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Nous nous étions quittés devant les écrans d'information, où notre porte d'embarquement était déjà affichée. Il est désormais temps de prendre la direction du terminal 2E, plus précisément du hall K, où nous attend notre porte K45.
Le chemin est particulièrement bien indiqué grâce à une signalétique claire, et plusieurs agents sont présents tout au long du parcours pour contrôler les cartes d'embarquement et orienter les passagers vers le bon terminal.
Nous devons également passer le contrôle aux frontières. Celui-ci sera très rapide grâce aux portiques automatiques, qui permettent de franchir cette étape en seulement quelques minutes.



Nous voilà enfin arrivés dans le hall K du terminal 2E. Celui-ci est spacieux, lumineux et accueille plusieurs boutiques de luxe, de quoi occuper les passagers en attente de leur vol.
Nous en profitons pour faire un passage par les toilettes, qui sont propres. En poursuivant notre chemin, nous passons devant les ascenseurs menant au salon La Première d'Air France. Malheureusement, ce ne sera pas pour cette fois






Avec une escale d'environ quatre heures devant nous, nous partons à la recherche d'un endroit où nous restaurer avant notre long vol vers Pékin.
Je dois avouer avoir été un peu déçu par l'offre de restauration du hall K. Pour un terminal accueillant de nombreux vols long-courriers, le choix me paraît assez limité. On y trouve essentiellement quelques boulangeries-pâtisseries, un sushi bar et un Prêt A Manger, mais peu d'autres possibilités.
Notre choix se porte finalement sur Prêt A Manger. Le repas est simple mais fera parfaitement l'affaire. Petite photo du repas… après les hostilités ! J'ai complètement oublié d'en prendre une avant de commencer à manger.
Pour accompagner le tout, nous nous faisons plaisir avec un peu de vin.


L'heure de l'embarquement approche à grands pas et nous nous dirigeons tranquillement vers la porte K45. Les passagers commencent déjà à se rassembler devant la porte et l'embarquement débute à l'heure.
Les priorités sont parfaitement respectées et, après quelques minutes d'attente, vient enfin notre tour d'embarquer. Le personnel en porte est particulièrement sympathique et l'ambiance est détendue. Nous échangeons quelques plaisanteries avec eux avant qu'un petit incident ne vienne animer l'embarquement.
Un passager a en effet eu la brillante idée d'abandonner son bagage en plein milieu de la file pour aller chercher quelque chose. Autant dire que le personnel n'a pas vraiment apprécié cette initiative et lui a rapidement fait remarquer. Heureusement, le propriétaire est revenu quelques instants plus tard et l'incident s'est terminé sans conséquence.

J'en profite pour prendre quelques photos de notre voisin, un Boeing 777, ainsi que de notre appareil. Malgré l'heure déjà tardive, il fait encore suffisamment jour pour réaliser quelques beaux clichés.


L'embarquement est fluide et nous arrivons rapidement à bord de l'appareil.





Notre appareil du jour est immatriculé F-HRBI. Il s'agit d'un Boeing 787-9 Dreamliner livré à Air France il y a un peu plus de sept ans.
L'appareil est configuré en trois classes. À l'avant, la cabine Business propose 30 sièges disposés en configuration 1-2-1, offrant un accès direct au couloir pour chaque passager. Vient ensuite la cabine Premium Economy, composée de 21 sièges en 2-3-2. Enfin, la classe Économique occupe la majeure partie de l'appareil avec 228 sièges répartis en 3-3-3, pour une capacité totale de 279 passagers.
Nous voilà enfin à bord où le personnel nous accueille chaleureusement avant de nous diriger vers nos sièges, les 33E et 33G.
Lors de l'enregistrement, il s'agissait des seules places encore disponibles offrant un espace supplémentaire pour les jambes. Pour un vol de près de 11 heures, je me suis dit que les 30 CHF demandés par personne valaient largement cet investissement.
Afin que mon amie soit plus à l'aise pendant le vol, je choisis de prendre la place du milieu tandis qu'elle s'installe côté couloir. Honnêtement, avec l'espace généreux offert par ces sièges, cela ne me dérange absolument pas. Je peux facilement me lever ou passer devant elle si besoin, sans avoir à la déranger, un vrai plus sur un vol aussi long.

