Nous voilà déjà arrivés à la fin de ce magnifique séjour. Pendant deux semaines, nous aurons parcouru la Chine à la découverte de son incroyable patrimoine historique, mais aussi de ses impressionnantes skylines et de ses métropoles ultra-modernes. Le temps est passé à une vitesse folle et il est déjà l'heure de reprendre le chemin de l'Europe.
Notre vol étant prévu tard dans la soirée, nous demandons à l'hôtel s'il est possible de bénéficier d'un late check-out. Bonne nouvelle, notre demande est acceptée et nous pouvons conserver notre chambre jusqu'à 18h. Une excellente nouvelle qui nous permet de profiter une dernière fois de la piscine, de faire un ultime tour en ville et de préparer tranquillement nos bagages avant le départ.
À l'heure convenue, nous quittons l'hôtel. Notre chauffeur, particulièrement ponctuel, est même déjà arrivé lorsque nous franchissons les portes de l'établissement. Nous chargeons nos valises dans le véhicule, prenons place à bord et mettons le cap, vers l'aéroport international de Hong Kong.
Enchainement de vols
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- 7AF0185 - Economie premium - Hong Kong —> Paris - Airbus A350
- 8AF1542 - Economique - Paris —> Geneva - Embraer 190



Nous arrivons finalement devant l'immense aérogare du Terminal 1. Avant d'entrer, une tradition bien installée depuis le début du voyage se répète, pause cigarette pour mon amie. À ce rythme-là, je crois que je pourrais presque rédiger un classement des espaces fumeurs des aéroports chinois !
À Hong Kong, impossible de fumer n'importe où. Des panneaux rappellent clairement les règles et indiquent les zones autorisées. Une zone fumeurs est d'ailleurs aménagée à l'extrémité du terminal. Mieux vaut les respecter, car les contrevenants s'exposent à une amende.


Nous pénétrons ensuite dans l'immense Terminal 1, dont les volumes impressionnent immédiatement. Malgré sa taille, l'aéroport est particulièrement bien conçu et la signalétique permet de s'orienter facilement.
Comme à notre habitude, nous commençons par consulter les grands écrans d'information afin de repérer les comptoirs dédiés à notre vol Air France. Une fois le numéro trouvé, nous nous dirigeons tranquillement vers la zone d'enregistrement pour effectuer les formalités de départ.



Nous voilà devant les comptoirs Air France, j'ai craqué pour une offre de surclassement en Premium Economy lors de l'enregistrement. Le tarif de 340 CHF par personne m'a semblé particulièrement intéressant, d'autant plus qu'il s'agit d'un vol de nuit où un peu plus de confort n'est jamais de refus.
Cette offre contrastait fortement avec celle que j'avais reçue quelques jours auparavant. Par curiosité, j'avais contacté Air France via WhatsApp afin de connaître le tarif d'un surclassement. La réponse avait de quoi faire sourire : 2 435 CHF par personne ! Autant dire que la proposition était totalement hors de prix. Comme quoi, il vaut parfois mieux attendre les offres de dernière minute.
En revanche, la cabine Premium Economy étant déjà bien remplie, les seuls sièges encore disponibles se trouvent au milieu de la cabine, dans la rangée centrale. Nous passerons donc le vol coincés entre deux autres passagers. Ce n'est pas idéal, mais le gain en confort par rapport à la classe économique reste largement appréciable pour une dizaine d'heures de vol.
L'enregistrement se déroule ensuite à la file SkyPriority, où personne ne nous précède. En quelques minutes seulement, nos bagages sont enregistrés. L'hôtesse, particulièrement souriante et sympathique, remarque que la valise de mon amie dépasse la franchise de 1,5 kg. Heureusement, elle décide de fermer les yeux avec un sourire en nous glissant : « Pour cette fois, c'est bon. »
Elle nous montre ensuite le plan de la cabine afin de nous indiquer l'emplacement de nos nouveaux sièges. J'en profite pour lui demander s'il resterait, par hasard, quelques places disponibles en Business. Malheureusement, comme je l'avais déjà constaté lors de la réservation du surclassement, la cabine est complète. Nous nous contenterons donc de notre Premium Economy, ce qui est déjà une belle amélioration par rapport au billet initial.


