minutes, et nous invite à nous asseoir sur les sièges Prioritaires en attendant : dommage, nous aurions finalement eu le temps de faire un crochet au salon.

Le début de l'embarquement arrive enfin avec une vérification stricte des priorités.

L'avion : 787-900 (A6-BLM)
Informations sur l'avion
- Immatriculation : A6-BLM
- Type : Boeing 787-9
- MSN : 39658:561
- Mise en service : mai 2017 (9,2 ans)
- Configuration : 28 J (1-2-1) / 262 Y (3-3-3)
Informations sur le vol
- Durée de vol officielle : 7h25
- Durée de vol effective : 6h50
- Délai à l'arrivée : - 9 min
- Distance : 5.590 km
- Piste de Départ / Arrivée : 30R / 14L

Comme pour l'A380, la cabine de ce 787 propose des sièges dans les deux sens. Malheureusement, pas de nouvelle cabine pour ce vol mais l'ancienne qui fait tout à fait l'affaire, même si elle manque un peu d'intimité selon son positionnement sur le siège.


J'opte à nouveau pour un siège côté hublot, qui s'avèrent être ceux dans le sens de la marche. On remarque que le siège derrière moi (le 09C) est totalement dépourvu de hublot, de part la structure du 787 et l'aménagement cabine.



Même armement que pour le vol précédent, à la différence que la couverture et le coussin sont d'un vert/noir bien plus jolis que le blanc. Il en va de même pour le surmatelas lui aussi joliment coloré. Je l'installerai dès mon arrivée dans l'avion.



La cabine dispose de moins de rangements que sur l'A380 : la cloison étant plus proche, il n'y aura pas de stockage sur le côté. Mais l'espace vital est quand même très bien.

Sur le "comptoir" se trouvent le menu du jour ainsi que la trousse de confort (légèrement abimée, mais avec 4 vols EY pour 3 pax, nous en aurons suffisamment…)


Le contenu est correct, même si j'aurais apprécié une paire de sur-chaussettes ou des chaussons.

Pour le menu, la carte des boissons sera identique au vol précédent, mais du côté de la restauration, pas mal de changements

Une boisson de bienvenue est proposée avec au choix eau, champagne ou jus. J'ai envie de tester le jus detox proposé à base de pommes gingenbre : plutôt bon !
En chipotant, on aurait pu attendre du service que le jus soit directement versé dans le verre et non distribué avec la bouteille.

Pour finir avec le siège, on retrouve la lampe signature sur la paroi

Et sur le comptoir, outre la télécommande très réactive, on trouve un petit écran tactile vertical qui sert à piloter l'ensemble du siège : les différentes lumières, les boutons d'appels ou "do not distrurb", les mouvements du siège et une fonction de durcissement de l'assise. Le mode massage est agréable bien que le surmatelas gâche un peu la sensation (mais au-moins le mode marchera, pas comme sur l'A380).

L'équipage passe ensuite distribuer une serviette chaude et prendre la commande pour notre repas. Je serai servi ce soir par la CCP qui sera parfaite durant tout le vol, mais nous en reparlerons plus loin.

Repoussage, roulage et décollage
Les préparatifs en cabine sont terminés, le jetbridge peut se retirer

Les consignes de sécurité sont diffusées sur l'IFE

Le roulage est court jusqu'à la piste 30R

Décollage suivi d'un rapide virage vers la droite pour survoler le fameux circuit F1 jouxtant Ferrari Land


Diner à bord
Juste après le décollage, le service de l'apéritif débute. Le champagne est servi à la place et accompagné d'un ramequin de noix de cajou et amandes.

Bien que je n'ai pas encore trop bu, le hublot me fait déjà voir mes verres en double :) La CCP passera ensuite recharger mon verre, sans même me demander, histoire de terminer la bouteille.

J'ai opté pour la formule express (plat et glace), proposée afin de maximiser la durée du sommeil pour ce vol de nuit. Le plat est servi 1h30 après le départ, annonçant un service tout aussi long que pour le vol précédent (plus de 3h pour le déjeuner).
Le repas arrive sur un plateau, mais l'équipage dispose ensuite unitairement chaque élément sur la nappe.