Nos sièges sont situés juste derrière les ailes, à proximité des toilettes et de la sortie de secours. Vue sur la sortie de secours depuis mon siège.


Le personnel de bord affecté à cette porte est particulièrement sympathique et nous aurons l'occasion d'échanger avec lui pendant l'embarquement. Nous leur expliquons qu'il s'agit de notre premier vol long-courrier avec Air France et que nous voyageons habituellement avec les compagnies du groupe Lufthansa.
Dans la bonne humeur, ils nous répondent avec le sourire qu'« Air France est meilleure ». Il ne nous reste plus qu'à le vérifier au cours des prochaines heures !
Nous évoquons également la cabine, qui appartient encore à l'ancienne génération et n'a pas encore bénéficié de la rénovation que l'on retrouve progressivement sur les nouveaux appareils de la flotte. L'une des hôtesses nous confie d'ailleurs qu'elle n'a pas encore eu l'occasion de travailler sur cette nouvelle cabine. Nous aurons, quant à nous, l'occasion de la découvrir sur le vol retour, qui sera assuré en Airbus A350. Ce sera l'occasion de comparer les deux produits.
J'en profite pour faire un petit tour du propriétaire. Le pitch est plus que correct grâce à l'espace supplémentaire pour les jambes. Au vu du supplément, je ne regrette absolument pas cet investissement pour un vol de près de 11 heures.
À notre place nous attendent déjà une couverture, un coussin ainsi qu'un casque audio. Le siège dispose des commandes permettant d'incliner le dossier, tandis que les boutons d'appel de l'équipage et d'éclairage individuel se trouvent sur le côté droit.
À ce sujet, leur emplacement n'est vraiment pas des plus pratiques. Pendant le vol, alors que j'essayais de trouver une position confortable pour dormir, il m'est arrivé à plusieurs reprises d'appuyer par mégarde sur le bouton d'appel de l'équipage… ou d'allumer la liseuse.
L'écran de divertissement est quant à lui rangé dans l'accoudoir droit. Il est de bonne taille et propose un large choix de films, séries, musiques et jeux dans plusieurs langues. On y retrouve également le menu du jour, les informations de vol ainsi que la procédure pour se connecter au Wi-Fi.










J'en profite pour faire un passage aux toilettes avant la fin de l'embarquement. Celles-ci sont propres et le resteront d'ailleurs plus ou moins tout au long du vol.
La cabine éco et premium éco dispose de cinq toilettes, tandis que la cabine Business en possède deux supplémentaires. Ce nombre s'est révélé suffisant tout au long du vol et je n'ai jamais eu à attendre très longtemps avant qu'une cabine ne se libère.
Rien de bien exceptionnel à signaler, il s'agit de toilettes tout à fait classiques pour un 787, avec les équipements habituels. Un point positif tout de même pour leur propreté, qui sera bien maintenue par l'équipage pendant toute la traversée.


En ce qui concerne les prises, cette cabine étant de l'ancienne génération, on ne retrouve donc pas de prises USB-C intégrées au siège.
En revanche, une prise électrique universelle est disponible sous chaque siège. Son emplacement n'est toutefois pas des plus pratiques, une fois le chargeur branché, le moindre mouvement des jambes peut facilement débrancher la prise. Ce n'est pas idéal, mais elle remplit tout de même son rôle et permet de recharger ses appareils tout au long du vol.

L'embarquement se termine rapidement et la cabine est désormais prête au départ. Les consignes de sécurité sont lancées. J'en profite pour immortaliser une dernière vue du terminal 2E depuis le hublot de la sortie de secours