Nous nous dirigeons ensuite vers les contrôles de sûreté. Malgré l'ouverture d'une seule file de contrôle, le passage est particulièrement fluide et l'attente reste très raisonnable. En quelques minutes à peine, nous avons franchi la sécurité et pouvons poursuivre notre chemin vers l'immigration, direction la zone internationale du terminal.

Une fois les formalités terminées, nous nous dirigeons vers le Kyra Lounge, auquel nous avons accès grâce à mon Priority Pass. La date d'expiration de mes derniers accès gratuits approchant, je me dis que c'est l'occasion idéale d'en profiter plutôt que de les laisser se perdre.
Mon choix s'est porté sur le Kyra Lounge pour deux raisons. La première est qu'il a été élu « Lounge of the Year » par Priority Pass, ce qui a naturellement éveillé ma curiosité. La seconde est son emplacement particulièrement pratique, notre porte d'embarquement sera la 26, tandis que le salon se trouve juste à côté, au niveau de la porte 23. Impossible de faire plus pratique avant un vol.
Le Lounge se trouve un niveau en dessous des portes d'embarquement. Nous empruntons donc l'ascenseur avant d'arriver à l'entrée du salon. L'ambiance change complètement, on quitte l'agitation du terminal pour un espace beaucoup plus calme.




Malgré une fréquentation importante, nous trouvons facilement deux places assises. Le salon est bien conçu et, étonnamment, l'ambiance reste plutôt calme malgré le nombre de voyageurs.
J'en profite pour faire un tour des installations. Au centre du lounge se trouve un grand bar, où les boissons alcoolisées sont servies par une barmaid. L'accueil est en revanche assez froid et le service manque un peu de convivialité.
Côté boissons, le choix est toutefois très satisfaisant. Plusieurs vins et bières sont proposés, ainsi qu'une carte de cocktails, de mocktails et quelques grands classiques préparés à la demande. Un vrai plus qui apporte une touche plus premium que dans beaucoup d'autres salons accessibles avec le Priority Pass.




Pour compléter l'offre de boissons, le salon met également à disposition une machine à café ainsi qu'un distributeur de sodas en libre-service.

Côté restauration, on retrouve l'incontournable bar à salades, accompagné de plusieurs plats chauds et de différentes spécialités asiatiques. Malheureusement, la sélection ne donne pas vraiment envie.
La partie desserts est, elle aussi, assez limitée. On y trouve principalement de la pastèque fraîche ainsi que quelques petites tartelettes. Si le choix est plutôt restreint, ces dernières se révéleront en revanche très bonnes.





Nous commençons par nous installer avec un petit verre de vin blanc. Malheureusement, je ne me souviens plus des différentes références proposées et je n'ai pensé à prendre de photo des vins. Quoi qu'il en soit, le vin se révélera très agréable et accompagnera parfaitement le début de notre passage au salon.
Nous composons ensuite une belle salade au bar à salades, avec plusieurs ingrédients frais. Une assiette simple mais efficace, surtout après les nombreux repas parfois copieux dégustés tout au long de notre voyage.


Je fais ensuite un passage au bar pour demander un Spritz. Bien qu'il ne figure pas sur la carte des cocktails proposés, la barmaid accepte de me le préparer sans hésiter.

Je fais un rapide passage par les toilettes. Elles sont spacieuses, parfaitement propres et bien entretenues. Des produits Rituals sont également mis à disposition des voyageurs








Un détail original attire également mon attention, un robot autonome circule régulièrement dans le lounge. Il se déplace discrètement entre les tables et assiste le personnel dans différentes tâches logistiques. Il est utilisé aussi bien pour transporter la vaisselle sale ou propre que pour acheminer les plats vers le buffet. C'est à la fois efficace et plutôt amusant à observer.