On retrouve la bougie signature d'Etihad

45 minutes plus tard, la table est débarrassée et l'on me demande si je suis prêt à recevoir le dessert… comment dire : je voulais manger rapidement pour dormir, là on se dirige plus vers une durée Michelin en 10 plats. Quitte à ne plus avoir de temps pour dormir, je fais un all-in en demandant d'abord le plateau de fromage.

Et 30 minutes plus tard, la fameuse glace pour terminer

Au final, le constat sera le même que pour le vol précédent au niveau du repas : très qualitatif et très bien dressé mais le service est excessivement lent, à nouveau plus de 3 heures (et encore sans l'entrée…). L'équipage, et notamment la CCP, auront été au-dessus de ceux opérant CDG-AUH : meilleure proximité, proposition de gouter les vins avant de servir, proactivité etc.
Exemple tout bête qui illustre le souci du détail sur ce vol : à la commande d'un verre d'eau gazeuse, on me propose spontanément des glaçons et une rondelle de citron (jaune ou vert ?). Rien de cela sur le vol précédent.
Je m'installe en position allongée pour tenter de grappiller une petite heure de sommeil, mais les turbulence prévues au-dessus de l'Inde seront bien présentes.
Côté divertissement, le WiFi fonctionne mais seul le pass messages est disponible gratuitement, même pour les passagers en Business. Dommage quand la concurrence s'équipe progressivement de Starlink.
Je me reporte sur l'IFE où la France est en train de disputer son seizième de finale contre la Suède. Pas de chance : le Live TV ne fonctionnera pas exceptionnellement sur ce vol.

Je passe au galley pour le signaler à la CCP qui m'indique être au courant depuis le départ d'Abu Dhabi et que les "ingénieurs" n'ont pas pu réparer. J'ai beaucoup entendu le terme "ingénieur" de la part d'Etihad durant ces vols pour justifier toutes les choses non maitrisables par l'équipage.
Elle m'informe qu'elle va demander au CdB de consulter les scores à la mi-temps et à la fin du match, et qu'elle viendra personnellement me notifier à mon siège : belle attitude de sa part, elle tiendra parole en venant plusieurs fois me prévenir du score. A l'issue du match, avant de m'annoncer le score final, elle me proposera une coupe de champagne pour "célébrer la victoire des bleus".
Petit-déjeuner
Me voyant ne pas trouver le sommeil, la CCP viendra me proposer 1h30 avant l'arrivée, de prendre un petit-déjeuner. Cette fois, le service s'effectuera sur un plateau déposé.

Dehors le soleil commence à se lever, mais impossible d'en profiter pleinement : les hublots sont bloqués.

Approche et atterrissage
Une vingtaine de minutes avant l'arrivée, l'équipage passe prendre congés et nous distribue une dernière serviette chaude.

Les vues de la Malaisie commencent à se présenter au milieu des nuages. On peut distinguer certains sommets.


Dernière vue sur mon siège avec presque 3 hublots à dispositions.

L'arrivée est mouvementée avec une météo orageuse et quelques rafales de vent, mais rien de méchant


Bienvenue en Malaisie, territoire de la Malaysia Airlines et de quelques compagnies low-cost au design original

Le débarquement prendra du temps car un pax business aura fait tomber sa montre dans les entrailles du siège. La CCP étant occupée à regarder, elle n'ira pas ouvrir la porte pour le débarquement. Mais pas d'inquiétude : les "ingénieurs" vont démonter le siège…
La sortie à KUL prend un peu de temps car il faut emprunter une navette pour rejoindre l'immigration et les bagages (sans file prioritaire).
Concernant l'immigration, il est nécessaire de compléter un e-arrival Card dans les 72h avant l'arrivée et ainsi passer aux e-Gates. Aucune attente et un scan de passeport plus loin, la PAF est franchie en moins de 15 secondes ! Direction maintenant les bagages qui mettront une quinzaine de minutes à arriver.
Ma prochaine destination étant Malacca à deux bonnes heures de route, j'avais réservé un transport via l'option "Chauffeur" d'Etihad. Rien à dire sur l'organisation : une personne m'attendait à la sortie de l'aéroport, et le chauffeur était présent et agréable pour le transfert.