Rapidement après le décollage, les PNC passent dans les rangées pour distribuer une serviette rafraîchissante.
Le repas est servi peu de temps après. Deux choix sont proposés : du poulet ou des gnocchetti. Nous optons tous les deux pour la seconde option.
La présentation est assez classique pour un plateau en classe Économique. Celui-ci comprend le plat chaud, une petite entrée, un dessert, du pain accompagné de beurre, une bouteille d'eau ainsi qu'un petit snack, identique à celui distribué sur notre vol entre Genève et Paris.
L'entrée et le dessert se révèlent plutôt réussis et agréables à déguster. En revanche, le plat principal est une vraie déception. Les gnocchetti sont assez fades et manquent clairement d'assaisonnement, ce qui les rend peu mémorables.
Pour accompagner le repas, je choisis un verre de vin blanc. L'hôtesse me propose également une coupe de champagne, que j'accepte volontiers par curiosité. Le vin blanc se révèle plutôt agréable, mais le champagne n'est, en revanche, pas du tout à mon goût.
Enfin, un petit mot sur les couverts en bois, je n'arrive vraiment pas à m'y faire. Même si je comprends parfaitement la démarche écologique, je les trouve peu agréables en bouche et beaucoup moins confortables à utiliser que des couverts classiques.
Je trouve d'ailleurs dommage qu'Air France ait fait ce choix alors que d'autres compagnies, comme Swiss, proposent encore des couverts métalliques en classe Économique. À mon sens, l'expérience à bord y gagne en confort et en qualité perçue.






Une fois le service terminé la cabine est plongée dans le noir et nous allons pouvoir dormir quelque heure.

Il faudra finalement attendre plusieurs heures avant de pouvoir accéder au Wi-Fi à bord. Au départ, impossible de nous connecter, que ce soit de mon côté ou de celui de mon amie.
Malheureusement, cet appareil n'est pas encore équipé du Wi-Fi Starlink. L'offre gratuite se limite donc à la messagerie, ce qui permet tout de même de rester joignable pendant le vol. Il est cependant possible d'accéder à d'autres fonctionnalités en optant pour une formule payante.
Une connexion un peu capricieuse au départ, mais qui finira par fonctionner correctement après quelques heures de vol.


Le reste du vol se déroule sans encombre. Après quelques heures de sommeil, nous nous réveillons peu avant le début de la descente vers Pékin.
L'équipage procède alors au service du petit-déjeuner. Celui-ci est présenté sous la forme d'une box comprenant un petit pain accompagné de beurre, un jus d'orange ainsi que quelques produits pour bien commencer la journée.
Rien de très original ni de particulièrement copieux, mais l'ensemble est convenable.


Nous entamons notre approche vers Pékin et, bonne surprise, nous nous posons avec près de 20 minutes d'avance. Le commandant de bord nous informe toutefois que notre porte de stationnement n'est pas encore disponible. Nous devrons donc patienter jusqu'à 15 h 50, heure prévue de mise à disposition de celle-ci.
Au final, cette attente nous fera simplement arriver à la porte à l'heure prévue.
Durant le roulage et cette phase d'attente, j'ai été impressionné par le calme et le professionnalisme de l'équipage. Malgré les nombreuses annonces en chinois, en français et en anglais demandant aux passagers de rester assis tant que l'appareil n'était pas immobilisé, plusieurs voyageurs tentaient régulièrement de se lever ou d'ouvrir les coffres à bagages.
Les PNC ont dû intervenir à de nombreuses reprises pour leur demander de se rasseoir, toujours avec beaucoup de calme, de patience et de maîtrise.


Le débarquement s'effectue rapidement et nous voilà enfin en Chine !
Nous nous retrouvons dans l'immense terminal de l'aéroport de Pékin, où tout est très bien indiqué. Malgré la taille impressionnante des lieux, il est facile de s'orienter grâce à une signalétique claire, en chinois comme en anglais.
Nous rejoignons rapidement le contrôle de l'immigration. Celui-ci se déroulera sans le moindre problème et les formalités seront finalement assez rapides. Nous pouvons désormais récupérer nos bagages qui arriveront rapidement.




Après avoir récupéré nos bagages, nous retrouvons rapidement notre chauffeur, qui nous attend déjà dans le hall des arrivées avec une pancarte à notre nom.
Il nous accompagne jusqu'au parking P2, où est stationné notre véhicule. Avant de quitter définitivement l'aéroport, j'en profite pour prendre une dernière photo du terminal.
Nous suivons ensuite notre chauffeur jusqu'à la voiture, nous nous installons et prenons enfin la route en direction de notre hôtel à Pékin.





Je termine ce report avec une dernière photo de notre Boeing 787-9, déjà en pleine préparation pour son prochain vol. Une belle façon de conclure ce premier long-courrier avec Air France.