L'heure du départ approche et il est déjà temps de quitter le Kyra Lounge pour rejoindre notre porte d'embarquement.
Comme souvent depuis le début du voyage, j'accompagne mon amie pour sa traditionnelle dernière cigarette avant le vol. Un espace fumeurs est aménagé à l'extérieur du terminal et je me dis que j'en profiterai pour prendre un peu l'air en l'attendant.
L'idée s'envolera toutefois très vite. L'espace est minuscule, entouré de quatre murs et, entre la chaleur et la fumée de plusieurs fumeurs réunis au même endroit, l'air y est rapidement irrespirable. Je rebrousse donc chemin après quelques instants et préfère l'attendre juste devant l'entrée de la zone fumeurs, où l'atmosphère est nettement plus agréable.
Une fois cette dernière pause terminée, il ne nous reste plus qu'à rejoindre notre porte d'embarquement.

Une fois devant la porte, nous constatons que l'embarquement vient tout juste de commencer. Grâce à notre accès SkyPriority, nous pouvons emprunter la file prioritaire et embarquer presque immédiatement, sans avoir à patienter avec le reste des passagers.



Instant PlayStation puis porte,


Notre oiseau du jour est un Airbus A350-900 immatriculé F-HUVJ. L'appareil est encore très jeune puisqu'il est âgé d'à peine deux ans. Il est configuré en trois classes, avec 48 sièges Business en configuration 1-2-1, 32 sièges Premium Economy en 2-4-2 et 212 sièges Economy en 3-3-3.
Nous sommes accueillis chaleureusement par l'équipage. Nous traversons la cabine Business, dont les sièges donnent toujours envie de s'y installer, avant d'arriver dans notre cabine Premium Economy.
C'est également l'occasion pour moi de découvrir la nouvelle cabine long-courrier d'Air France, après avoir voyagé à l'aller à bord d'un Boeing 787 équipé de l'ancienne génération de sièges.


Mon siège sera le 17E, situé au centre de la cabine. Dès l'installation, la différence avec la classe économique se fait immédiatement sentir, le pas est tout à fait confortable et permet d'étendre facilement les jambes. Un repose-pieds est également à disposition. Le siège offre un bon maintien, avec une assise plus large. Les premières impressions sont donc très positives et laissent présager un voyage nettement plus confortable que sur notre vol aller.




Dans l'accoudoir gauche se trouvent plusieurs équipements : une bouteille d'eau, le casque audio – déjà branché et qu'il est impossible de déconnecter, ainsi que la télécommande de l'IFE. Celle-ci permet de naviguer dans le système de divertissement, mais aussi d'actionner l'appel de l'équipage et la lumière individuelle.
Comme sur le vol aller à bord du Boeing 787, je retrouverai un petit défaut de conception. Les boutons étant intégrés dans l'accoudoir, il est très facile de les actionner par inadvertance. Je me surprendrai d'ailleurs à plusieurs reprises à allumer le plafonnier ou à appeler une hôtesse sans le vouloir. Un détail un peu agaçant, surtout sur un vol de nuit où l'on cherche plutôt à se faire discret !



Sur notre siège nous attendent également un oreiller et une couverture.


Côté IFE, on retrouve sensiblement la même offre que sur le vol aller. La sélection de films, séries, musiques et jeux est identique, mais on note tout de même quelques améliorations. L'écran bénéficie d'une meilleure qualité d'image et chaque siège dispose désormais d'une prise USB-C.
Autre point positif, le Wi-Fi est cette fois gratuit et illimité pendant toute la durée du vol. Il ne se limite pas à la messagerie, puisqu'il permet également de naviguer librement sur Internet, un vrai plus sur un vol de près de treize heures. La connexion s'est montrée stable durant le trajet et permet de rendre le temps de vol encore plus agréable.
Autre nouveauté sur cet A350, une caméra extérieure est intégrée au système de divertissement. Un petit plus que j'apprécie particulièrement, surtout lorsque l'on est installé au milieu de la cabine et que l'on n'a pas accès au hublot.

Une fois tout le monde installé, le commandant de bord prend la parole. Il nous annonce que l'avion est prêt à partir en avance, mais nous devrons patienter jusqu'à l'heure prévue de départ. La raison est simple, une arrivée trop anticipée à Paris pourrait entraîner des frais importants pour la compagnie, de l'ordre de 40 000 €. Nous resterons donc au parking jusqu'à notre créneau de départ.
À l'heure prévue, nous repoussons finalement de notre poste de stationnement et entamons le roulage. Pendant ce temps, la vidéo des consignes de sécurité est lancée, ou du moins essaie de l'être !
Une première tentative est interrompue faute de son. La deuxième démarre avec le son, mais l'image disparaît au bout de quelques instants. Il faudra finalement une troisième tentative pour que tout fonctionne correctement.


Nous nous alignons sur la piste, quelques secondes plus tard nous décollons.


Rapidement après le décollage, l'équipage commence le service en distribuant à chaque passager un kit de confort ainsi qu'une serviette rafraîchissante.


Le dîner est ensuite servi. Je choisis l'option bœuf ; malheureusement, je ne me souviens plus de la seconde proposition. Le plateau est complet et cette fois-ci, bonne surprise, les couverts sont de nouveau en métal, un détail que j'avais regretté sur le vol aller où Air France utilisait des couverts en bois.
Seul petit bémol, le fromage proposé est un néo-zélandais. Un choix assez surprenant, on aurait pu s'attendre à un fromage français, d'autant plus sur un vol au départ de Hong Kong.
Au niveau du goût, le repas se révèle légèrement meilleur que celui du vol aller entre Paris et Pékin. Les saveurs sont un peu plus convaincantes. Cela reste toutefois un repas assez classique, qui remplit parfaitement son rôle sans être particulièrement mémorable.



Après le dîner, il faudra faire preuve d'un peu de patience. Plus d'une heure s'écoulera avant que l'équipage ne vienne enfin débarrasser les plateaux.
J'en profite alors pour me rendre aux toilettes. Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée, puisqu'une file d'attente s'est déjà formée. Il faut dire que les passagers de Premium Eco et de la classe éco ne disposent que de quatre toilettes, ce qui rallonge inévitablement l'attente sur un vol de cette durée.
Une des rangées de sièges est d'ailleurs complètement bloquée. Je n'ai pas vraiment compris la raison.
Après quelques minutes, vient enfin mon tour. Les toilettes sont propres et bien entretenues. Rien de particulier à signaler, elles remplissent parfaitement leur rôle.




Une fois de retour à mon siège, je m'installe confortablement et m'endors rapidement. Je ne me réveillerai qu'au moment du petit déjeuner, après avoir dormi la plus grande partie du vol. Une excellente nuit, rendue possible grâce au confort du siège. Entre sa bonne inclinaison, le repose-jambes et le repose-pieds, la Premium Eco offre un vrai plus sur un vol de nuit par rapport à l'éco.
Peu avant le début de la descente, l'équipage procède au service du petit-déjeuner. Cette fois-ci, il est présenté sur un véritable plateau, contrairement au vol aller où nous avions simplement reçu une boîte contenant quelques snacks.
Au menu, un croissant, malheureusement un peu trop sec, un petit pain qui, en revanche, se révèle très bon accompagné de beurre, ainsi que des céréales. La présentation est plus soignée que sur le vol aller, ce qui est appréciable.
En revanche, étant installé en Premium Eco, j'espérais une prestation un peu plus élaborée. Le petit-déjeuner est correct et fait le travail, mais il manque ce petit supplément qui permettrait de réellement différencier cette cabine de la classe éco.


Après le petit-déjeuner, l'équipage prépare progressivement la cabine pour l'atterrissage. Les dossiers sont redressés, les tablettes rangées et une dernière vérification est effectuée avant l'approche finale.
Quelques minutes plus tard, nous nous alignons sur la piste 08R de CDG et nous posons en douceur. Après un roulage relativement court, nous rejoignons rapidement notre porte de débarquement.




Nous débarquons rapidement de l'appareil et nous dirigeons sans tarder vers les écrans d'information afin de vérifier la porte de notre correspondance pour Genève. Notre escale étant relativement courte, pas question de traîner. Nous accélérons donc le pas pour rejoindre au plus vite notre prochain vol, en espérant que tout se déroule sans encombre.











